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Encadrement

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Privé

FO Cadres dénonce le chantage au forfait annuel publié le 20/02/2018

Communiqué de FO Cadres

Le projet de loi ratifiant les ordonnances a introduit une disposition dangereuse relative au forfait annuel. Ainsi, les accords emplois deviennent des accords de performance collective (APC) qui peuvent modifier ou mettre en place un dispositif de forfait annuel.

L’APC devra néanmoins respecter les dispositions relatives aux salariés éligibles aux forfaits ; au renoncement aux jours de repos avec majoration de salaire ; à la charge de travail et à la répartition du temps de travail.

FO Cadres condamne cette modification qui dévoie encore plus le dispositif du forfait en le mettant en place par le biais d’un APC. Elle souligne la perte de protection et de liberté pour les salariés. Auparavant l’ordre public conditionnait la mise en place du forfait à l’accord du salarié et à une convention individuelle. Désormais l’APC peut s’exonérer de l’application de cette disposition protectrice lorsqu’il modifie le dispositif de forfait annuel.

FO Cadres rappelle la dangerosité de ce type d’accord auquel elle s’est toujours opposée. En effet, d’une part ses dispositions priment sur le contrat de travail, et d’autre part le refus de son application par le salarié est une cause réelle et sérieuse de licenciement. A quel prix le salarié peut-il s’opposer ou refuser dans ces conditions ?

FO Cadres condamne l’atteinte portée à l’ordre public auquel on peut désormais déroger au détriment des salariés.

FO Cadres enjoint les signataires de tels accords à la plus grande vigilance afin de ne pas exposer les salariés à un dispositif de temps de travail qui pourrait ne pas garantir leur santé et leur sécurité.

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Hôpital public

Temps de travail des cadres à l’hôpital, les raisons de la colère (analyse de Gilles Calvet) publié le 03/07/2015

Attiré sous les feux de l’actualité récente, le sujet du temps de travail des hospitaliers mérite qu’on délivre quelques précisions, ne serait-ce que pour rappeler que celui-ci s’apprécie différemment selon que l’on est cadre de direction, cadre intermédiaire.

En synthèse, les personnels de direction , dans la mesure où leur carrière est gérée nationalement (par le Centre National de Gestion) relèvent d’un protocole RTT national signé par les OS représentatives et par les pouvoirs publics (ministère de la Santé). Ainsi, outre les 25 jours ouvrés de congés annuels, les cadres de direction bénéficient forfaitairement de 19 jours de RTT (le 20e prévu initialement étant désormais consacré à la « journée de solidarité » instaurée par JP Raffarin).

Les autres cadres (ingénieurs, cadres et cadres supérieurs de soins, cadres et cadres supérieurs sociaux, psychologues, etc.) sont pour leur part régis par des protocoles locaux négociés avec les directions des établissements dont ils dépendent.

Les situations peuvent donc varier d’un hôpital à l’autre selon les rythmes de travail adoptés et modalités choisies par des équipes qui travaillent 7h, 7h24, 7h30, 7h36, 7h48, 8h, 9h, 10h ou …12 heures par jour !
Ceci en fonction du respect du principe incontournable de la continuité du service public. Laquelle, dans le cas de l’hôpital s’applique 365 jours par an et 24/24 heures !

En réalité, ce sont surtout ces accords locaux qui sont actuellement menacés du fait du plan d’économies qui doit être infligé à l’hôpital public prévoyant une réduction des dépenses de plus de 3 milliards d’euros d’ici 2017.
Bien évidemment, officiellement, c’est par la rationalisation des politiques d’achat et par des efforts de réorganisation que les établissements devront réaliser ce plan.

Dans les faits, concrètement, c’est bien sur les dépenses de personnel que ces économies devront porter : on voit mal comment il pourrait en être autrement quand on se souvient que celles-ci représentent entre 60 et 70 % de leur budget.

Ce coup de rabot budgétaire qui est à l’origine de ce mouvement de très fort mécontentement dans les hôpitaux est analysé à F.O. comme une manifestation d’une « politique de Gribouille »* de la part des pouvoirs publics. Il s’agit en effet de privilégier d’hypothétiques économies immédiates au risque d’aggraver un mal être au travail déjà préoccupant, donc risquer une augmentation de l’absentéisme… donc un accroissement des dépenses de personnel de remplacement ! En somme juste ce qu’il ne faut pas faire !

« Je me jette dans la mare pour ne pas être mouillé par la pluie ».

Gilles Calvet, DS des cadres hospitaliers FO pour les directeurs d’établissements médicaux-sociaux

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Public

FO appelle les cadres du public à l’action syndicale publié le 13/11/2014

Quels sont « Le rôle et la place des cadres dans la fonction publique » ? Des fonctionnaires et militants FO ont planché sur ce thème le 3 novembre, lors d’une journée-débat initiée par FO Cadres à Paris.

Articulée en trois tables rondes, la journée, organisée au siège de la confédération FO, à Paris, et consacrée aux cadres de la fonction publique, a permis à ces personnels de catégorie A d’évoquer leur attachement à la notion de progression de carrière au sein de la fonction publique. Cette notion statutaire est toutefois malmenée actuellement au profit d’un concept de « fonctionnalité liée à l’emploi », expliquent-ils, notant que « la charge de travail des cadres est aggravée par les injonctions paradoxales émanant de la hiérarchie ». À cela s’ajoutent « le manque de personnel dans les services, les contraintes dues aux restrictions budgétaires, la complexité croissante des procédures administratives ou encore la multiplication des contrôles sur les services ». Cela induit stress et parfois souffrance au travail, souligne encore FO, appelant les cadres « à rompre leur isolement par l’action syndicale ».

L’austérité pèse sur les effectifs
Les fonctionnaires et cadres FO portent en effet nombre de revendications, notamment salariales. « En début de carrière, un agent de catégorie A perçoit un salaire supérieur de 15 % seulement au Smic. Ce n’est pas assez attractif », insistent les militants FO, inquiets par ailleurs du vieillissement des effectifs de cadres, cela en l’absence de recrutements de jeunes et alors que les suppressions de postes se poursuivent. La disparition annoncée des départements et le développement des mutualisations de services prévu dans la territoriale font craindre un prochain « impact négatif sur les effectifs ». Or, pour FO « les cadres sont des salariés à part entière et ils n’ont pas à subir le poids des politiques d’austérité ».

Paroles : Les directeurs d’établissements de santé sous pression
Quelque 600 emplois de directeurs de structures de soins « se sont volatilisés en trois ans », indique un cadre FO, fustigeant les regroupements d’établissements. De fait, « les directeurs se retrouvent souvent avec plusieurs établissements à gérer. Ils sont sous pression. Les collègues non expérimentés ne tiennent pas longtemps », assure un militant FO et directeur d’hôpital pour qui « les fusions hospitalières relèvent d’une logique de dégraissage des emplois et non d’un aménagement du territoire en matière de soins ».

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