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PROFITS / Le pouvoir d’influence grandissant des multinationales

Publiée le 27/02/2017

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Les entreprises mondiales les plus florissantes génèrent plus de richesse que certains États d’Europe, aidées par des politiques fiscales qui leur sont favorables.
Le Chicago Council on Global Affairs, un club de réflexion américain, a publié fin 2016 un classement des cent économies mondiales générant le plus de revenus. Le think tank a comparé des données telles que les chiffres d’affaires des plus grandes multinationales avec le PIB des grandes métropoles et des pays. Un exercice un peu risqué car il mêle des entités et des données assez différentes. Mais ce classement permet de témoigner de l’influence grandissante de villes et de multinationales dans le concert des nations.
Que ressort-il de cette étude ? Qu’avec 452,6 milliards de dollars en 2014, le chiffre d’affaires de Walmart, le géant américain de la grande distribution, dépasse le PIB de la Suisse, mais également celui de la Suède ou de l’Autriche. Hormis le groupe Volkswagen, situé à la centième place, les autres entreprises présentes dans le classement du think tank sont toutes des géants du pétrole (Shell, Sinopec, ExxonMobil, BP et PetroChina).
En septembre 2016, l’ONG britannique Global Justice Now avait publié une étude qui concluait que les dix principales entreprises mondiales étaient plus fortunées que l’addition de la richesse des 180 pays les moins riches de la planète. Walmart, première entreprise mondiale, pèse financièrement davantage que l’Espagne, l’Australie ou les Pays-Bas.

500 entreprises emploient 67 millions de salariés
Selon le magazine Fortune, les cinq cents plus grandes entreprises mondiales ont généré en 2015 des recettes de 27 600 milliards de dollars et des bénéfices de 1 500 milliards de dollars. Ensemble, ces cinq cents entreprises emploient 67 millions de personnes dans le monde et sont présentes dans trente-trois pays.
À la première marche du podium de Fortune, l’incontournable Walmart, avec 482,13 milliards de dollars. Sur la deuxième marche : State Grid, le producteur et fournisseur d’électricité chinois, qui totalise 329,6 milliards de dollars. Puis viennent des entreprises pétrolières : China National Petroleum (299,27 milliards), Sinopec Group (294,34 milliards) et la Royal Dutch Shell (272,15 milliards). L’entreprise française la mieux placée, Total, à la 24e place, affiche un chiffre d’affaires de 143,42 milliards de dollars, suivie d’Axa, qui figure à la 33e place avec un chiffre d’affaires de 129,25 milliards de dollars.
Des classements qui confirment la force de frappe de ces entreprises et renseignent sur leur capacité d’influence auprès des acteurs politiques nationaux et internationaux pour obtenir des réglementations adaptées à leurs intérêts. En 2010, le Forum économique mondial de Davos avait évoqué le fait que les sociétés multinationales devraient avoir un rôle formel de négociation dans la coopération internationale.

Zoom : Des villes plus riches que des États
Le think tank de Chicago s’est également penché sur le poids grandissant des villes dans l’économie mondiale. Le PIB de New York (1 334 milliards de dollars) ou de Tokyo (1 500 milliards) se situe au même niveau que celui de l’Espagne ou de la Turquie. La richesse produite par la région parisienne est plus importante que l’économie nationale des Philippines ou de l’Afrique du Sud. Le PIB de la région parisienne représente 27,6 % de la richesse générée en France. La métropole de Séoul-Incheon pèse 47,4 % du PIB de la Corée du Sud. Et 36 % du PIB néerlandais est produit par le duo de villes Amsterdam et Rotterdam

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