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Droit de grève, un droit fondamental toujours remis en question !

Publiée le 08/06/2018

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Au 21e siècle, la moitié de la population mondiale ne dispose pas de la moindre liberté syndicale, sans laquelle la mise en œuvre des droits fondamentaux ne peut être effective. Là où la liberté syndicale est inscrite dans la loi, elle est appliquée de façon très inégale. Le droit de grève est particulièrement sujet à interprétations diverses selon les pays et cette question est toujours sensible à l’OIT, notamment depuis la crise qui avait frappé l’organisation en 2012, menant à une situation de blocage assez inédite de la Commission de l’Application des Normes de la Conférence.

Reflet des attaques contre les droits fondamentaux, la liste de vingt-quatre cas étudiée cette année comportait seize manquements graves aux conventions fondamentales dont six cas en lien avec la convention 87 sur la liberté d’association, dont quelques-uns abordaient le droit de grève.

Porte-parole des travailleurs pour le cas concernant le Botswana, Marjorie Alexandre, Secrétaire confédérale, a ainsi pu rappeler la position des travailleurs sur le droit de grève, à savoir que la jurisprudence des organes de suivi et de contrôle de l’OIT est claire à ce sujet depuis plus de 70 ans en affirmant que le droit de grève découle de la convention 87. Certains gouvernements regorgent d’imagination afin de limiter ce droit fondamental. Dans le cas du Botswana, l’État a défini une liste de « services essentiels » très large menant à exclure 85 % des personnels des services publics de la possibilité de mener des actions collectives, définition n’étant en rien conforme avec les principes définis dans la convention.

Remerciant les intervenants qui ont confirmé l’importance de la convention 87 dans toutes ses composantes et l’importance du système normatif de l’OIT dans sa particularité, Marjorie Alexandre a ainsi interpellé le gouvernement du Botswana qui justifiait ces exclusions par la nécessité de créer une économie concurrente : le gouvernement ne peut pas poursuivre cet objectif en bafouant les droits fondamentaux des travailleurs et en privant de nombreux travailleurs du droit de grève. Cela va totalement à l’encontre du principe de justice sociale au cœur du mandat de l’OIT.

Une chose est sûre, rien n’est jamais acquis et un droit cesse de vivre quand il n’est plus mis en œuvre. Force Ouvrière continuera de se tenir en toute solidarité auprès des camarades du monde entier pour faire respecter le droit de grève !

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