Les actualités de l’Union départementale FO Vienne


L'agenda FO Vienne

Consultez tous les évènements


Fonction publique

Voir les archives de la branche Fonction publique

d'Etat

Fonction publique : un nouveau gel des salaires « inadmissible » publié le 20/06/2018

Manifestation des fonctionnaires pour la défense des services publics, à Paris, le 22 mars 2018. © F. Blanc
Les syndicats dont FO demandaient une augmentation substantielle des salaires en 2019 cela afin de compenser la perte de pouvoir. Perte que FO estime à 16% depuis 2000. Le rendez-vous salarial qui s’est tenu ce 18 juin entre les neuf organisations de fonctionnaires dont l’UIAFP-FO (interfédérale FO) et le ministère de l’Action et des comptes publics n’a pas répondu à cette attente. Pire, Olivier Dussopt, le secrétaire d’État en charge de la fonction publique a annoncé le gel du point d’indice en 2019, donc des traitements/salaires indiciaires des 5,4 millions d’agents publics. Alors que le gouvernement s’entête par ailleurs à vouloir imposer des contre-réformes que les fonctionnaires rejettent, « l’heure reste à la mobilisation » indique l’UIAFP.

Mécontentement, déception, résultat inadmissible… Les mots employés le 18 juin par le secrétaire général de l’interfédérale FO (UIAFP-FO), Christian Grolier, à la sortie du rendez-vous salarial de la fonction publique en disent long. La rencontre est un échec.

Olivier Dussopt, secrétaire d’État en charge de la fonction publique a annoncé en effet aux neuf organisations syndicales un nouveau gel du point d’indice en 2019. Ce point – la base qui sert au calcul de l’ensemble des traitements/salaires indiciaires dans la fonction publique- est déjà gelé cette année.

Concrètement « depuis 2010 cela fait huit années de gel » résument les fonctionnaires FO. Entre temps, les fonctionnaires n’ont reçu qu’une augmentation minime (+0,6% en juillet 2016 et +0,6% en février 2017)… Autant dire que c’est loin de suffire pour résorber la perte de pouvoir d’achat accumulée depuis 2000, soit 16%.

Les agents devront ils bientôt crier « à votre bon cœur… ! » dans les rues ? Derrière ce trait d’humour lancé par l’UIAFP-FO au lendemain du rendez-vous salarial pointe la colère ambiante. Les agents risquent en effet de subir une nouvelle perte de ce pouvoir d’achat, ne serait-ce que par l’augmentation des retenues pour pension, autrement dit des cotisations retraites indique l’UIAFP-FO.

De simples « mesurettes »
Cela s’ajoute aux mesures décidées à l’automne dernier par le gouvernement, soit, entre autres, la réactivation cette année du principe de jour de carence pour maladie ou encore l’application d’un mécanisme très imparfait de compensation de la hausse de la CSG, et ce contrairement à la promesse faite au printemps 2017 d’un système qui apporterait un gain de pouvoir d’achat… Bref, le pouvoir d’achat des agents était déjà en berne, le gouvernement semble vouloir qu’il le reste.

« Ce ne sont pas les quelques mesurettes et corrections techniques annoncées qui vont atténuer cela » fulminent ainsi les fonctionnaires FO. Olivier Dussopt a annoncé en effet pour les agents des versants de l’État et de la territoriale une revalorisation de la monétisation des jours inscrits sur le compte épargne temps (CET).

De quoi se réjouir ? Pas vraiment explique l’UIAFP. « Ce n’est qu’un moyen d’éviter la prise de jours de congés dans des services en sous-effectifs chroniques ». A noter que malgré ce phénomène de sous-effectif -constaté depuis des années dans l’ensemble de la fonction publique- dû aux suppressions massives de postes notamment dans le cadre de réformes structurelles (RGPP, MAP…), le gouvernement veut supprimer 120 000 postes en cinq ans dans la fonction publique.

Le secrétaire d’État a annoncé aussi ce 18 juin la « relance » en 2019 des mesures PPCR (protocole sur les parcours professionnels, carrières et rémunérations imposé en 2015 malgré le rejet de plusieurs syndicats dont FO), notamment quelques améliorations de grilles indiciaires mais au prix pour les agents d’un allongement des carrières en 2019. Il s’agit en réalité d’appliquer en 2019 les mesures promises pour 2018 mais annulées au nom des économies budgétaires.

