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Lycées, universités : appel national à la grève le 6 février

Publiée le 02/02/2018

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Montée en puissance. Après avoir fait le bilan de la première journée de mobilisation de ce 1er février, à Paris, mais aussi dans plusieurs dizaines de villes de province, les fédérations nationales d’enseignants et les organisations d’étudiants et de lycéens appellent maintenant à la grève le 6 février. Leurs revendications n’ont pas bougé d’un iota : maintien du bac comme diplôme national et abandon du plan Etudiant (projet de loi Vidal).

À Toulouse, Bordeaux, Montpellier, Rouen, mais aussi, fait marquant, dans de plus petites villes comme Clermont-Ferrand, Caen, Évreux, Albi, Pau… Au total, environ 20 000 enseignants, étudiants et lycéens ont manifesté ce 1er février dans plusieurs dizaines de villes leur opposition aux deux réformes en cours et d’ailleurs complémentaires.

Celle du bac prévoit qu’un contrôle continu basé sur des critères locaux compte pour 40% dans la note finale. Celle sur les conditions d’accès à l’université laisse chaque université sélectionner les étudiants en fonction d’« attendus » locaux, d’autant plus élitistes que leurs capacités d’accueil sont réduites, faute de moyens.

Pour un bac national, pour une université ouverte : non à la sélection ! Abandon du plan Etudiant !
Le cortège parisien respirait une calme détermination. Ils étaient près de 10 000 à défiler entre les facs de Jussieu et la Sorbonne. En tête, les lycéens, particulièrement nombreux, scandaient ou affichaient des slogans avec un mélange frappant d’humour et de gravité.

Même Darwin n’avait pas pensé à tant de sélection !, pouvait-on lire sur une petite pancarte cartonnée. Fac ouverte aux enfants d’ouvriers, Fac fermée aux intérêts privés !, entendait-on ou encore : J’ai mon bac, je choisis ma fac !. Loi Vidal, loi de sélection sociale ! et Soulève ta banlieue contre la sélection ! lisait-on sur une grande banderole.

La grande banderole du carré de tête, tenue par les représentants des neufs organisations à l’initiative de la mobilisation (FNEC-FP FO, Ferc-CGT, FSU, SUD et, pour les étudiants et lycéens, Unef, Solidaires étudiants, SGL, UNL et UNLSD) résumait bien les choses : Pour un bac national, pour une université ouverte : non à la sélection ! Abandon du plan étudiant !

Il y avait donc déjà dans cette première mobilisation de quoi rompre le charme feutré que le ministre Jean-Michel Blanquer entend donner à la concertation qu’il a lancée sur la réforme du bac avant de la présenter le 14 février prochain en conseil des ministres.

Concertation et intangibilité
Si vous écoutez les personnels, vous ne mettrez pas en œuvre cette réforme, avait dit la FNEC-FP FO au ministre qui la recevait deux jours plus tôt dans le cadre de cette concertation (après que le ministre ait décidé d’avancer le rendez-vous initialement prévu le 1er février justement).

Mais le ministre avait campé sur ses positions, rétorquant que deux éléments de la réforme sont intangibles : les quatre épreuves terminales et l’instauration du contrôle continu.

Appel à la grève des fédérations nationales le 6 février
À l’issue de la mobilisation de ce jeudi 1er février, les quatre fédérations des personnels de l’Education nationale, dont la FNEC-FP FO, et les cinq organisations étudiantes et lycéennes se sont immédiatement réunies.

Après avoir dressé un bilan détaillé de la mobilisation, elles ont réaffirmé leurs revendications et décidé d’appeler les personnels de l’enseignement supérieur et du second degré, les étudiants et les lycéens à se mettre en grève le 6 février prochain et à organiser de nouveau la mobilisation en amplifiant les assemblées générales dans les facs et les établissements du second degré.

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