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Chômeurs

Chômeur ? …un salarié à part entière qui mérite attention et solidarité.

En situation de demandeur d’emploi, le salarié a droit à l’indemnisation du régime d’assurance chômage fondé sur la solidarité. Ce droit s’appuie sur un principe simple : « un jour cotisé égale un jour indemnisé ».

FO Vienne vous accompagne lors de cette période délicate entre la rupture de votre contrat de travail et le dépôt de votre dossier auprès de Pôle Emploi. Votre solde de tout compte doit être strictement vérifié et reflété l’ensemble de vos droits. Votre attestation d’assurance chômage doit être remplie, datée, signée par l’employeur et munie du tampon de l’entreprise. Votre certificat de travail doit être conforme. Contactez nous !

Les allocations chômage

L’allocation chômage doit s’élever à 28,58 euros par jour au minimum, mais ne peut dépasser 75% du salaire journalier de référence (salaire des douze mois qui ont précédé la rupture du contrat de travail). Vous trouverez tous les détails dans le tableau « Allocations chômage » ci-dessous.

Les nouvelles règles d'indemnisation

Le principe c’est qu’un jour cotisé égale un jour indemnisé.

1.    La période de référence. C’est la période pendant laquelle on regarde si le demandeur d’emploi a travaillé, donc cotisé. Pour les moins de 50 ans, ce sont les 28 derniers mois à compter de la rupture du contrat de travail. Pour les plus de 50 ans, ce ne sont pas 28 mois mais 36.

2.    La durée maximale de cotisation. Pour être indemnisé, il faut avoir travaillé au minimum 4 mois, soit 122 jours dans la période de référence.

3.    Les durées maximales d’indemnisation. Pour les moins de 50 ans, la durée maximale est de 24 mois. Pour les 50 ans et plus, cette durée est de 36 mois.

Exemple : un salarié qui a travaillé 4 mois dans les 28 derniers mois (il a moins de 50 ans) aura droit à 4 mois d’indemnisation. S’il avait travaillé 7 mois, il aurait eu droit à 7 mois d’indemnisation.

Autre exemple : un salarié de plus de 50 ans qui a travaillé 27 mois aura droit à 27 mois d’indemnisation, s’il avait travaillé 46 mois il aurait eu droit à 36 mois, soit le plafond.

Ces règles s’appliquent à compter du 1er avril 2009 pour les procédures de licenciements individuels ou collectifs engagées à compter de cette date. Si la procédure a été engagée avant, ce sont les anciennes règles qui s’appliquent.

Insertion professionnelle chaotique des jeunes dans l’emploi (28/08/2017)

Le chômage des jeunes recule légèrement selon les derniers chiffres de la DARES en date d’avril 2017. La baisse du nombre d’inscrits en catégorie A y est en effet surtout remarquable chez les moins de 25 ans : -1,2 % sur le mois (et -6,3 % sur l’année). Cette baisse marginale ne fait pas oublier qu’en France, le taux de chômage des jeunes est l’un des plus élevés d’Europe —il a été multiplié par 4 en 40 ans— et que les jeunes souffrent plus que les autres classes d’âge du sous-emploi (il s’agit surtout de temps partiel subi). Dans le même temps, les débuts de carrière des jeunes entrants sur le marché de l’emploi sont très fragmentés, l’insertion professionnelle s’est dégradée. Sur les 7 premières années de vie active, les non diplômés ont, par exemple, passé 28 % de leur temps au chômage !

C’est dans ce contexte qu’a été ouverte en septembre 2016 une concertation sur l’insertion des jeunes dans l’emploi, clôturée en décembre 2016. L’objectif était d’établir un diagnostic des difficultés rencontrées par les jeunes dans l’accès à l’emploi.

Force ouvrière s’est engagée dans la concertation. Concertation qui a ressemblé à un coup d’épée dans l’eau pour le Ministère : en dehors du rapport final, aucun document d’orientation n’a été établi, et conformément à ce que souhaitait la partie employeur, aucune négociation nationale interprofessionnelle n’a été ouverte sur le sujet…
Le rapport daté du 24 janvier, préparé par France Stratégie et la DARES (« L’insertion professionnelle des jeunes ») , dresse l’état des lieux d’une insertion détériorée des jeunes dans l’emploi et un bilan des dispositifs favorisant l’insertion professionnelle des jeunes. Le rapport intègre dans une grande partie les remarques que nous avons portées en séance, et souligne l’insertion précarisée et chaotique des jeunes dans l’emploi : surexposition au chômage, trajectoires d’insertion de plus en plus marquées par le chômage pour les moins diplômés et insertion dans l’emploi qui se fait de plus en plus en contrats courts.

Par ailleurs, le rapport illustre clairement que certains dispositifs d’insertion professionnelle dans l’emploi, et notamment certains contrats aidés, ont fait leurs preuves et doivent être soutenus notamment en période de crise...

D’autres chantiers devraient s’ouvrir. Dans son programme, le président nouvellement élu prévoit de mettre l’accent sur l’apprentissage et sur les jeunes pas ou peu qualifiés. FO s’attellera notamment à défendre, pour tous les jeunes, les clés d’une insertion durable dans l’emploi : réaffirmation du CDI comme norme dans l’embauche de tous les salariés ; faire de l’emploi de qualité un déterminant transversal des politiques industrielles et de l’emploi ; déconditionner le RSA dont l’accès est aujourd’hui familialisé ; poursuivre les contrats aidés, nécessaires en temps de crise ; demander une valorisation des stages, du statut du maître de stage et de la rémunération des apprentis.

Nous avons, notamment, mis l’accent sur :

La méthode de l’accompagnement individuel renforcé, issue des ANI Jeunes de 2011 que FO avait signés. Elle s’est soldée par un taux de 67 % d’accès à l’emploi (supérieur de 5 à 10 points par rapport à des dispositifs comparables) et un taux de 45 % de retour à l’emploi.
Les emplois d’avenir dont ont bénéficié 60 000 jeunes en 2015. Les trois quarts d’entre eux ont obtenu une formation, la moitié une formation certifiante, un an après l’entrée en vigueur du dispositif. Parce qu’il s’agit d’un dispositif ciblé, d’une durée longue avec un accent fort sur la formation, nous souhaitons leur plein déploiement pour l’année 2017.
La Garantie Jeunes qui a touché son public-cible, avec plus de 80 000 jeunes entrés dans le dispositif, faisant passer la proportion de jeunes bénéficiaires en emploi durable de 9,1 points de pourcentage, par rapport à ce qu’elle aurait été sans la Garantie Jeunes. Pour FO, ces chiffres vont dans le bon sens. Nous avions toujours soutenu le dispositif de la garantie jeunes sur tout le territoire national, avec un financement pérenne et une mise en œuvre d’abord par les missions locales
Pendant la concertation, Force Ouvrière a rappelé que les contrats aidés étaient indispensables et devaient être d’une durée suffisamment longue pour que le salarié puisse se stabiliser dans sa vie personnelle et construire son parcours professionnel, notamment via l’obtention d’une qualification.