Le poids fatal du PPCR
La relance de ce protocole pèserait pour 840 millions d’euros en 2019 sur les finances publiques se plaît à rappeler le ministère. La dépense publique aurait-elle soudain alors le vent en poupe ? Pas vraiment. Le gouvernement vise un nouveau recul de la dépense –plusieurs dizaines de milliards a priori- à travers les mesures issues du programme action publique 2022 (CAP22) qui devraient être annoncées très prochainement. Plus largement, l’Exécutif entend réaliser un plan d’économies sur les dépenses publiques à hauteur de 60 milliards d’ici 2022. Paradoxalement, l’État a accepté dès cette année de se priver, entre autres, de cinq milliards de recettes à travers de nouvelles mesures fiscales destinées aux plus aisés (suppression de l’ISF, PFU)… Les fonctionnaires qui subissent un gel chronique de leurs salaires ne peuvent qu’apprécier.

En 2015, Force ouvrière -au-delà même de sa contestation du cadre et du contenu du PPCR- soulignait par ailleurs l’absence totale de garanties quant à l’application du protocole par les gouvernements futurs. L’annulation en 2018 des mesures PPCR qui auraient apportées une légère amélioration pour les agents a démontré la pertinence du propos.

Et que dire des effets induits de ce PPCR qui en véritable carcan enserre toute négociation. Ainsi, le rendez-vous salarial du 18 juin ne constituait pas une séance de négociation annuelle mais un simple point d’étape encadré par PPCR. Celui-ci prévoit en effet des négociations triennales sur les orientations en matière d’évolution des rémunérations et des carrières. Des orientations qui doivent tenir comptes des données macro-économiques (croissance, inflation…). « De fait, le gouvernement a beau jeu de justifier une croissance faible pour ne pas augmenter les traitements et salaires » s’indigne l’UIAFP-FO.
Des réformes qui attisent la colère

Le ministère annonce aussi pour 2019 une revalorisation des indemnités de nuitée et des indemnités kilométriques pour les agents… Certes « cela répond à une revendication de FO mais cela reste le simple remboursement de frais engagés par les agents pour se déplacer dans le cadre de leurs missions ». Concrètement… La belle affaire répondent en substance les fonctionnaires FO.

Quel bilan tirer alors du rendez-vous salarial ? Au-delà de l’échec l’annonce du gel du point, la décision du ministère participe à tendre davantage encore les relations avec les syndicats et à nourrir la colère des agents. Alors que les deux récentes journées de grève nationale dans la fonction publique (22 mars et 22 mai) avaient déjà montré un profond mécontentement salarial, celui-ci est attisé par les quatre réformes (contractualisation de l’emploi, rémunération au mérite, mesures de départs volontaires, restructuration des IRP) que voudrait imposer le gouvernement.

La grande mascarade du dialogue social
La réforme des IRP par exemple qui vise une fusion des comités techniques (CT) et des CHSCT est rejeté comme les trois autres par les agents. Ce 15 juin, trois syndicats dont FO ont ainsi claqué la porte d’une réunion de concertation consacrée à cette simplification du dialogue social ou « mascarade de dialogue social » s’indigne FO.

Le 19 juin, le gouvernement ouvrait cette fois le 4e chantier de réforme consacré à la « mobilité », plus exactement selon l’intitulé : « comment proposer aux agents un accompagnement renforcé dans leurs transitions professionnelles et faciliter la mobilité ». Concrètement… en quittant notamment la fonction publique, ce qui cadre avec la volonté du gouvernement de concevoir des mesures permettant un vaste plan de départs des agents. Cela s’oppose bien sûr au statut général et au principe de carrière.

« Le gouvernement souhaite appliquer à la Fonction publique l’idée de transition professionnelle, vieille recette libérale des RH des années 1980 qui pourrait être définie comme une articulation savante de périodes de formation, d’emploi, de mobilité, voire de chômage, subies par les agents » réagit l’UIAFP-FO. « Le gouvernement poursuit avec détermination son programme de destruction du statut général des fonctionnaires » s’indigne l’UIAFP-FO qui a refusé de participer ce 19 juin à cette nouvelle « mascarade de dialogue social ». L’heure reste donc « à la mobilisation » rappellent les fonctionnaires FO.

Retour haut de page

Education Nationale

Parcoursup, un désastre « inacceptable » publié le 01/06/2018

Près de 600 000 lycéens révisent leur bac sans savoir à quoi il va leur servir… FO, avec dix autres organisations, condamne l’angoisse générée par ce nouveau système et en revendique le retrait.

Le 31 mai, à dix-huit jours du bac, 584 645 lycéens, soit plus des deux tiers des 810 000 inscrits sur Parcoursup, le nouveau système d’admission à l’université, restaient plongés dans le désarroi, ne sachant ce qu’il adviendrait d’eux à la prochaine rentrée. Parmi eux, 242 733 n’avaient reçu aucune réponse, 326 000 en avaient reçu une ne correspondant pas à la formation de leur choix et 15 550 autres, découragés, avaient quitté la plate-forme.

Une situation inacceptable pour la fédération FO, qui revendique le maintien du bac comme premier grade universitaire et le retrait de Parcoursup. Chaque bachelier doit pouvoir accéder, à l’université, à la formation de son choix, souligne son syndicat du second degré (SNFOLC).

