Les actualités de l’Union départementale FO Vienne


L'agenda FO Vienne

Consultez tous les évènements


Les actualités archivée

Voir les actualités en cours

Voir les archives

EMPLOI / Un tiers des CDD ne durent pas plus d’une journée

Publiée le 02/07/2018

A639241e58bfe2c27a28c55b61b3c6c1

Les contrats de travail sont de plus en plus courts, selon une étude de la Dares publiée le 21 juin. Pour lutter contre cette précarisation de l’emploi, le projet de loi Avenir professionnel envisage la mise en place d’un bonus-malus sur les cotisations patronales, mais à des conditions inadmissibles pour FO.

En vingt-cinq ans, la part des embauches en CDD a nettement progressé, passant de 76 % à 87 %, selon le service statistique du ministère du Travail. Ces contrats sont aussi de plus en plus courts. En 2017, 83 % des CDD durent moins d’un mois, alors que ce taux était de 57 % en 1998. Pire, 30 % d’entre eux ne durent qu’une seule journée. En 2017, la part des personnes signant uniquement des CDD très courts (moins d’un mois) sur un trimestre avoisine 40 %. Ce sont souvent les mêmes personnes qui enchaînent ces contrats très courts, ils cumulent en moyenne 3,5 contrats par trimestre, précise la Dares.

Dualisation du marché du travail
Dans sa résolution sociale, le Congrès confédéral déplore un recours massif et systématique aux contrats courts, voire très courts, de manière abusive dans plus d’une dizaine de secteurs, et qu’il s’agit très souvent de réembauches par un ancien employeur. C’est bien la preuve que ce sont les employeurs qui abusent, pas les salariés, réagit Michel Beaugas, secrétaire confédéral chargé de l’emploi. Depuis des années, FO revendique la mise en place d’un système de bonus-malus sur les cotisations patronales pour lutter contre cette pratique.

Le phénomène est particulièrement marqué dans certains secteurs d’activité comme l’hébergement médico-social, l’audiovisuel ou l’hôtellerie-restauration. L’industrie et la construction sont aussi utilisateurs de contrats précaires, mais elles ont davantage recours à l’intérim.

Lien permanent Nom de l'auteur