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Santé

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EHPAD

Personnes âgées : la feuille de route de Mme Buzyn ne répond pas aux revendications ! publié le 01/06/2018

La ministre de la santé vient d’annoncer plusieurs mesures pour les Ehpad et le maintien à domicile qui, pour certaines, débuteront à partir de l’année prochaine.

Ces annonces, interviennent quelques jours après la publication de deux circulaires budgétaires 2018, mettant en œuvre le « plan Ondam II ». L’une prive le secteur médico-social de 100 millions d’euros mis en réserve, l’autre réalise 960 millions d’euros d’économies sur les hôpitaux. Par ailleurs, dans un document rendu public par FO, le ministère de la santé prépare 1,2 milliard de réduction de la masse salariale d’ici la fin du quinquennat.

Ces dispositions sont prises pour réduire les dépenses d’assurance maladie et accompagner la Stratégie de Transformation du système de santé, qui est une véritable réforme systémique, visant à poursuivre les fermetures de lits, de services et d’hôpitaux, au travers des GHT, dans lesquels pourraient être intégrés les établissements médico-sociaux.

Dans ce contexte, pour les Ehpad, nous réaffirmons que les annonces de la ministre ne répondent pas aux revendications légitimes réaffirmées massivement lors de la grève et la mobilisation du 30 janvier et du 15 mars, à savoir :

- l’application d’un ratio d’un agent pour un résident ;
- l’abrogation des dispositions législatives relatives à la réforme de la tarification des Ehpad ;
- l’arrêt des baisses de dotations induites par la convergence tarifaire ;
- le maintien et l’augmentation des effectifs, y compris les contrats aidés ;
- l’amélioration des rémunérations, des perspectives professionnelles et de carrières, dans le cadre du Statut et des Conventions Collectives Nationales.

En effet, les 143 millions d’euros qui s’ajoutent aux 217 prévus, soit au total 360 millions, ne seront disponibles que pour la période 2019/2021. Dans l’immédiat, à la veille des congés d’été, rien n’est prévu pour renforcer les effectifs et réintégrer les milliers de contrats aidés supprimés !

Ces 360 millions étalés sur 3 ans, soit une moyenne de 120 millions par an correspondent à l’équivalent de 3 000 postes à répartir sur 7 573 Ehpad. Pour respecter les engagements du plan solidarité grand âge, soit un agent pour un résident, il faudrait 200 000 salariés supplémentaires.

Cette somme de 120 millions par an, répartie sur tous les Ehpad correspondrait à une dotation supplémentaire de 44 euros par jour !

La ministre a également annoncé une astreinte d’infirmière de nuit mutualisée entre plusieurs Ehpad. Sa proposition ne répond pas à la problématique de ces établissements dont la nécessité est la création de postes d’IDE et d’AS nécessaires de jour, comme de nuit, pour enfin prodiguer des soins et un accompagnement aux résidents.

Comment peut-on réellement améliorer la qualité de vie au travail des salariés et de la prise en charge des résidents, si on ne renforce pas significativement les effectifs ?

L’extension la télémédecine, est-elle une réponse adaptée aux personnes âgées qui n’auront plus accès à une vraie consultation ?

Le gouvernement doit revaloriser les salaires pour rendre plus attractifs les métiers du secteur afin d’augmenter le nombre de candidats aux concours d’entrée dans les instituts de formation qui connaissent une baisse du nombre d’inscrits.

Pour contraindre le gouvernement à répondre aux revendications des personnels des Ehpad, la Fédération FO de services publics et de santé considère, avec la confédération Force Ouvrière que la perspective d’une mobilisation interprofessionnelle est aujourd’hui nécessaire, y compris par la grève. (Résolution générale du 24e congrès de Force Ouvrière, 23-27 avril 2018). C’est ce que nous proposerons à la conférence de presse du 1er juin.

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Hôpital Public

Urgence aux urgences publié le 23/05/2018

Pour FO, la crise des urgences est la conséquence directe de la destruction à l’œuvre de l’ensemble de l’hôpital public.

Le drame du Samu de Strasbourg, révélé récemment, émeut l’opinion et les personnels de santé. Une enquête judiciaire est en cours sur le décès, en décembre dernier, d’une jeune femme rejetée des services d’urgences. La ministre de la Santé Agnès Buzyn a confié une enquête administrative à l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) et elle attend des propositions des organisations de médecins urgentistes d’ici au 1er juillet. Aucun moyens humains ou budgétaires supplémentaires pour les urgences n’ont été pour l’instant annoncés par l’exécutif.