Tri social
Depuis plusieurs mois, la FNEC FP FO, les autres fédérations de personnels enseignants (excepté la CFDT et l’UNSA) et cinq organisations étudiantes et lycéennes sont regroupées en inter-fédérale autour de la défense de cette revendication.

Conçu pour que les universités puissent sélectionner leurs futurs étudiants en fonction de critères spécifiques à chacune, d’autant plus élitistes que leurs budgets sont serrés, et pour que la demande soit adaptée à l’offre et non l’inverse, Parcoursup renforce aussi les inégalités. Nous avons recueilli des témoignages saisissants sur la façon dont les élèves ont été classés selon le lycée dont ils et elles proviennent, indique ainsi un communiqué des syndicats d’enseignants et de la FCPE (parents d’élèves) de Rouen. L’économiste Vincent Hiehlé, interviewé par l’Agence France-Presse, confirme ce constat, évoquant des inégalités géographiques.

Focus : Les personnels aux côtés des lycéens
Le SNFOLC condamne fermement la répression dont les jeunes ont été la cible au lycée Arago. Le 22 mai, de nombreux élèves de cet établissement parisien ont été arrêtés alors qu’ils s’apprêtaient à y tenir une assemblée générale. Prévenus tardivement, les parents continuent de dénoncer des gardes à vue entachées d’irrégularités. Les organisations syndicales ont appelé les personnels à rejoindre les rassemblements organisés par les lycéens devant les rectorats, notamment le 30 mai.

Retour haut de page

Finances

Finances publiques : les agents en grève le 3 mai publié le 16/04/2018

Ce lundi 16 avril quatre syndicats de la DGFIP dont FO ont appelé les agents à la mobilisation, pour leurs conditions de travail et par ailleurs contre le prélèvement à la source qui entrera en vigueur au 1er janvier 2019 et qui équivaut à une privatisation de la collecte de l’impôt. Ces organisations ont programmé des actions de protestation (distribution de tracts, rassemblements, blocages de sites…) jusqu’à la mi-mai avec un temps fort le 3 mai, date d’une journée de grève nationale symboliquement appelée « DGFIP-morte ».

Ils sont vent debout contre l’entrée en vigueur au 1er janvier 2019 du système de prélèvement à la source (PAS) de l’impôt sur le revenu. Mais pas que. En cette mi-avril, début de la campagne déclarative 2018 pour l’impôt sur le revenu, les agents des finances publiques (DGFIP) entendent donner un coup de projecteur sur leur administration et son état de santé… Pas des plus florissants. Les finances publiques ont ainsi perdu 38 000 emplois en seize ans et connu moult restructurations et autres fusions de services qui désorganisent le travail.

Ce lundi 16 avril quatre syndicats des finances publiques dont FO-DGFIP ont appelé à la « mobilisation » contre la détérioration de leurs conditions de travail et contre le PAS qui soulignent-ils ressemble fort à une privatisation de la collecte de l’impôt.

La mobilisation, qui a d’ailleurs déjà commencé indique Hélène Fauvel, la secrétaire générale de FO-DGFIP, s’articulera en plusieurs actions prévues jusqu’à la mi-mai, date de la fin de la campagne 2018 pour l’impôt sur le revenu. « Suivra toutefois la journée de grève nationale dans la fonction publique à l’appel de neuf organisations dont FO rappelle la militante.

Journée DGFIP morte
Alors que des agents de la DGFIP organisent déjà des grèves tournantes, des rassemblements ou encore des blocages de sites dans plusieurs villes (Paris, Toulouse, Nantes…), dès le 26 avril tous les agents de la DGFIP sont appelés à poursuivre ce genre d’actions et à réaliser des diffusions de tracts.

La date du 3 mai constituera elle un temps fort de la mobilisation. Les quatre syndicats dont FO-DGFIP appellent les agents à une grève nationale dans l’administration des finances publiques. Ce sera la journée DGFIP morte précise Hélène Fauvel.

Le 15 mai les agents sont appelés cette fois à venir distribuer des tracts sous les fenêtres du ministère de l’Economie, sur le site de Bercy à Paris. Il sera question par ces tracts de lancer une alerte sur le réseau DGFIP, autrement dit de souligner les difficultés croissantes des services de la DGFIP à assurer ses missions et à préserver la qualité du service rendu aux usagers. Seront organisés ce même jour des rassemblements sur différents sites DGFIP en France.

Mobilisation le 17 mai… Avant la grève du 22 mai
Alors que s’achèvera la campagne 2018 pour l’impôt sur le revenu, les agents sont appelés le 17 mai à organiser des rassemblements, voire des grèves, sur les sites des finances publiques. Ce 17 mai, les agents distribueront des tracts consacrés aux revendications sur la préservation des missions publiques et sur les emplois.

