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Des salariés en peine de reconnaissance

Publiée le 26/05/2017

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Le désengagement des salariés au travail s’accentue depuis 2009, souligne une étude du groupe mutualiste Malakoff Médéric. Une baisse du sentiment d’autonomie est notamment en cause.

Un salarié sur cinq estime faire de la présence pour faire de la présence au travail. Ce sentiment est encore plus fréquent chez les moins de 30 ans ; il concerne 25 % d’entre d’eux. Ces résultats proviennent d’une étude annuelle sur la santé et le bien-être des salariés au travail, que le groupe paritaire de protection sociale Malakoff Médéric a menée en 2016, pour la huitième année consécutive, auprès de 3 500 salariés du secteur privé. Le désengagement des salariés est notamment à mettre en rapport avec un sentiment d’autonomie dans le travail qui décroît pour tous, une perte de sens ou encore un problème de reconnaissance. Quatre salariés sur dix souffrent d’un manque de reconnaissance de la part de leur hiérarchie et 55 % ont l’impression d’être ou de pouvoir être contrôlés à tout moment (4 % de plus qu’en 2012). Seulement 29 % rapportent savoir exactement ce que l’on attend d’eux, contre 34 % en 2012. Et ils ne sont que 22 % à déclarer pouvoir prendre des décisions, alors qu’ils étaient 34 % en 2009.

Transformation numérique et restructurations

Ces constats interviennent dans un monde du travail en plein bouleversement, avec la transformation numérique, des changements dans l’organisation du travail et des restructurations. Cinquante-cinq pour cent des salariés ont ainsi vécu au moins une restructuration ou une réorganisation dans l’année.

Dans ce contexte, ils sont aussi confrontés à la difficile conciliation entre vie professionnelle et vie privée. Ainsi, 36 % d’entre eux disent avoir du mal à harmoniser engagements professionnels et vie personnelle ou familiale. Vingt-quatre pour cent de l’échantillon interrogé déclare travailler de plus en plus souvent à la maison, en dehors des heures de travail, et 48 % des cadres ne peuvent s’empêcher de consulter leurs e-mails professionnels en dehors du travail. Les salariés attendent de leur entreprise qu’elle mette en place des solutions pour les aider, relève l’étude de Malakoff Médéric.

Concernant les outils informatiques et les logiciels qu’ils utilisent dans leur quotidien professionnel, 77 % des salariés estiment en avoir une bonne maîtrise. Néanmoins, 22 % disent leur crainte d’être bientôt dépassés par les changements technologiques.

Le rythme de travail inquiète également les salariés, avec 42 % qui considèrent qu’il s’accélère et 46 % qui pensent ne pas pouvoir travailler au même rythme dans dix ans.

L’entreprise peut agir pour améliorer la qualité de vie au travail, souligne l’étude. Parmi les leviers les plus efficaces, Malakoff Médéric cite l’ambiance entre collègues, la rémunération, la reconnaissance au travail ou encore la conciliation entre vie professionnelle et vie personnelle.

Focus : Fatigue physique versus fatigue mentale
Les salariés ressentent une diminution de la fatigue physique depuis 2009, avec par exemple 31 % qui déclarent effectuer des gestes répétitifs contre 39 % en 2009. Quant à la fatigue mentale, elle demeure à un niveau élevé. Quarante-cinq pour cent des salariés déclarent leur travail physiquement fatigant, tandis que 67 % estiment leur travail nerveusement fatigant, dont 43 % se sentent stressés.
Du côté de la santé, un tiers des salariés estime être en mauvaise santé et un sur cinq souffre d’une maladie chronique.

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