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ÉGALITÉ PROFESSIONNELLE CHEZ LES CADRES ? ON EN EST ENCORE LOIN ! publié le 02/04/2012
Les inégalités de salaires ne sont que la partie immergée de l’iceberg…
A niveau de diplôme équivalent, les femmes cadres ne bénéficient pas des mêmes évolutions professionnelles que les hommes. Les initiatives des pouvoirs publics et des entreprises pour réduire ces inégalités n'ont guère fait évoluer les choses.
Des difficultés aggravées par des différences de salaires de 22% en faveur des hommes. Une situation injuste que condamne FO-Cadres qui milite pour que le rattrapage se fasse à la fois au niveau du salaire et au niveau de l’accès aux postes à responsabilités.
La proportion de femmes occupant un poste de direction n’est que de 15% en 2010 (contre 26% pour les hommes). Dans les entreprises du CAC 40, on ne retrouve que 10% de femmes dans les Conseil d’administration. Selon certains responsables d’entreprises, les femmes seraient peu présentes dans les postes à responsabilités par désintérêt du pouvoir ou manque d’ambition. Un point de vue qui trahit la position de domination masculine encore très prégnante en entreprise.
Ce n’est pas le pouvoir mais les conséquences de celui-ci sur l’équilibre vie privée - vie professionnelle que refusent les femmes. Dans ces conditions, trop de femmes cadres sont conduites à s’auto-exclure des postes à responsabilités afin de ne pas sacrifier leur vie familiale.
L'organisation du travail est imprégnée d'une vision trop masculine de "disponibilité"
• Le moment clé du parcours professionnel des cadres se situe entre 30 et 35 ans, période où les femmes envisagent la venue du premier enfant... Leurs absences et leurs difficultés à concilier vie professionnelle et familiale sont alors invoquées à tort pour justifier leurs différences d’évolution professionnelle au regard de celles des hommes.
• La carrière professionnelle se détermine à une période où la disponibilité des femmes à l’égard de l’entreprise est moindre.
Un frein à leur parcours et à leur salaire que condamne FO-Cadres. Bien qu’à nouveau plus disponibles à partir de 40 ans, peu de politiques managériales sont mises en place pour permettre aux femmes cadres de « rattraper » leur évolution de carrière.
Pour FO-Cadres, si les politiques RH doivent permettre à tout salarié, homme ou femme, d’évoluer professionnellement, elles doivent aussi tenir compte des contraintes liées à la maternité.
LES REVENDICATIONS DE FO-CADRES
Les discriminations et les inégalités que subissent les femmes dans le monde du travail ne doivent pas être considérées comme inéluctables.
En témoigne l'engagement des femmes cadres dans l'action syndicale qui traduit leur volonté d'agir pour ne plus subir et de faire valoir leurs compétences au même titre que les hommes.
Pour assurer une égalité entre les hommes et les femmes dans le monde du travail, FO-Cadres agit pour :
- Appliquer le principe "à diplôme égal, à qualification égale et à fonction égale ou de valeur égale, salaire égal" afin qu’au-delà de l’obligation de négocier sur l’égalité professionnelle, l’égalité salariale ne demeure pas facultative.
- Prévoir obligatoirement la suppression des écarts de rémunération entre hommes et femmes dans le cadre de la négociation sur les salaires.
- Mettre en place des structures de surveillance au sein des entreprises pour garantir les dispositions légales en matière d’égalité de traitement face à l’embauche et dans l’emploi.
- Redéfinir les procédures de gestion de carrière pour que les femmes puissent assumer leur maternité sans préjudices pour leur évolution professionnelle.
- FO-Cadres propose de différencier les cycles de gestion par un décalage des mobilités à des âges postérieurs, soit au contraire en les anticipant pour éviter les complexes de "rattrapage de carrière".
- Modifier l’organisation du travail pour tenir compte des responsabilités parentales et professionnelles des hommes comme des femmes et permettre un accès égal aux congés parentaux.
- Rendre le congé de paternité obligatoire.
- Aujourd’hui, les cadres -hommes ou femmes- ne veulent plus sacrifier leur parentalité au profit d’un surinvestissement de la sphère professionnelle. Mais la volonté des hommes cadres de concilier vie familiale et professionnelle est encore mal acceptée par leur employeur. Aussi, rendre obligatoire le congé de paternité est un signal fort permettant de dépasser le modèle archaïque de management basé sur "l’implication totale" des hommes cadres au travail.
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Public
Retraites complémentaires Agirc Arrco : Les pensions augmenteront de 2,3% au 1er avril publié le 25/03/2012
Après le bras de fer qui s’est engagé avec le MEDEF, FO-Cadres se félicite que la retraite complémentaire des cadres soit revalorisée conformément à ce que notre organisation a défendu depuis plusieurs semaines lors des différentes instances de l’Agirc et de l’Arrco.
La valeur du point Agirc et Arrco pour 2012 tiendra compte du rattrapage au titre de l’écart d’inflation sur 2011 (0,55%). Les pensions complémentaires des cadres seront ainsi revalorisées de 2,30% au 1er avril 2012, et non de 1,56% comme le demandait le patronat, soit une augmentation annuelle moyenne de 2.25% à l’Arrco et 1,82% à l’Agirc.
En effet, le MEDEF soutenait qu’aucun rattrapage ne pouvait être envisagé compte tenu de la situation financière des régimes complémentaires et plus spécifiquement du régime Agirc.
Plus encore, l’organisation patronale s’appuyait sur l’accord du 18 mars 2011 et lui donnait une interprétation largement erronée.
Pour FO-Cadres, cette revalorisation s’inscrit dans la continuité du mode de revalorisation pratiqué à l’Agirc, méthodologie qui était maintenue dans l’accord de 2011. Plus encore, cette revalorisation était indispensable pour ne pas pénaliser les droits à pension des retraités et ne pas leur faire payer le déséquilibre financier des régimes. Reste à poser très rapidement la question essentielle du financement des régimes de retraites complémentaires.
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