Afin de couvrir les agents qui participeront à ces actions FO a déposé un préavis de grève, illimitée, depuis le 12 avril indique Hélève Fauvel précisant que les quatre syndicats ont demandé à être reçu par le ministre de l’Economie, M. Bruno Le Maire.

Pour les quatre syndicats dont FO, dans ce contexte sinistré de l’administration des finances publiques qui devrait perdre près de 20 000 emplois d’ici 2022, la mise en place du prélèvement à la source va exacerber les difficultés des services à assurer toutes les missions pour les usagers. Par ailleurs insistent les syndicats, ce PAS sera bien loin d’aboutir à la « simplification » promise aux contribuables par le gouvernement et il compliquera le travail des agents des finances publiques déjà surchargés de travail.

Quelques pièges du PAS
Contesté par FO, le dispositif PAS impactera directement les salariés puisqu’il consiste à prélever chaque mois l’impôt sur le revenu directement sur le salaire. Le principe est le même pour les retraités, dont l’impôt sera prélevé sur la pension. Pour les demandeurs d’emploi, l’impôt sera prélevé sur les allocations de chômage.

Concrètement, ce système transformera l’employeur en tiers collecteur d’impôt à la place du service public ce qui constitue, entre autres, une menace quant au respect de la confidentialité des données fiscales du salarié-contribuable.

Alors que le gouvernement prétend que le PAS va apporter une « simplification » aux contribuables, les agents de la DGFIP expliquent depuis plus d’un an que le système va au contraire compliquer les choses. Et les complications sont multiples insiste la DGFIP-FO…

Quelle contemporanéité ?
Le syndicat cite par exemple l’effet induit d’une déclaration de taux neutre à son employeur en espérant lui camoufler sa situation fiscale. Cette déclaration contraindra ensuite le contribuable à régulariser sa situation fiscale auprès de l’administration.

Parmi les complications on compte aussi par exemple le système appliqué aux crédits d’impôts. Contrairement aux assertions du gouvernement ayant tenté de vendre aux contribuables la notion de « contemporanéité » entre la perception des revenus et leur imposition, le mécanisme est plus complexe. La déclaration d’éléments justifiant de crédits d’impôts n’impliquera pas la prise en compte immédiate de ces droits. Ces crédits d’impôts seront restitués au mieux des mois plus tard au contribuable qui, avant ce retour, aura donc subi un prélèvement d’impôt d’un montant supérieur à ce qu’il aurait dû être avec la prise en compte de ces crédits.

Autre exemple d’une vie de contribuable compliquée par le PAS ? Jusqu’à présent, les salariés et contribuables ayant des difficultés financières pouvaient évoquer leur situation avec les agents des centres DGFIP lesquels pouvaient élaborer un aménagement pour le paiement de l’impôt. Désormais, l’employeur prélèvera directement l’impôt sur le salaire. Point final. Peu importe si le salarié connaît ensuite des difficultés, à payer son loyer par exemple

Retour haut de page

Territoriale

Collectivités territoriales : le blues de la rentrée publié le 08/09/2017


Les collectivités territoriales, particulièrement les communes, ont l’humeur maussade en cette rentrée. Il faut dire que depuis la mi-juillet, l’Exécutif leur annonce l’arrivée prochaine de nouvelles mesures qui pourraient impacter dangereusement leur fonctionnement, l’état de leurs comptes déjà fragiles et par conséquent les missions qu’elles assurent auprès des administrés, usagers des services publics locaux.

Pour contester la baisse des dotations de l’État aux collectivités locales, la mairie de Frontignan (23 000 habitants) dans l’Hérault a déployé ce 1er septembre sur plusieurs bâtiments de la commune (mairie, cinéma, école…) des banderoles annonçant leur mise en vente pour 2,5 millions d’euros chacun.

C’est le montant de la baisse totale de la dotation sur cinq ans pour Frontignan indique la mairie qui a poussé la protestation jusqu’à faire paraître aussi des annonces de vente sur un site national bien connu de petites annonces.

Dans la région parisienne, le président du conseil départemental de Seine-Saint-Denis, un des départements les plus pauvres de France, et plusieurs maires et responsables associatifs s’élèvent eux en cette rentrée et à travers une tribune écrite dans un quotidien national contre un nouveau coup de massue asséné par le gouvernement sur les quartiers populaires.

Ils rappellent la décision du gouvernement (prise cet été à travers un décret du 20 juillet listant les différents reculs de crédits ministériels) de baisser de manière « drastique » le budget de la politique de la ville. La baisse sera de 46,5 millions en 2017 dont 2,1 millions rien que pour la Seine-Saint-Denis.