Manque de moyens humains et financiers
Pas un mois ne se passe sans qu’un drame évitable survienne dans un service d’urgences en France, écrivait le Syndicat national des médecins hospitaliers FO (SNMH FO) le 8 avril. La crise des urgences est la conséquence directe de la destruction de l’ensemble de l’hôpital et du système de santé. Le 11 avril, à l’appel des syndicats FO et CFTC des urgences du CHU de Strasbourg, environ 200 militants FO, venus de 40 hôpitaux du pays, se rassemblaient devant le ministère de la Santé. Objectif : alerter sur des services d’urgences saturés et revendiquer des moyens.

Les médecins hospitaliers FO demandent, avec les personnels non médicaux, les moyens de fonctionner et de remplir leurs missions. C’est-à-dire de soigner les malades, pas de rembourser une dette artificielle. Une réflexion plus que jamais d’actualité, mais loin d’être nouvelle. Déjà, en 2014, dans un livre intitulé Il faut sauver le service public, FO dressait un constat alarmiste et insistait sur la nécessité de redonner aux urgences leur efficacité et leurs moyens d’intervention, avec notamment l’embauche de personnels pour permettre aux médecins d’exercer leur vraie tâche : soigner.

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Médecine

Hôpital public : 1 200 médecins tirent la sonnette d’alarme publié le 20/03/2018

Le 20 mars, des représentants de 1 200 médecins hospitaliers signataires d’une lettre ouverte adressée à la ministre de la Santé se sont rassemblés devant le ministère. Ces praticiens, parmi lesquels des militants et adhérents FO, rappellent l’urgence à ouvrir une discussion sur la pénurie médicale, les fermetures de lits et de services, le financement et le management à l’hôpital.

Une délégation représentant 1 200 médecins hospitaliers signataires d’une lettre ouverte adressée en septembre à la ministre de la Santé a de nouveau alerté mardi 20 mars sur la dégradation du service public hospitalier qui entrave les missions des praticiens hospitaliers auprès de leurs patients.

Pénurie médicale organisée
Ces médecins, dont l’initiative est soutenue par le Syndicat national des médecins hospitaliers FO (SNMH-FO) et cinq autres organisations, demandent depuis plusieurs mois à rencontrer Agnès Buzyn. Sans réponse de sa part, ils se sont rassemblés le 20 mars sous les fenêtres du ministère de la Santé pour montrer leur détermination à obtenir l’ouverture de discussions sur la pénurie médicale organisée de longue date.

Ils revendiquent notamment la suspension des fermetures de lits, de services et d’hôpitaux, le rééquilibrage des pouvoirs à l’intérieur de l’hôpital et un financement de l’hôpital public fondé sur les principes de la Sécurité sociale, rompant avec les enveloppes contraintes.

Les mécontentements s’exprimeront le 22 mars
La situation est insupportable, le gouvernement reste sourd aux demandes des médecins hospitaliers tout comme il n’entend pas celles des personnels des Ehpad, a indiqué Yves Kottelat, secrétaire général de la fédération des services publics et de santé (SPS-FO), présent au rassemblement aux côtés du SNMH-FO. Les mécontentements s’exprimeront le 22 mars, lors de la journée de mobilisation de la Fonction publique,a-t-il ajouté.

Une délégation a été reçue par deux représentants de l’administration. Les médecins ont rappelé l’urgence à ouvrir une discussion sur la pénurie médicale, les fermetures de lits et de services, le financement et le management à l’hôpital. Ils restent dans l’attente d’une réponse à leur demande de rendez-vous avec la ministre de la Santé.

Les praticiens hospitaliers présents devant le ministère ont témoigné de situations très difficiles au sein de leurs établissements.

Fermetures de lits
Olivier Varnet, secrétaire général du SNMH-FO et neurologue à l’hôpital de Gonesse, a indiqué que dix des trente lits de neurologie de son établissement ont dû être fermés en janvier et février, faute d’effectifs suffisants.

Hervé Pichon, chirurgien orthopédiste au centre hospitalier de Voiron (Isère), a lui aussi pointé le manque de personnel dans l’hôpital où il exerce. Un phénomène qui touche autant les secrétaires médicales que les aides-soignantes, les infirmières ou les médecins, a-t-il précisé.

Défaillance institutionnelle
Véronique Payen, médecin aux urgences dans le même établissement, a témoigné de conditions de travail difficiles et de retards dans les prises en charges de patients. Tous les jours, on craint la catastrophe, a-t-elle déploré,le nombre de passages aux urgences a doublé en dix ans, mais le personnel n’a pas évolué en nombre. On est face à une défaillance institutionnelle.

