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Ehpad : contre l’insoutenable

Publiée le 02/02/2018

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La dégradation des conditions de vie et de travail dans les Ehpad (établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes), a été, le 30 janvier, au centre d’une une mobilisation d’une ampleur inédite, alliant grèves et manifestations, conduisant la presse à se pencher sur la situation. Aperçus.

L’Express
Toilettes à la chaîne, douches restreintes... Les personnels des maisons de retraite médicalisées, mobilisés mardi, ont témoigné de conditions de travail les empêchant de traiter avec bienveillance les personnes âgées dépendantes, soutenus par des familles en désarroi. Nadine, aide-soignante (rassemblement de Rennes) : À l’école on apprend la bientraitance, la bienveillance. Une toilette doit prendre 45 minutes, mais dans les faits on passe 10-15 minutes maximum. Vu la cadence, on les bouscule, on fait tout à leur place et ça les rend de moins en moins autonomes. On les fait manger en 30 minutes. Heureusement que des familles viennent nous aider. Une jeune aide-soignante près de Dinan. Chaque jour, on fait la VMC, visage, mains, cul. Mais laver les pieds ou les cheveux, c’est tous les 15 jours [...] Le samedi et le dimanche, on est deux aides-soignantes pour 59 résidents.

Les Inrocks
Côté gouvernement la mesure du problème ne semble pas avoir été prise : ainsi la ministre de la Santé, a, dans Le Parisien, regretté un certain Ehpad bashing, considérant que la majorité des établissements et des personnels font un super travail et offrent un très bon service... Et malgré le conflit, elle n’avait prévu de rencontrer le jour de la grève aucun des sept syndicats du secteur, ni l’Association des directeurs au service des personnes âgées (AD-PA). Evidemment, puisqu’il y a un très bon service...

La Charente Libre
Un aide-soignant qui a démissionné » pointe les établissements qui « tournent volontairement en sous effectifs (environ 4 ou 5 postes manquants) et ce uniquement dans un souci de rentabilité avec pour unique point de mire pour les directeurs de complaire à des actionnaires toujours plus gourmands.

L’Est Républicain
D’où une taylorisation accrue : On a moins de dix minutes pour déshabiller, laver, raser, rhabiller chaque personne. On ne peut parfois même pas faire une douche par semaine à chaque résident. C’est honteux car c’est déshumanisant, l’État a transformé les maisons de retraite en usines, dénonce une aide soignante qui sort à peine d’un burn-out à 31 ans.

La Dépêche
Les structures publiques rendent des comptes aussi : à Nérac, dans le Lot-et-Garonne, les employés savent que ça va au-delà de la direction et qu’ils sont poings liés par rapport à cette situation parce que derrière il y a les ARS, il y a les comités… Et là on a affaire à des gestionnaires qui ne sont pas du tout sur le terrain. Et qui soignent leurs chiffres. Dans un seul sens. La réponse financière du gouvernement est à hauteur de 50 millions : D’après Catherine Palfini, et selon un rapide calcul, cet ajout au budget proposé par Agnès Buzyn serait dérisoire. En effet, une telle somme répartie sur les plus de 7 000 Ehpad en France reviendrait à faire bénéficier les résidents de 80 € de plus par an en termes de service. Soit selon la représentante FO, trois heures de soin en plus par an et par personne.

Sud-Ouest
Près de Périgueux, à Lanmary, Janine Genin, 92 ans, a rejoint le piquet de grève devant l’établissement : Elles font ce qu’elles peuvent, les pauvres. Ce sont les petits que l’on presse et ce sont les gros qui gaspillent, s’agace-t-elle.

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