L’objectif des économies

Cette annulation de crédits à hauteur de 11% avait déjà fait réagir début août plusieurs maires de grandes villes et villes moyennes, de tous bords politiques. Ces coupes sombres dans les budgets participeraient à mettre en péril des actions sociales et d’insertion professionnelle en faveur des quartiers s’alarment-ils.

Plus largement, nombre d’élus à titre personnel ou via leurs associations fustigent la baisse de 300 millions pour 2017 des crédits de l’État à destination des collectivités territoriales. Cette diminution avait été annoncée aussi au cœur de l’été, trois jours après la tenue de la Conférence des territoires le 17 juillet en présence du chef de l’État. Les élus et leurs associations ont fait part alors de leurs inquiétudes quant au devenir des projets et donc de dépenses qu’ils avaient programmés d’ici la fin 2017.

Lors de cette rencontre organisée au Sénat avec les élus, l’Exécutif avait en effet annoncé aux collectivités territoriales qu’elles devront réduire leurs dépenses de treize milliards d’euros en cinq ans (de 2018 à 2022) et non pas « seulement » de dix milliards comme envisagé initialement.

Autre annonce faite cet été encore… L’exécutif a prévenu que le nombre d’emplois aidés serait en diminution pour 2017. Le nombre de ces contrats financés par l’État passerait de 460 000 en 2016 à 320 000 cette année. Alors que ces contrats sont très utilisés dans les différents services offerts par les municipalités (emplois d’auxiliaire de vie, accompagnateurs scolaires, aide à la restauration scolaire…) l’annonce a fait bondir les élus du bloc communal.

Des ordres en un éclair

Face à toutes ces annonces autant dire qu’en cette rentrée, les élus locaux ont l’humeur contestataire. Ainsi ce 6 septembre, les six associations de maires ont demandé un moratoire sur la baisse des emplois aidés. Les élus se disent en colère et fustigent les méthodes brutales de l’exécutif. Alors a annoncé le gouvernement qu’une mission sur les emplois aidés rendrait ses conclusions à la fin de l’année, les maires demandent au gouvernement de faire des propositions assez vite.

Si les élus demandent à être rassurés, le Président de la République intervenant ce 5 septembre devant les préfets a tenu des propos qui n’amèneront pas forcément la quiétude au sein des collectivités territoriales. M. Emmanuel Macron a ainsi indiqué que les entités locales ne subiraient pas une baisse brutale des dotations de l’État en 2018. Pas si simple. Les crédits d’aménagement du territoire, de politique de la ville et l’ensemble des dotations aux collectivités seront maintenus assure le chef de l’État qui, en même temps toutefois, annonce la couleur en matière de respect des consignes sur les économies à obtenir.

L’effort financier demandé cet été aux collectivités serait-il envoyé aux oubliettes de l’histoire ? Non. J’ai demandé aux collectivités territoriales de faire des économies de fonctionnement. J’ai demandé aux collectivités de faire des efforts, j’ai donné des objectifs, il faut qu’ils soient tenus indique M. Emmanuel Macron. Fermez le ban… Ou presque.

Nouveau rôle des Préfets

L’on apprend aussi que le chef de l’État qui demande aux préfets d’avoir un rôle de managers ou encore d’entrepreneurs de l’État sur le territoire entend leur confier un nouveau rôle. Les préfets seraient ainsi chargés de préparer des contrats financiers que l’État entend établir avec trois-cents collectivités (régions, départements, villes) lesquelles, indique le chef de l’État, représentant 80% des dépenses locales. Les préfets quant à eux auraient désormais voix au chapitre en ce qui concerne la conception des budgets (établissement des recettes et dépenses) des entités locales.

Pour le gouvernement, ces contrats financiers visent à focaliser l’effort total de réduction de la dépense locale sur ces grandes collectivités (Paris, Lyon, région Nouvelle Aquitaine, département des Hauts-de-Seine…). L’exécutif entend que les dépenses totales de fonctionnement des collectivités territoriales reculent de 2,6 milliards dès 2018.

L’établissement de ces contrats avec ces grandes collectivités ne signifie pas que les autres entités locales sont exemptées d’économies à réaliser… Cela ne veut pas dire en effet qu’on peut contourner une baisse des dépenses s’empresse de préciser le gouvernement qui vise un recul de vingt milliards de la dépense publique (État, collectivités, Sécurité sociale) en 2018.

Concrètement, si les collectivités n’appliquent pas d’elles-mêmes le principe d’une baisse de leurs dépenses de fonctionnement, le couperet de la baisse des dotations pourrait tomber. Cela équivaut à un assentiment contraint.

Recul des dépenses d’investissement

Les collectivités s’inquiètent déjà. Le 5 septembre, lors du Comité des finances locales, le secrétaire général de l’association des maires de France, M. Philippe Laurent, maire de Sceaux et par ailleurs Président du Conseil supérieur de la fonction publique territoriale a rappelé qu’en trois ans, de 2013 à 2016 la baisse des dotations aux collectivités a sacrifié 23 milliards d’investissements publics.