Bruno Caron, médecin psychiatre à l’hôpital de Saint-Egrève (Isère), a fait état d’un délai d’attente d’un an pour obtenir une place dans le service de pédopsychiatrie, et de l’absence d’un médecin titulaire dans le service qui prend en charge les adolescents.

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Infirmier

Ordre infirmier : Six syndicats ruent dans les brancards publié le 14/06/2017


FO et cinq autres syndicats, opposés à l’inscription automatique des infirmier(e)s à l’Ordre infirmier, demandent à la nouvelle ministre de la Santé d’abroger l’instance ordinale.

FO, la CGT, la CFTC, SUD, l’UNSA et la FSU poursuivent leur combat contre l’Ordre national infirmier. Les six syndicats demandent à la ministre de la santé Agnès Buzin d’abroger par une loi l’Ordre infirmier, une instance qu’ils jugent illégitime pour les infirmiers salariés.

Contre l’inscription automatique des infirmiers
Ils s’opposent à l’inscription automatique des infirmier(e)s à l’Ordre national infirmier, une disposition qui figure dans la loi HPST de 2009.

Alors que le décret qui permettant sa mise en œuvre n’est toujours pas sorti, l’Ordre infirmier a saisi en mars le Conseil d’État en référé pour demander sa publication.

Les syndicats ont prévenu qu’ils saisiraient à leur tour le Conseil d’État si le décret était publié.

Payer pour avoir le droit de travailler ?
Car selon eux, l’inscription automatique à l’Ordre infirmier n’a d’autre intérêt que de permettre à l’ordre infirmier de contraindre l’immense majorité des infirmiers récalcitrants […] de payer pour avoir le droit de travailler.

Voulue par une partie du milieu libéral, la mise en place d’un Ordre pour les infirmières et infirmiers est très critiqué à l’hôpital public depuis sa création en 2006

Une profession encadrée par un diplôme d’État
Le diplôme d’État ne suffirait plus pour travailler, c’est principalement cela que l’on conteste sans relâche depuis plus de dix ans, indique Didier Birig, secrétaire fédéral à la Fédération des services publics et de santé FO (SPS-FO).

Aujourd’hui, certains agents ne sont pas embauchés dans la fonction publique s’il ne présentent pas leur récépissé d’inscription à l’Ordre, des pressions s’exercent pendant les formations, c’est inadmissible, estime-t-il ;

Pour FO, il n’est pas nécessaire d’appliquer aux infirmières et infirmiers une obligation supplémentaire, alors qu’il existe déjà des garanties d’encadrement de la profession.

Aucun besoin d’une nouvelle instance disciplinaire
Ils doivent être titulaires de diplômes d’État pour exercer de leur métier. Les infirmiers salariés disposent en outre dans la fonction publique d’instances disciplinaires, comme les commissions paritaires administratives, et il n’existe pas de besoin d’une nouvelle instance en matière disciplinaire, estime le syndicat.

Sur les 600 000 infirmières et infirmiers français (secteur libéral et public confondus) plus de 400 000 professionnels ne sont pas inscrits à l’ordre infirmier. S’il fallait une preuve du rejet massif de l’Ordre, elle se situe là, commente Didier Birig.

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Pharmacie

Échec des négociations salariales en pharmacie d’officine publié le 12/05/2017

Communiqué de la Fédération FO des métiers de la Pharmacie, des LBM, du Cuir et de l’Habillement

Une fois encore, la commission paritaire du 11 mai 2017 a vu un nouvel échec de la négociation salariale pour l’année 2017.

A nouveau, les chambres patronales ont évoqué la négociation de la nouvelle convention pharmaceutique avec l’assurance-maladie et le manque de visibilité économique pour les mois à venir. Il serait ainsi impossible, dans ces conditions, de faire peser sur l’économie de l’officine de nouvelles charges…

Par conséquent, la valeur du point n’évoluera pas en 2017, les salariés jouant le rôle de variable d’ajustement.

La Fédération FO des métiers de la Pharmacie, des LBM, du Cuir et de l’Habillement dénonce vivement cette attitude qui consiste à faire peser sur les salariés le poids des difficultés économiques du secteur.

