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Conférence internationale du Travail 2018 : tuer le temps... de travail

Publiée le 01/06/2018

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Les temps sont durs...
Le constat est simple : 16 % des travailleurs dans le monde ont des semaines de plus de 60 heures, sans même prendre en compte l’économie informelle. Revendiquée dans le sang en 1886, la journée de 8h est loin d’être une réalité plus de 130 ans plus tard.

La 107e session de la CIT se penchait ces derniers jours sur les conventions relatives au temps de travail, depuis sa première convention adoptée en 1919, fixant la double limite de 8h par jour et 48h par semaine.

C’est dans l’air du temps...
Les débats ont été une fois de plus très vifs face à un groupe employeurs déterminé à faire sauter tous les verrous de protection collective des salariés : droit de grève, négociation collective, salaire minimum et maintenant temps de travail.

Pour les employeurs, les droits sont à brader : liquidation totale, tout doit disparaître !

Avec comme leitmotiv la sempiternelle évolution implacable du monde moderne et la nécessité de répondre aux besoins dynamiques des entreprises dans le but de favoriser la sacro-sainte compétitivité. Dénoncées comme « excessivement rigoureuses dans leurs limites quantitatives », les conventions seraient à réviser, voire dénoncer afin de privilégier une approche flexible répondant à la modification de l’espace temps et lieu imposée par la technologie.

Par les temps qui courent...
Les travailleurs se sont unanimement mobilisé face à cette doxa libérale et ont appelé à une campagne de ratification universelle de ces conventions au cœur du mandat de justice sociale de l’OIT. Face à la volonté de retour au tâcheronnat, ils ont insisté sur la nécessité de garantir la double limite de temps de travail afin de limiter les risques de la fatigue sur la santé et de permettre de mener une vie sociale.

Marquer un temps d’arrêt... aux ignominies !
Dans le cadre de ces discussions, Marjorie Alexandre, secrétaire confédérale, a déclaré que si au nom de la modernité, les travailleurs doivent renoncer à leurs droits collectifs, si au nom de la modernité, les travailleurs doivent accepter d’œuvrer au-delà de ce que leur santé leur permet, si au nom de la modernité ce retour à des conditions relevant de l’esclavagisme contemporain doit effacer plus de cent ans de lutte pour voir reconnue au niveau international l’articulation des temps de vie dans la première convention adoptée par notre organisation, alors les travailleurs n’ont aucun mal à se dire conservateurs, car c’est bien de nouveaux droits définis dans le cadre de conventions collectives nationales dont les travailleurs de l’économie digitale ont besoin pour que le temps de repos de chacun soit respecté par l’employeur. (pour consulter la déclaration complète : voir encadré ci-dessous).

Porte-parole des travailleurs lors de l’étude du cas concernant les violations graves aux normes sur le temps de travail en Haïti, Marjorie Alexandre a par ailleurs rappelé les conclusions adoptées de façon tripartite de la réunion d’experts de 2011 sur ce sujet qui indiquent clairement que les normes actuelles de l’OIT en la matière sont toujours d’actualité au XXIe siècle et qu’elles doivent être encouragées dans le but de favoriser le travail décent.

Les travailleurs ne lâcheront rien : le temps de travail n’est pas mort !

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