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Commerce

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Commerce

La très inquiétante fusion des enseignes Brice et Jules publié le 05/04/2018

La direction a annoncé son projet de fusionner les deux enseignes appartenant à la famille Mulliez. FO craint des suppressions d’emploi et se mobilise pour les salariés.

La nouvelle a fait l’effet d’une bombe auprès des salariés : Brice et Jules vont être fusionnés. La direction, qui chapeaute les deux enseignes de prêt-à-porter de la galaxie Mulliez (Auchan, Leroy Merlin, Décathlon, etc.), l’a annoncée cette semaine.

Cette « transformation » est menée à grande vitesse. La nouvelle entité aurait du être baptisée Jules and Co, mais le nom est déjà utilisé et la direction doit donc trouver une autre appellation. « Ça part dans tous les sens, s’indigne Nadia Ferrante, déléguée syndicale FO. Nous allons demander un CE extraordinaire pour obtenir plus d’informations. »

Le DRH a disparu
Cette annonce de fusion a déjà des conséquences : de nombreux directeurs ont été redéployés sur d’autres postes. les directions générales de Brice et Jules ont disparu ainsi que la fonction de DRH chez Happychic, qui regroupe les enseignes Brice, Jules, Bizzbee et La Gentle Factory. FO craint que cette décision entraîne fermetures de magasins et licenciements. Un scenario déjà expérimenté par les enseignes Grain de malice et Pimkie, appartenant toutes deux à l’association familiale Mulliez. Chez Pimkie le début de l’année 2018 a été violent : 208 salariés sont concernés par un plan de départs volontaires. Mais compte tenu du nombre de magasins fermés, FO a évalué que les départs concerneraient 291 salariés.

« Que va-t-il se passer dans les centres commerciaux où il y a une boutique Brice et une boutique Jules ? », interroge Nadia Ferrante. « Pour le moment, tout est flou. » Pour l’heure, les délégués FO sont bien décidés à obtenir de la direction des informations plus claires et à lancer une mobilisation.

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Banque

La Fédération FO Banques et Sociétés Financières reçue « chez Madame Pénicaud » ! publié le 12/03/2018

Communiqué de la Fédération FO Banques et Sociétés Financières

Le 8 mars, la Fédération FO Banques et Sociétés Financières a été reçue au ministère du Travail et de l’Emploi afin d’évoquer les problématiques emplois et conditions de travail au sein de la profession bancaire.

Cet entretien avait lieu un mois après avoir été reçue à Bercy au ministère de l’Economie et des Finances, par le cabinet de Bruno Le Maire.

FO Banques a rappelé en premier lieu que rien ne justifiait les suppressions d’emplois annoncées dans l’ensemble des banques françaises alors même qu’elles ont engrangé plus de 23 milliards d’euros de bénéfices en 2017.

Dans un deuxième temps, FO Banques a réaffirmé ses craintes d’assister à une casse sociale sans précédent si rien n’est fait pour préparer l’arrivée de l’intelligence artificielle, du numérique, du digital et de nouveaux concurrents (type Gafa [1]) dans notre profession.

Pour FO Banques, les milliards d’euros de bénéfices doivent permettre de :

- maintenir l’emploi ;
- améliorer les conditions de travail ;
- former les salariés aux nouveaux métiers qui vont être créés ;
- gérer d’éventuels sureffectifs par une réduction du temps de travail avec maintien de salaire ou encore des mesures de départs en retraite anticipée à taux plein et à charge des banques.

Le cabinet de Madame Pénicaud s’est montré attentif devant nos craintes et revendications et va étudier les moyens de suivre ces problématiques.

Pour FO Banques, le ministère du Travail et de l’Emploi ne doit pas être simplement là pour valider le montant des chèques lors de plans de départs volontaires ou ruptures conventionnelles collectives mis en place par des banques françaises.

En effet, année après année, les banques françaises détruisent des milliers d’emplois en mettant les salariés à la porte avec un simple chèque et peu de perspective de retrouver un emploi.

C’est inadmissible !

FO Banques attend davantage de fermeté de la part d’un gouvernement dont le Président se targue de vouloir tout faire pour défendre l’emploi.

FO Banques contrairement à d’autres ne revendique pas des chèques mais des emplois et l’amélioration des conditions de travail.