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Privée

Santé privée : la grogne monte publié le 15/12/2016


Les 14 et 15 décembre, les salariés du secteur non-lucratif de la santé privée étaient mobilisés pour l’augmentation de leurs salaires, la défense de leurs conventions collectives, l’arrêt de la dégradation des conditions de travail et d’accueil des usagers.
Ils travaillent dans les secteurs sanitaire, social et médico-social à but non lucratif, notamment dans des maisons de retraite, des établissements hospitaliers privés ou des associations d’insertion pour les personnes handicapées, et ils ont décidé d’exprimer leur ras-le-bol.

Des personnels au bout du rouleau
Mercredi 14 et jeudi 15 décembre, les salariés des établissements et des associations de la santé privée à but non lucratif étaient dans l’action à l’appel de leurs fédérations FO, CGT et SUD. Débats, assemblées générales de personnels, rassemblements, débrayages, dépôt de revendications auprès des élus locaux : la mobilisation a pris différentes formes localement pour exprimer les revendications de personnels au bout du rouleau.
A Paris, une distribution de tracts a eu lieu le 14 décembre porte Maillot, devant le lieu où se tenait l’assemblée générale de la FEHAP (Fédération des établissements hospitaliers et d’aide à la personne), l’organisation patronale notamment représentative dans les établissements pour personnes âgées et dépendantes, et dont les salariés sont couverts par la convention collective nationale 51.

Des salaires gelés depuis 2010
Dans ce secteur la valeur du point est bloquée depuis décembre 2010, soit depuis plus de six ans, s’indigne Catherine Rochard, responsable de la Santé privée au sein de la fédération des Services publics et de santé FO (SPS-FO). Conséquence : une perte de pouvoir d’achat et une forte augmentation de la précarité chez les salariés.
Outre l’augmentation des salaires, les organisations syndicales FO, CGT et SUD revendiquent une amélioration des classifications et des conditions de travail, le maintien de diplômes nationaux, ainsi que la mise en place de politiques de santé à la hauteur des besoins de la population.
Les revendications sont similaires dans le secteur professionnel couvert par la convention collective nationale dite « 66 », qui s’applique aux salariés travaillant dans les établissements et services pour personnes inadaptées et handicapées.
Au total, environ 500 000 salariés sont concernés par ces revendications dans ces secteurs professionnels.

Une mobilisation qui s’inscrit dans un mouvement plus large
Leur mobilisation s’inscrit dans un mouvement plus large, qui inclut l’ensemble des secteurs de la santé, public et privé, et dont le point d’orgue a été jusqu’ici une journée de grève nationale et de manifestations le 8 novembre 2016. Cette semaine, les fédérations syndicales FO, CGT et SUD de la Santé et de l’Action sociale doivent se réunir pour décider d’une date pour une nouvelle mobilisation nationale au mois de mars.
Dans l’intervalle, les salariés du secteur de la Santé privée à but non lucratif seront de nouveau dans l’action au cours de la deuxième quinzaine de janvier et début février, au moment où se tiendront des négociations dans les branches couvertes par les conventions collectives du 31 octobre 1951 et de celle du 16 mars 1966.
Une pétition sera notamment remise à la fédération FEHAP. Elle a d’ores et déjà recueilli 30 000 signatures parmi les 300 000 salariés de la branche.

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Médecine du travail

La visite médicale en prend pour 5 ans publié le 25/11/2016

Force Ouvrière, membre du Conseil d’Orientation des Conditions de Travail doit se prononcer jeudi 1er décembre sur le projet de décret relatif à la modernisation de la médecine du travail (décret en application de la loi n°2016-1088 du 8 août 2016).
Sans surprise, Force Ouvrière votera contre ce projet qui favorise et justifie le démantèlement de la médecine du travail. La pénurie des médecins du travail ne saurait justifier cette réforme dangereuse et nocive pour les travailleurs.
Le projet prévoit notamment la suppression de la visite d’embauche pour tous, réalisée par un médecin du travail au profit d’une simple « visite d’information et de prévention » réalisée par un professionnel de santé. Visite dont la périodicité est fixée à 5 ans. Périodicité qui ne permettra pas la détection de risques émergents et qui ne favorisera pas une relation de confiance entre le travailleur et le service de santé au travail.
Force Ouvrière dénonce également le sort des travailleurs de nuit dont la visite semestrielle avec le médecin du travail s’est métamorphosée en « visite d’information et de prévention » tous les 3 ans. Nous condamnons fermement cette décision à l’heure où les horaires atypiques se multiplient ainsi que les études scientifiques prouvant leur nocivité sur l’état de santé des travailleurs (augmentation de certains types de cancers, risque élevé de diabètes, d’AVC…).
Ce projet de décret constitue un recul majeur dans la surveillance de la population salariée dans sa globalité et dans la prévention des risques professionnels.
Force Ouvrière continue donc de revendiquer un suivi médical régulier pour tous les travailleurs et non pas seulement pour une partie d’entre eux.
Dans une période d’affaiblissement des CHSCT, de pénurie des médecins du travail, d’explosion des maladies psychiques en lien avec le travail telles que le burn-out, Force Ouvrière ne peut se contenter d’une réforme palliative et régressive.
Nous demandons d’urgence les soins intensifs au chevet de la Médecine du travail pour une réforme ambitieuse.

