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L’État a encore trop dépensé en 2017 estime la Cour des comptes

Publiée le 29/05/2018

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Un récent rapport de la Cour des comptes juge sévèrement le budget de l’État pour 2017. Le déficit a atteint 67,7 milliards d’euros contre les 69,3 milliards prévus… Encore trop assène la Cour. Pour que le poids de la dette de l’État dans le PIB soit simplement stabilisé, il aurait fallu que le déficit soit inférieur de près de 22 milliards d’euros à celui constaté en 2017. Or il est quasi stable depuis trois ans, se lamentent les magistrats, expliquant que l’amélioration très faible provient de l’apport de recettes fiscales plus importantes, générées par une croissante plus forte (+ 2,2 % contre 1,5 % initialement), cela combiné à des dépenses qui ont marqué une progression rapide. Si l’audit des finances publiques demandé par le nouvel exécutif en juin dernier a débouché sur la décision du gouvernement de nouvelles mesures d’économies, se réjouit la Cour, malgré cela, note-t-elle, il a fallu financer certaines dépenses supplémentaires pour 2017. L’an dernier, indique encore le rapport, les dépenses fiscales de l’État ont atteint 93 milliards d’euros, en progression de 5,4 milliards d’euros sur un an, cela en tenant compte du cadeau CICE accordé aux entreprises, soit un poids d’environ 20 milliards en 2017.

FO condamne cette logique d’austérité budgétaire
La Cour pointe par ailleurs la forte hausse des dépenses de personnel dans les ministères. L’an dernier, cette progression était supérieure à celle du total des six dernières années. Le rapport rappelle que l’État a accru en priorité ses recrutements dans les secteurs de l’Intérieur, de la Justice et de l’Éducation depuis 2015. Depuis les attentats notamment, l’État a dû augmenter les effectifs des secteurs de la sécurité, souffrant de carences, comme les autres, au niveau des effectifs. La Cour pointe aussi un dynamisme de mesures générales… Certes, les agents ont décroché – au prix d’un conflit – une hausse des salaires indiciaires, mais minime et versée en deux temps : + 0,6 % en juillet 2016 et + 0,6 % en février 2017. Cette revalorisation, qui faisait suite à un gel des salaires depuis 2010, n’a pas permis de résorber la perte de pouvoir d’achat des agents, 16 % depuis 2000. Dans sa résolution générale en avril dernier, le Congrès confédéral de FO soulignait son rejet de la pratique de l’austérité budgétaire, de cette logique consistant à sacrifier les dépenses publiques, faite au nom d’un engagement de réduction de l’endettement public au mépris des travailleurs nullement responsables.

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