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Intelligence artificielle : la France veut enrayer la fuite des chercheurs

Publiée le 03/04/2018

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Emmanuel Macron a dévoilé le 29 mars son plan pour que la France devienne l’un des leaders en matière d’intelligence artificielle. Il a annoncé un investissement de 1.5 milliard d’euros. S’il souhaite attirer et garder en France les meilleurs chercheurs, il refuse en revanche de doubler leur salaire, comme le préconise le rapport de Cédric Villani.

L’intelligence artificielle (IA) devient incontournable dans tous les domaines. Cette technologie consiste à élaborer des programmes informatiques pour permettre à des machines de mimer le fonctionnement ou la logique du cerveau humain pour prendre des décisions. Et la France ne fait pas figure de championne en la matière, l’IA étant dominée par les États-Unis et la Chine.

Le 29 mars, le Président de la République Emmanuel Macron a dévoilé, lors d’un sommet au Collège de France, son plan pour relancer la France au plan international et en faire l’un des leaders. Il s’est en partie appuyé sur le rapport que le mathématicien et député Cédric Villani a rendu au gouvernement le 28 mars.

Il a annoncé la mobilisation de 1,5 milliards d’euros de crédits publics d’ici 2022 pour développer « l’écosystème de l’IA ». Il espère ainsi lancer une dynamique et attirer l’investissement privé. En regard, la Chine avait annoncé en 2017 un investissement de 22 milliards de dollars sur trois ans. Dans son rapport, Cédric Villani a insisté sur la nécessité d’agir vite et de proposer « une réponse coordonnée au niveau européen. »

Rendre plus attractives les carrières dans le public
L’un des enjeux essentiels concerne la recherche. La France est reconnue internationalement pour la qualité de son enseignement, mais les cerveaux s’enfuient ensuite à l’étranger. Pour attirer et garder les chercheurs, Cédric Villani estime indispensable de rendre plus attractives les carrières dans le public, notamment du point de vue de la rémunération. « Un doublement des salaires en début de carrière est un point de départ minimal indispensable », précise-t-il.

Cette recommandation n’a pas été retenue par l’exécutif. Les chercheurs seront autorisés à collaborer avec une groupe privé jusqu’à 50 % de leur temps contre 20 % maximum aujourd’hui, ce qui pourrait leur permettre d’augmenter un peu les rémunérations. Ils bénéficieront également de formalités simplifiées, comme le conseille le rapport. Emmanuel Macron a aussi annoncé la mise en place d’un réseau d’instituts dédiés, la création d’un programme de chaires individuelles ou le doublement du nombre d’étudiants en IA.

Il s’est par ailleurs félicité de l’annonce par de grands groupes de l’implantation en France de centres de recherche en intelligence artificielle : Samsung, Fujitsu ou IBM, ce dernier comptant embaucher 400 spécialistes en deux ans.

Expérimentation de véhicules quasi-autonomes en France dès 2019
Pour éviter tout saupoudrage, Cédric Villani a recommandé de concentrer le soutien public à l’innovation sur quatre secteurs stratégiques : santé, transports-mobilités, environnement et défense-sécurité. Le président a confirmé que la santé serait un secteur prioritaire, rappelant que la base de données de l’assurance-maladie ou celle des hôpitaux comptaient parmi les plus larges du monde. L’utilisation de ces données devrait notamment à l’avenir permettre de développer des outils de diagnostic.

En matière de transport, Emmanuel Macron a annoncé que la France aura dès 2019 un cadre législatif permettant d’expérimenter sur les routes des véhicules quasi-autonomes.

Enfin, Cédric Villani a appelé à ce que le système soit transparent et éthique : « une société algorithmique ne doit pas être une société de boîtes noires », écrit-il. Suivant cette recommandation, Emmanuel Macron souhaite la publication de l’algorithme de la plateforme d’orientation Parcoursup et de tous algorithmes utilisés par l’État.

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