Cela a eu d’importances conséquences sur la dégradation des infrastructures et des bâtiments ainsi que sur l’emploi local dans les entreprises de BTP [Bâtiment et travaux publics, NDLR] assure l’élu qui souligne aussi le rôle irremplaçable des services publics locaux, aujourd’hui très gravement menacés, dans le maintien de la cohésion sociale.

Par ailleurs, alors que les dépenses des collectivités territoriales sont mises régulièrement en accusation par l’État, il rappelle que l’endettement public local représente moins de 10% de la dette publique globale.

De son côté, le rapport 2016 de l’Observatoire des finances locales note que les dépenses de fonctionnement des entités locales ont reculé de 0,2% et les effectifs (hors contrats aidés) ont diminué de 0,3%. Le rapport rappelle aussi quelques chiffres concernant le recul des dépenses publiques d’investissement des collectivités territoriales…

Elles ont reculé de 7,7% en 2014 puis de 8,4% en 2015 et de 3% en 2016. Les dépenses d’investissement diminuent donc depuis trois ans. Il faut remonter à plus de vingt ans, de 1995 à 1997 pour observer ce phénomène.

Retour haut de page

La Poste

LA POSTE / FO signe l’accord sur le métier de facteur publié le 08/02/2017

La fédération FO Com a décidé de signer l’accord sur les conditions de travail des 70 000 facteurs que compte le pays et de leurs encadrants, expliquant avoir contraint La Poste à modifier profondément son projet initial.

Le texte de l’accord prévoit notamment l’ouverture d’un chantier sur la révision des normes et des cadences que FO revendique depuis dix ans, indique la Fédération FO de la Communication.

La direction de la Poste a également concédé 3 000 embauches en CDI et une prime de 200 euros pour compenser l’instauration d’une pause méridienne. La prise en charge par les facteurs de parties de tournées en plus de la leur (sécabilité) sera plafonnée.

FO entend veiller à la stricte application de l’accord
Jusqu’en 2020, plus de trente mille agents en bas de la grille seront augmentés de 60 à 120 euros en grimpant du niveau 1-2 au 1-3. Deux mille encadrants auront aussi des promotions et seize mille facteurs bénéficieront de parcours de formation qualifiants.

Forte de sa position décisive, FO a contraint La Poste à modifier profondément le texte qu’elle voulait faire appliquer initialement, se félicite la fédération FO. En apposant sa signature, FO qui pèse 18,9% aux élections professionnelles a en effet permis d’atteindre le seuil des 30% nécessaires pour valider l’accord, la CGT, Sud et l’UNSA ayant choisi de ne pas signer.

La Fédération FO Com entend maintenant veiller à la stricte application de l’accord.

Retour haut de page

Police

Les policiers en colère seront reçus par François Hollande publié le 15/10/2015

À l’initiative de FO et à l’appel de tous les syndicats, près de 10000 policiers ont manifesté le 14 octobre devant le ministère de la Justice. En province, des rassemblements ont été organisés devant les tribunaux. Venus soutenir leur collègue gravement blessé le 5 octobre en Seine-Saint-Denis, ils ont réclamé davantage de protection et de reconnaissance.

Les policiers, tous corps confondus, des gardiens de la paix aux commissaires, sont venus de toute la France crier leur colère place Vendôme, à l’aide de fumigènes, de tambours et de sirènes. « Il n’y a jamais eu un tel rassemblement, surtout pour un appel lancé six jours auparavant », s’est réjoui Yves Lefebvre, secrétaire général du syndicat Unité-SGP-Police FO, à l’origine de la mobilisation. La dernière manifestation unitaire, en 2001, avait rassemblé 5000 personnes.

L’appel à la manifestation avait été déclenché après l’agression, le 5 octobre, de policiers par un malfaiteur connu comme dangereux et qui avait profité d’une permission de sortie pour se faire la belle. L’une des victimes est toujours entre la vie et la mort. Mais les revendications des policiers sont plus larges.

« L’impression de bosser dans le vide », « d’avoir à faire aux mêmes délinquants » reviennent souvent comme l’exprime Jérémy, CRS venu de Rouen.

Sébastien, de la police judiciaire, évoque la nécessité d’une « réponse pénale adaptée » face à des situations où, suite à une enquête, « des personnes sont arrêtées puis relâchées, [qui] réitèrent les mêmes faits et qu’on arrête à nouveau. »

Tous déplorent le matériel obsolète ou insuffisant, le manque de gilets pare-balle, les ordinateurs qui plantent…

« L’exaspération des policiers est à son comble », synthétise Yves Lefebvre. Elle est d’autant plus forte que les hommes sont épuisés par le plan Vigipirate, au niveau maximum depuis les attentats de janvier 2015. Les policiers accumulent désormais 20 millions d’heures supplémentaires, qui ne sont ni payées, ni récupérées. Le syndicat FO dénonce aussi une hausse des violences contre les policiers de 40% depuis 2008.

