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EDITO Alain BARREAU du 11 septembre 2017 publié le 11/09/2017

Edito

Les ordonnances ne sont pas acceptables

                  Le gouvernement doit renoncer

                                  La régression sociale ne passera pas par FO   

Ne tournons pas autour du pot.

Ne faisons pas de grands discours. Tout a déjà été dit ou presque.

Inutile d’être grand clerc pour apprécier très vite que les projets d’ordonnances MACRON/PHILIPPE/PENICAUD, relatifs à la réforme du Code du Travail, ne sont pas, PAR NATURE, acceptables, car régressifs en droits comme jamais encore, humainement, socialement, professionnellement et syndicalement, même si FO a permis d’éviter le pire du pire.

Cette régression des droits protecteurs des salariés au sein de « l’entreprise », de la « Branche » rappelons-le, a pris sa source en 2008 par l’inique et la scandaleuse « position dite commune sur la représentativité syndicale » signée par le MEDEF, la CGT, la CGPME et la CFDT, reprise allègrement par le gouvernement SARKOZY/FILLON dans une loi tueuse du syndicalisme confédéré, LIBRE et INDEPENDANT, représenté par FORCE OUVRIERE, sous couvert de « rénovation de la démocratie sociale » le 20 août 2008.

Puis se sont succédées méthodiquement et autoritairement, sous gouvernements néolibéraux de droite comme de soi-disant de gauche (HOLLANDE / AYRAULT / VALLS) les lois, toutes aussi tueuses des droits du travail et du syndicalisme confédéré, dites MACRON (6 août 2015 pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques), REBSAMEN (17 août 2015 relative au dialogue social et à l’emploi), EL KHOMRI (8 août 2016 relative au travail, à la modernisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels) … ET maintenant PENICAUD (ordonnances sur la réforme du Code du Travail).

C’est une atomisation sociale programmée, méticuleusement ordonnancée par les néolibéraux et le patronat, avec l’incitation et la bénédiction de la Commission Européenne, mise en œuvre CONTRE LES DROITS DU TRAVAIL, CONTRE LES DROITS SOCIAUX, CONTRE LES DROITS PROTECTEURS DE TOUS LES SALARIES, DES TRAVAILLEURS et leurs familles (ascendants et descendants), CONTRE LES DROITS SYNDICAUX ET DES IRP(*).

Dans ce fracas social et humain sans précédent, où la classe ouvrière n’a pas le moindre soutien humain, social et économique de la classe politique à espérer, le comble de l’histoire est que, lors de ces 3 derniers mois de discussions/concertations/négociations aux résultats désastreux,

la Confédération FORCE OUVRIERE, par le travail militant du Bureau Confédéral FO et de Jean-Claude MAILLY notre Secrétaire Général, a permis néanmoins d’éviter un

« cataclysme social » sans précédent, oserai-je dire éviter un « ouragan social » en référence à la puissance et aux effets destructeurs connus d’un « Irma climatique » …

Ayons conscience que ce que prévoyait, initialement le gouvernement MACRON/PHILIPPE/PENICAUD, entre autre, était la disparition du « niveau de la branche professionnelle », et que le contrat de travail, les droits protecteurs du travail, les droits syndicaux et les droits des élu(e)s du personnel se discutent uniquement au niveau de « L’ENTREPRISE » avec possibilité totale de déroger dans un sens BIEN MOINS FAVORABLE aux droits et normes de niveaux supérieurs (les Conventions Collectives et la Loi).

UN CATACLYSME, un ouragan social et humain je le répète… que le travail syndical confédéral militant FORCE OUVRIERE, notre Bureau Confédéral FO, a permis d’éviter en « tuant » dans « l’œuf gouvernemental » le pire du pire, je le répète encore, même s’il reste, oui, encore des stigmates de nos lignes rouges et lourdes malgré les renoncements gouvernementaux.

Alors me direz-vous : « Certes, mais il en demeure pas moins que ces ordonnances aggravent encore et encore les droits des salariés, les droits des IRP (*), les droits sociaux »…..

Oui… ces ordonnances aggravent encore et encore les droits des salariés et cassent le code du travail et le droit syndical … et ce n’est pas acceptable, ce n’est pas supportable.

C’est pour toutes ces raisons et tant d’autres que le gouvernement doit renoncer le 20 septembre prochain à présenter ces 5 ordonnances de 36 mesures au Conseil des Ministres.

Ce qui est certain, c’est que la régression sociale ne passera pas, sous aucun prétexte, par LA CONFEDERATION GENERALE DU TRAVAIL FORCE OUVRIERE.