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Grande Distribution

Carrefour, mobilisation reportée au 1er mars 2018 publié le 07/02/2018

Communiqué de la Fédération générale des travailleurs de l’agriculture, de l’alimentation, des tabacs et des services annexes Force Ouvrière

La FGTA-FO a pris la responsabilité de reporter la mobilisation prévue le 8 février devant le siège de Carrefour au 1er mars 2018 pour des raisons de sécurité dues à la météo, principalement compte tenu du nombre important de bus devant se rendre sur place et n’étant pas autorisés à circuler par les différentes préfectures.

Les conférences de presse sont elles aussi annulées.

Ce report n’entame en rien la détermination de la FGTA-FO et des équipes FO Carrefour face au plan Bompard.

Les actions syndicales prévues localement demain sont maintenues, notamment dans les magasins Carrefour Proximité France dans les Hauts-de-France, Paris et Marseille.

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Transport

SNCF / Pyrénées : les cheminots du Train Jaune en grève pour préserver la sécurité publié le 07/07/2017


Depuis le 3 juillet, les agents de la gare de Villefranche-de-Conflent, dans les Pyrénées-Orientales, sont en grève le lundi et le jeudi à l’appel de FO et de la CGT. Ils dénoncent la volonté de la SNCF de supprimer un poste d’agent de la circulation, ce qui, selon eux, pourrait remettre en cause la sécurité des passagers.

Ce jeudi 6 juillet, le « Canari », ce petit train qui traverse le Parc naturel régional des Pyrénées catalanes, est resté partiellement à l’arrêt. Les dix cheminots de la gare de Villefranche-de-Conflent, dans les Pyrénées-Orientales, sont en grève illimitée à l’appel de FO et de la CGT depuis le 3 juillet. Les deux équipes cessent le travail durant quatre heures à leur prise de service, les lundis et jeudis. Conséquence, ces jours-là, deux trains sont supprimés et des retards sont à prévoir.

Les syndicats dénoncent la volonté de la SNCF de supprimer un poste d’agent de circulation dans cette gare. Ses missions seraient assurées par le chef de ligne. Pour les cheminots, c’est hors de question. L’agent de circulation doit gérer les manœuvres du train, les arrivées et les départs, explique Bertrand Sammut, délégué FO et chef de ligne à Villefranche-de-Conflent. Le chef de ligne, lui, a interdiction de sortir de son bureau. En cas d’incident, il doit être prêt à couper en urgence l’alimentation électrique de la ligne. Il estime donc que conserver les deux postes est indispensable pour assurer une sécurité optimale.

Un fonctionnement basé sur le risque calculé

La direction pense que le chef de ligne pourrait sortir avec une radio et courir à son bureau en cas de problème, poursuit-il. Depuis plusieurs années, on va vers un fonctionnement basé sur le risque calculé. On s’oriente vers un système britannique, mais on a vu le nombre d’accidents et de morts que ça a produit.

Bertrand Sammut, également secrétaire départemental de FO cheminots, rappelle aussi que depuis l’été 2014, le nombre de circulations du Train Jaune a été réduit de seize à dix en haute saison pour des raisons de sécurité. L’autorité française de sécurité ferroviaire a estimé que le chef de ligne ne pouvait pas gérer plus de dix circulations par jour, et maintenant on voudrait lui rajouter des missions, c’est contradictoire, poursuit-il.

La mobilisation pourrait durer tout l’été

Selon le délégué FO, la direction ne souhaite plus poursuivre les négociations entamées en septembre 2016. Les agents ont donc décidé de se mettre en grève pour se faire entendre, alors que la haute saison démarre. Ce train de montagne plus que centenaire est pris d’assaut durant l’été par les touristes. Il parcourt 63 kilomètres, avec un dénivelé de 1 200 mètres, et dessert notamment Bolquère, la plus haute gare de France, à 1 593 mètres d’altitude. Notre organisation nous permet de tenir dans la durée et de ne pas trop embêter les voyageurs, nous sommes partis au minimum pour les deux mois d’été, prévient le délégué FO.

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Tourisme

Fusion TUI-Transat France : 322 postes supprimés publié le 06/03/2017

La négociation d’un plan de 322 départs volontaires a démarré le 2 mars dans le cadre de la fusion-absorption de Transat France (Look Voyages, Vacances Transat) par son principal concurrent, TUI France (Nouvelles Frontières). FO exigera les meilleures conditions de départ.