FO revendique la création de 8 000 postes
Le choix du lieu de rendez-vous, place Vendôme, est hautement symbolique, pour dénoncer « des incohérences avérées dans les décisions de justice », explique Yves Lefebvre. « Nous sommes là pour protéger les citoyens et leurs biens, mais pas dans ces conditions », a-t-il lancé à la tribune. Il a cependant admis que la justice pouvait, elle aussi, manquer de moyens.

Le syndicat Unité SGP Police FO revendique la création de 8 000 postes, alors que le ministre de l’Intérieur en a promis 540 en janvier dernier. Il demande aussi une simplification de la procédure pénale et une « véritable protection liée à la fonction. »

Les cris des policiers semblent avoir été entendus. Dès le début d’après-midi, le Premier ministre, la garde des Sceaux et le ministre de l’Intérieur ont fait plusieurs annonces lors d’une conférence de presse. Ils ont promis une simplification de la procédure pénale, le renforcement de la lutte contre les armes à feu et une limitation des permissions de sortie.

Pour le syndicat Unité-SGP-Police FO, ces mesures restent insuffisantes, notamment sur la question des moyens. C’est ce que ses représentants revendiqueront auprès de François Hollande qui doit recevoir, dans quelques jours, les syndicats de la police et de la justice.

Retour haut de page

Groupement Départemental

Un congrès largement plébiscité ! publié le 15/06/2015

Le GD des services publics et de santé a fait carton plein !

Le Congrès du Groupement Départemental Force Ouvrière des Services Publics et des Services de Santé s’est tenu le 11 juin 2015 à Jaunay Clan, sous la présidence de Yves Kottelat, Secrétaire Fédéral, branche Services Publics.
L’importante participation des adhérents à ce moment d’échanges et d’orientation d’actions démontre l’intérêt que chacun peut porter à l’organisation syndicale.
Les agents territoriaux, fortement représentés, ont été attentifs aux craintes exprimées par les camarades de la Santé sur leur avenir professionnel, face aux réformes hospitalières engagées. Ils sont solidaires de leurs inquiétudes.
La « Territoriale » se voit elle aussi amputée de moyens tant humains que matériels impactant les postes de travail et aggravant les conditions de travail.
Ce fut un grand moment syndical qui a permis à de nombreux participants d’échanger avec le représentant fédéral sur les questions d’actualités : telles les réformes « Santé » et « Territoriale », la négociation PPCR, les emplois, les conditions de travail.

Retour haut de page

Inspection du travail

Projet de loi : la réforme de l'inspection du travail renvoyée à plus tard publié le 12/03/2014

Sur pression du Sénat, le Parlement a rejeté fin février la refonte de l'inspection du travail.

Dictée par le ministre du travail, Michel Sapin, elle prévoyait notamment de restructurer les 790 sections autonomes d'inspection du travail, composées aujourd'hui d'un inspecteur et de deux à trois contrôleurs. Ces sections devaient être regroupées dans deux cents "unités de contrôle", réunissant huit à douze agents. Le travail des fonctionnaires auraient alors été placé sous l'autorité d'un responsable ou directeur issu de leur rang, c’est-à-dire à effectif constant et au moment où l'on continue de leur supprimer des postes, mais aussi sous la coupe de deux autres entités de contrôle créées à l'échelle régionale et nationale.

"Le but était d'encadrer et de programmer l'activité des agents autour des priorités ramenées de dix-huit à trois", explique Florence Barral-Boutet de FO, qui avait ces dernières semaines mobilisé en masse, avec d'autres syndicats et à plusieurs reprises, les personnels contre cette réforme visant à les "caporaliser". Quitte "à supplanter l'indépendance de l'inspection du travail, consacrée par la convention internationale n°81 de l'OIT, garante de l'application des dispositions légales sur les conditions de travail et la protection des travailleurs". Bien que rejetée par les syndicats et les élus de la République, la réforme pourrait revenir par la fenêtre. M. Sapin a en effet annoncé qu'un projet de décret sur le sujet était en préparation. Ce qui serait pour FO un "vrai déni de démocratie".

Retour haut de page

Police Municipale

Grève illimitée des PV ! publié le 20/05/2010

Force Ouvrière, dans l’intersyndicale, (CGT-CFDT-FO-UNSA-CFTC) a appelé les policiers municipaux à cesser les verbalisations à compter du 1er mai 2010 et ceci jusqu'à « aboutissement des revendications ». 