Alors me direz-vous : « Pourquoi le 12 septembre prochain, l’UDFO Vienne n’est pas dans la rue ? » La réponse est simple : le 27 juin  2017, il y a 2 mois1/2, au moment où commençaient tout juste les discussions/concertations/négociations sur le projet de réforme du Code du Travail, la Cgt décidait unilatéralement une journée « d’action et de grève » dans « toutes les entreprises et services » le 12 septembre 2017 contre la réforme du Code du Travail. (AFP 27/06/17 à 19h23)

Pardonnez-moi … Ce n’est, ça n’a jamais été, et ça ne sera jamais, la conception de FORCE OUVRIERE, qu’au moment même où s’ouvre de véritables discussions/concertations/négociations, soit  décidé une grève ???...préjugeant en apparence d’un « non résultat » final de la négociation, ou tout du moins, affichant l’absence réelle de volonté d’aboutir sur ses propres revendications syndicales, voir affichant une attitude provocatrice néfaste par nature à la négociation et aux intérêts de la Classe Ouvrière.

FORCE OUVRIERE fait valoir ses positions et ses revendications. FO tente de convaincre de la justesse de ses positions et revendications. FO négocie, concerte, jusqu’à la dernière minute. FO a négocié par le rapport de force militant et revendicateur  jusqu’au 31 août 2017, jusqu’à la présentation publique des projets d’ordonnances gouvernementales par le 1er Ministre et la Ministre du Travail.

FO continue, encore à ce jour, et continuera à faire valoir ses points de désaccords au gouvernement jusqu’à la présentation des projets d’ordonnances au Conseil des Ministres le 20 septembre prochain.

Tout est encore possible jusqu’au 20 septembre prochain, jusqu’à faire renoncer, tout ou partiellement, le gouvernement sur le « paquet » d’ordonnances gouvernementales.

FO continue son travail syndical militant dans le cadre d’un réformisme exigeant et déterminé. Nous devons y croire dans le cadre syndical, libre et indépendant. Sinon, on fait de la politique politicienne au pire ou de l’agitation tout court, intéressée pour le moins, mais tout cela bien éloigné des intérêts individuels et collectifs, matériels et moraux, professionnels et sociaux,  des salariés actifs, demandeurs d’emplois, retraités et des jeunes en devenir.

L’UDFO Vienne s’est appuyée sans cesse sur les décisions et résolutions syndicales du Bureau Confédéral FO, de la Commission Exécutive Confédérale FO, du Comité Confédéral National FO et de ses Instances Syndicales Départementales FO; Seules, les instances statutaires, les syndicats FO et les sections syndicales FO décident, après analyses, débats, des positions et revendications FO.

Le 12 septembre 2017, l’UDFO Vienne, sur la base de la déclaration de la Commission Exécutive Confédérale FO du 4 septembre 2017, n’a pas déposé de préavis de grève départemental et n’appelle pas à manifester dans les rues parce que nous croyons que jusqu’au 18/19/20 septembre prochains, tout est encore possible pour faire entendre syndicalement et socialement au gouvernement, les positions de FO, voir de le faire renoncer totalement ou partiellement à leurs projets d’ordonnances tueuses.

A ce jour, et jusqu’au 20 septembre, la nature et les moyens du combat syndical à continuer de mettre en œuvre est encore celui des idées, des réflexions, des positions, des revendications syndicales, … pas encore par les grèves ou les manifestations.

Si rien ne change côté gouvernemental qui resterait sourd jusqu’au 20 septembre prochain, pire passerait en force brutalement et autoritairement, ALORS OUI, LE COMBAT SYNDICAL SERA D’UNE AUTRE NATURE… ET NOUS AURONS SYNDICALEMENT TOUTE LA LEGITIMITE POUR COMBATTRE FRONTALEMENT UN GOUVERNEMENT DICTATORIAL, ANTI SOCIAL et ANTI SYNDICAL.

Le gouvernement qui resterait sourd à nos revendications et nos points de désaccords profonds jusqu’au 20 septembre et au lendemain , ne devra pas et ne pourra pas, ne pourra plus, imposer péremptoirement ses leçons de morale et ses menaces à l’égard de FORCE OUVRIERE qui aura fait, jusqu’à la dernière seconde et après, la démonstration d’un syndicalisme revendicatif, constructif, pragmatique, responsable, argumenté, cohérent qui aurait dû forcer l’écoute, le respect, et la prise en compte du gouvernement et du patronat.

Jusqu’au 20 septembre 2017 le gouvernement peut et doit renoncer à ses projets d’ordonnances destructeurs du Code du Travail, des droits des travailleurs et des droits syndicaux et des IRP(*).

Après il sera trop tard pour lui et « tout commencera » pour la Classe Ouvrière, pour Force Ouvrière et le Syndicalisme militant libre et indépendant.

Le CCN de FO, des 28 et 29 septembre prochains à Paris, devra en tirer toutes les conséquences à l’égard du gouvernement et du patronat si telle  est la situation.

                                                                                                               

     C’est dit !

           

                              Alain BARREAU

(*)IRP : Instances Représentatives du Personnel