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Péril en l’urgence

Publiée le 14/05/2018

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La révélation du décès d’une jeune femme, Naomi, rejetée par un service d’urgence, le SAMU, à Strasbourg, a ému les médias. Avant même que l’ensemble des faits soit connu, la presse s’est faite une nouvelle fois l’écho du problème des urgences. Aperçus.

Le Monde
Au-delà de l’événement tragique, cet enregistrement témoigne, selon Patrick Pelloux, des graves problèmes dont souffre l’organisation des secours en France. L’urgentiste a rappelé qu’en 1988, on comptait huit millions de passages aux urgences chaque année, contre 21 millions aujourd’hui. Les appels au SAMU ont, dans le même temps, plus que triplé. En clair, un Français sur trois passe chaque année par lui, mais nous n’avons pas redimensionné les centres d’appel pour répondre à l’ampleur de la demande, dit-il, dénonçant la mise en place inacceptable de véritables call centers. Et la conséquence pour les patients est directe : leur prise en charge s’est fortement dégradée.

La Voix du Nord
Dans un communiqué commun, deux organisations de médecin urgentistes ont demandé un rendez-vous immédiat avec la ministre de la Santé pour trouver des solutions aux problèmes de régulation médicale afin qu’un tel drame ne se reproduise pas. Les moyens doivent être mis en place pour avoir des régulations médicales modernes et répondant à des critères de qualité, insistent l’Association des médecins urgentistes de France (AMUF) et Samu urgences de France (SUDF).

Le Courrier Picard
Du côté des ministères, plutôt concernés, la Santé et les Comptes publics, on s’attend visiblement à des débats. Le ministre des comptes publics Gérald Darmanin a exprimé sa compassion mais balayé toutes formes de polémiques : Ce n’est pas le moment de faire de la politique, a-t-il dit. Effectivement, la politique du chiffre à tout prix a été lancée et prorogée avant le drame. Mais la question des moyens se posera tout de même, à l’heure où le gouvernement réclame de nouvelles économies aux hôpitaux. Qui devront continuer de jouer aux funambules. De son côté, la ministre de la santé Agnès Buzyn a diligenté une enquête de l’Inspection générale des affaires sociales. La réponse judiciaire et administrative est appropriée mais elle arrive bien tard. Et même trop tard.

Challenges
D’ailleurs, la politique du chiffre va survivre. Le drame de Strasbourg est imputable à une erreur humaine et non à un manque de moyens, a déclaré mercredi la ministre française de la Santé. Nous sommes sur un cas particulier, individuel et quand on entend cette conversation on voit bien que ce n’est pas un problème de moyens, a déclaré Agnès Buzyn, sans doute dans un élan d’empathie avec le personnel de première ligne, chargé de faire face aux afflux. La maltraitance institutionnelle, ça n’existe pas...

Les Dernières Nouvelles d’Alsace
Les deux conseils, qui assistent le père, la mère et la sœur de Naomi Musenga, souhaitent que la justice cherche à déterminer d’éventuelles responsabilités. [...] Il ajoute : Il y a sans doute une chaîne de responsabilités. L’opératrice a peut-être commis une faute, mais ce serait trop facile de charger uniquement celle-ci. En tout cas, la famille ne le veut pas. Le parquet a fait savoir mercredi après-midi qu’une enquête préliminaire pour non-assistance à personne en péril avait été ouverte et confiée à la Direction régionale de la police judiciaire de Strasbourg. Y aura-t-il une mise en examen de la politique de santé ?

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