Tel est le moyen de pression principal mis en avant dans les différents communiqués de presse que notre organisation, adossée à l’intersyndicale, compte utiliser pour faire entendre sa voix. Cette grève des verbalisations sera d'ailleurs suivie d’un mouvement national d’action le mardi 1er juin 2010 à 14h00 dans toutes les grandes villes de France. 

Nous ne lâcherons pas ! disent en cœur les policiers municipaux !

Au cœur des revendications la revalorisation des grilles de salaires des grades de gardien à brigadier chef principal, la prise en compte de la pénibilité et de la dangerosité du métier, l’attribution obligatoire de l’ISF ,« Indemnité Spéciale de Fonction » ,au taux maximum pour tous et sa prise en compte dans le calcul de la retraite.

A ce jour, le gouvernement dit ne pas être bloqué dans des évolutions mais se retranche derrière le refus de l’Association des Maires de France pour ne rien toucher. 

Aussi, Force Ouvrière a décidé, avec l’intersyndicale, de demander une rencontre tripartite, Syndicats – AMF - Gouvernement, pour permettre un déblocage de la situation. L’engagement de tous les policiers municipaux est donc, plus que jamais, nécessaire pour maintenir la pression auprès des employeurs.

Les syndicats estiment ne pas être écoutés depuis de nombreuses années et affirment cette fois leur fermeté en déclarant aux Collectivités Territoriales, au Gouvernement, et à l’Association des Maires de France : « nous ne lâcherons pas, nous voulons des réponses claires sur le volet social pour assurer pleinement les missions qui nous incombent. »

Les Policiers Municipaux, cantonnés au rang de percepteurs des automobilistes au profit de l’état, réfutent cette situation et veulent plutôt continuer d’être au véritable service de la population.

Puisse la solidarité, faire école près de l’ensemble des fonctionnaires sur d’autres sujets à venir… assurément aussi brulants.

Retour haut de page

Petite Enfance

Les crèches poitevines se mobilisent ! publié le 16/04/2010

Le 8 avril dernier les personnels de la Petite Enfance ont manifesté contre les intentions du Gouvernement de brader le Service Public d’accueil des jeunes enfants.

Rassemblés, comme un symbole, sur le parvis de la crèche « Pigeon vole » sur la ZAC de Beaulieu, à l'appel de FO Territoriaux Poitiers, les militantes et militants (et oui !) ont crié leur désarroi de voir pointer les crèches « Low Cost » qui vont détruire la qualité du service public d’aujourd’hui.

« NON AUX CRÈCHES DISCOUNT » brandissaient-elles sur leurs banderoles estampillées FORCE OUVRIÈRE. 

Tout le mouvement est né suite à un projet de décret porté par Nadine MORANO, Secrétaire d’État à la Famille.
Rappelons que FORCE OUVRIÈRE s’insurge contre ce décret et demande son retrait depuis de longues semaines. 

Reprenons ici les grandes lignes qui éclaireront les professionnels de la petite enfance mais aussi les parents et futurs parents.
Nos camarades Auxiliaires de Puériculture et leurs collègues avaient sonné la charge sans retenue à tel point que leurs homologues de Buxerolles et Saint Benoit se sont jointes à elles pour la photo de famille.
Conférence de Presse face aux journalistes de nos quotidiens locaux et en point d’orgue un bref mais explicite reportage sur FR3 ou l’on a pu entendre l’expression des professionnels du secteur et du Secrétaire Général de FO VIENNE, Alain BARREAU. 

Les intervenants, auxquels s'étaient associés Stéphane RENAUDON, secrétaire général de FO Territoriaux Poitiers et Richard AUDONNET, secrétaire général des territoriaux de la vienne, n’ont eu de cesse d’en appeler à l’arrêt de la casse du Service Public d’accueil de la petite enfance. 

Personnels moins qualifiés, sécurité abaissée, enfants entassés, voici les conséquences désastreuses du projet de décret « MORANO ». 

Une privatisation organisée et une gestion à minima de l’accueil de nos enfants dira la Fédération FORCE OUVRIÈRE des Services Publics et de Santé, rappelant ainsi les brèches instaurées :
Enfin, affirmons ici que le Gouvernement bafoue parents et enfants, syndicats et professionnels et que par ailleurs il n’entend pas l’Association des Maires de France qui s’oppose à ce projet de décret. 

FORCE OUVRIÈRE rappelle sont attachement
- À l’école Maternelle qui fait de la France un modèle en Europe
- À la qualité d’accueil grâce à un encadrement qualifié et suffisant
- Au service public d’accueil de la petite enfance.

La fin de la manifestation locale offrait trois axes indissociables…
- Pique nique sur le site de « Pigeon Vole »
- Distribution de tracts de sensibilisation Place d’Armes
- Dépôt de motion près de la préfecture de Région

Retour haut de page