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ÉTUDE / La réunionite aigüe, ça existe

Publiée le 06/06/2017

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Certes tout est relatif. Un millier seulement de salariés sur les 4,5 millions que l’on compte dans les grandes entreprises françaises ont été interrogés dans le cadre d’une étude qui pointe la multiplication des réunions inutiles imposées par le management sur les lieux de travail. Il n’empêche que cet échantillon révèle que la maladie existe bel et bien. Autant le savoir histoire d’avoir une chance d’éviter un jour la pandémie.

Près d’un mois par an (3,4 semaines à raison de 4,5 heures hebdomadaires) et plus du double (6,2 semaines par an) pour les cadres… C’est le temps moyen passé en réunion par les 1 012 salariés d’entreprises de 500 salariés et plus, interrogés par OpinionWay du 3 au 19 avril. L’étude publiée ce mardi 6 juin a été effectuée dans des secteurs économiques variés.

A peine plus de la moitié de ces réunions (52%) sont considérées comme productives et 18% des salariés interrogés déplorent qu’il n’y ait pas d’ordre du jour ou d’objectif clairement défini.

Présence obligatoire et « collaboration globalement inefficace »

Plus du quart (26%) ne voient pas l’utilité de leur présence à ces réunions, alors qu’une très forte majorité (75%) déclare ne pas avoir la possibilité de décliner l’invitation et de ne pas y participer.

Seule une réunion sur quatre débouche la plupart du temps sur une prise de décision selon les salariés interrogés et quand c’est effectivement le cas, 67% d’entre eux considèrent que cela ne se fait pas au plus près du terrain.

Au final, plus de quatre salariés sur 10 (44%) font autre chose pendant ces réunions, utilisant leur smartphone ou leur ordinateur pour consulter et envoyer des mails, travailleur leurs dossiers ou consulter Internet.

De plus, alors même que les changements s’accélèrent, le rythme de prise de décision stagne par rapport à il y a cinq ans selon près de la moitié des interrogés (49%), et tend même à ralentir, selon 28% d’entre eux. Près de quatre salariés sur dix (39%) jugent la collaboration globalement inefficace.

« Surcharge collaborative »

Le cabinet commanditaire de l’étude, Empreinte Humaine, spécialisé dans la prévention des risques psychosociaux et la qualité de vie au travail, attribue ces résultats à la surcharge collaborative, à savoir la multiplication des consultations et des avis demandés dont il n’est pas forcément tenu compte dans la prise de décision et dans l’établissement de la charge de travail du salarié.

Il souligne également deux tiers des salariés estiment que les décisions sont très majoritairement prises par leur direction et que même les cadres ont encore un faible niveau d’autonomie pour agir sur leur charge de travail.

En clair, une fois de plus l’évidence s’impose : le lien de subordination demeure, avec en plus l’obligation d’assister à des réunions qui font prendre du retard dans les tâches à accomplir, ce qui revient à alourdir la charge de travail. Et tout ça, pour… Pas grand-chose, sinon la possibilité pour l’employeur de pouvoir dire qu’il a consulté.

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