TUI France (Nouvelles Frontières, Marmara) a racheté à l’automne dernier son principal concurrent Transat France (Look Voyages, Vacances Transat). La fusion-absorption sera effective en mai. Elle permettra à l’opérateur de devenir le leader du tourisme dans l’Hexagone. Mais le coût social de ce projet baptisé One est élevé.
La direction a présenté le 21 février un plan de 322 départs volontaires, sur un effectif total de 1 304 postes, notamment en raison de doublons. Elle a aussi précisé que 94 postes pourraient être créés. FO, deuxième syndicat en terme de représentativité, se battra pour limiter au maximum le nombre de postes supprimés.
Les négociations ont débuté le 2 mars, lors d’un comité central d’entreprise extraordinaire. Les syndicats ont jusqu’au 6 juin pour donner leur avis. D’ici-là, les réunions vont s’enchaîner de manière quasi-permanente.

Des conditions de départ au raz des pâquerettes
Les conditions de départ n’ont pas encore été abordées. Jorge Partida, délégué FO et président de la commission économique du CCE, exigera qu’elles soient décentes pour les volontaires. Il estime que les premières propositions de la direction sont au raz-des-pâquerettes, avec un demi-mois de salaire par année d’ancienneté.
Il revendiquera deux mois de salaire par an, plus une prime de 15 000 euros pour tous. L’an dernier, la maison-mère, le groupe allemand TUI, a enregistré plus d’un milliard d’euros de bénéfices, c’est le plus grand groupe touristique d’Europe, rappelle-t-il.

Le neuvième plan social en quinze ans
En matière de formation, il demandera des conditions adaptées à chaque tranche d’âge, allant jusqu’à 24 mois pour les plus de 55 ans. Il souhaite enfin que les salariés qui restent en poste aient les moyens de travailler de manière décente et reçoivent une prime de 3 000 euros.
Pour les salariés de Nouvelles Frontières, racheté par TUI en 2001, c’est le neuvième plan social en quinze ans. Sur cette période, près de 3 000 postes ont été supprimés. Quant aux salariés de Transat France, au plus tard en 2018, ils auront quitté leurs bureaux d’Ivry-sur-Seine pour rejoindre le siège de TUI à Levallois-Perret. Pour travailler main dans la main avec leurs concurrents d’hier.

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Intérim

Intérim : le défi de la syndicalisation publié le 03/12/2015

FO vient de lancer sa campagne en vue des élections professionnelles chez Adecco fin janvier. Un secteur où la syndicalisation représente un travail de titan en raison de la dispersion géographique et professionnelle des salariés.

Le 30 novembre, le secteur intérim de la Fédération FO des Employés et Cadres a réuni à Paris ses candidats aux élections professionnelles chez Adecco, prévues les 28 janvier et 3 mars 2016. Un scrutin dont la particularité est de réunir parmi les votants tant les salariés permanents des agences et du siège du groupe Adecco que les salariés intérimaires qui ont recours à ses services pour trouver du travail, dans des secteurs professionnels très variés.

4 000 salariés permanents et 90 000 intérimaires appelés à voter
Pas moins de 4 000 salariés permanents et 90 000 intérimaires seront ainsi appelés à voter pour 1 240 délégués du personnel et 168 représentants au comité d’entreprise, titulaires et suppléants, eux aussi issus des rangs des salariés permanents d’Adecco et des intérimaires. Parmi les revendications portées par les listes FO figure l’augmentation des salaires fixes (pas revalorisés depuis sept ans) pour les salariés permanents. FO demande aussi, tant pour les intérimaires que pour les « permanents », la mise en place d’une prime d’ancienneté et la valorisation à 0,3 % du budget social des CE (actuellement 0,1 % de la masse salariale). Le syndicat suivra aussi de près l’évolution juridictionnelle du nouveau statut de CDI intérimaire, reconnu par la loi sur le dialogue social du 17 août 2015. Un statut auquel FO est opposée, notamment parce que les personnes payées au-dessus du Smic pour des missions d’une durée inférieure à un mois ne touchent pas de rémunération durant la période non travaillée. Et qu’elles ne peuvent plus bénéficier de l’indemnité de fin de mission des intérimaires (10 % du salaire brut

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