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Orthophonistes

Grève des orthophonistes : le gouvernement entendra-t-il les revendications ? publié le 08/02/2016

Les orthophonistes salariés demandent une reconnaissance de leurs compétences et de leur niveau de qualification.

Depuis plus de deux ans, les orthophonistes demandent au gouvernement une revalorisation des salaires à la hauteur de leur qualification. Le 4 février, à l’appel de FO et de la plupart de leurs syndicats, les spécialistes des troubles de la communication, salariés et libéraux, étaient mobilisés un peu partout en France. Une délégation syndicale a été reçue au ministère de la Santé à Paris.
Des salaires trop bas
La durée de leurs études (quatre ans depuis 1986) a été rallongée d’une année en 2013. Leur rémunération, elle, stagne à un niveau très bas avec des salaires équivalents à un bac+2. « Un orthophoniste salarié en début de carrière ne touche que 1 375 euros par mois, ce n’est absolument pas en rapport avec ses responsabilités », indique Christine Arcay (FO).

Conséquence, la profession n’attire plus et il faut parfois attendre plusieurs mois pour obtenir un rendez-vous. Cela peut s’avérer dramatique, par exemple en cas d’AVC où la récupération dépend d’une prise en charge rapide. La chute importante des effectifs à l’hôpital, alliée à une pyramide des âges vieillissante, met en danger la profession et la formation. Aujourd’hui, moins de 20 % des 23 500 orthophonistes sont salariés, dont 1 760 professionnels à l’hôpital public et 2 750 dans des établissements ou centres de santé privés.

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Sanitaire et Médico-social

Les personnels hospitaliers et les travailleurs sociaux descendent dans la rue publié le 01/07/2015

Casse sociale : Les salariés de la santé, du social et du médico-social dénoncent les politiques d’austérité à l’œuvre dans leurs secteurs professionnels.

En province, plus de 80 manifestations ont eu lieu, devant les Agences régionales de santé et les préfectures, où des délégations syndicales ont été reçues. À Paris, les personnels hospitaliers et les travailleurs sociaux ont manifesté jusqu’au ministère de la Santé. Les personnels de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, en conflit sur la refonte des 35 heures, étaient en nombre dans le cortège. Reçus au ministère, les représentants syndicaux ont exposé leurs doléances et leurs revendications. « Le plan social le plus important en France, c’est celui qui touche les hôpitaux. Vingt-deux mille suppressions de postes sont prévues entre 2015 et 2017, indique Denis Basset, secrétaire fédéral FO. Le pacte de responsabilité impose 3 milliards d’euros d’économies à l’hôpital public, dont 763 millions cette année. Ces restrictions budgétaires se traduisent par des milliers de suppressions d’emplois. »

« Les salariés des établissements médico-sociaux et sociaux ne sont pas épargnés par les baisses de moyens humains et financiers », renchérit Pascal Corbeix, Secrétaire général de la Fédération FO de l’Action sociale.

Contrer les destructions d’effectifs
Le projet de loi Santé est aussi dans le collimateur de FO, qui demande son retrait. « Nous sommes particulièrement opposés aux groupements hospitaliers, qui vont accélérer les destructions d’effectifs et entraîner une désertification médicale accrue », expose Denis Basset. FO Santé revendique l’arrêt des fermetures de lits et de services, ainsi que l’embauche d’effectifs qualifiés en adéquation avec les besoins de la population. 

Focus : Les travailleurs sociaux contre la casse de leurs métiers
Ils sont éducateurs spécialisés, assistants sociaux, conseillers en économie sociale et familiale ou encore aides à domicile ou auxiliaires de vie scolaire. Les travailleurs sociaux étaient en grève aux côtés des personnels des hôpitaux publics le 25 juin, pour défendre la spécificité de leurs activités respectives. Ils craignent une remise en cause de leurs métiers, avec un projet de diplôme unique, et redoutent par ricochet la casse de leur convention collective. Ils revendiquent aussi des hausses de salaire.

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