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One Planet Summit : la visible main verte du marché

Publiée le 14/12/2017

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Le One Planet Summit, sommet consacré au sujet du financement des initiatives climatiques, s’est tenu à Paris, le 12 décembre. La verdeur des propos a été abondamment relayée dans la presse. Aperçus.

Le Parisien
One Man Show ou One Planet Summit ? À entendre Emmanuel Macron, plus écolo que lui on meurt. Surtout la planète d’ailleurs. Allo la Terre, ici Jupiter, animé par la foi du charbonnier. Certes, Macron se démène, exhorte son homologue américain Donald Trump à revenir dans ce processus de l’accord de Paris qu’il a quitté avec inconscience et fracas, pousse les milliardaires philanthropes comme Bill Gates et les grands groupes tels EDF à multiplier les engagements, à se convertir à la finance verte. Bravo, rien à redire. Mais en même temps, son bilan en matière d’écologie reste mitigé - du report de la sortie du nucléaire au compromis sur le glyphosate, en passant par la ratification du Ceta (traité transatlantique) si décrié par les écolos. Alors, vert à l’extérieur, gris à l’intérieur ?. Ou libéral partout ?

Sciences et Avenir
Car que promeut-on ? Les obligations vertes ont également le vent en poupe avec 130 milliards d’euros engagés en 2017. Cela va très vite, aussi des avertissements se font entendre. Il va falloir surveiller l’utilisation de cet argent, qui pourrait être détourné vers d’autres usages moins écologiquement vertueux. La complexité de l’emploi des sommes qui sont en train de s’orienter vers le climat a été très fortement soulignée par les intervenants. Les financeurs redoutent que les investissements ne soient détournés de leur but initial ou terminent dans des circuits de corruption. Il faudra donc inventer des règles de surveillance ainsi qu’un système de mesure des tonnes de CO2 évitées grâce aux projets financés. Et puis un film d’hommes d’affaires gangsters intitulé Carbone, mais il a déjà été fait (sortie le 1er novembre).

Le Monde
Faut-il donner carte blanche à la finance verte ? Lorsqu’il est question de green bonds, les ONG environnementales regrettent qu’ils n’émanent pas des puissances publiques. Celles-ci n’ont en effet toujours pas arrêté leurs propres critères de définition, pas plus qu’elles n’ont esquissé de cadre réglementaire contraignant en la matière, laissant la porte ouverte à d’éventuelles opérations de greenwashing (ou écoblanchiment). Né il y a une dizaine d’années, le concept de green bonds commence à trouver sa place dans les lexiques financiers et les discours politiques. Neuf des principaux émetteurs industriels d’obligations vertes (EDF, Enel, Engie, Iberdrola, Icade, Paprec, SNCF Réseau, SSE and TenneT), qui ont à ce jour émis 26 milliards d’euros d’obligations vertes, se sont d’ailleurs engagés, lundi 11 décembre, à poursuivre le développement de ce marché. Si l’écologie ne va pas au marché, le marché va à l’écologie.

Libération
Écologique en diable, la Commission européenne s’est, elle, engagée, ce mardi matin, à faciliter des investissements en Afrique et dans les régions voisines de l’Union européenne, à hauteur de 9 milliards d’euros d’ici 2020, dans le cadre de son plan d’investissement extérieur, orienté vers le développement de villes, de mobilités et d’agricultures durables, ainsi que vers l’agribusiness. Un dernier sujet qui n’est pas souvent synonyme de lutte contre le changement climatique et la protection de l’environnement. Chassez le naturel, il...

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