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Transférer les frais de santé aux complémentaires coûterait encore plus cher

Publiée le 14/12/2016

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Les débats en vue de la présidentielle remettent en cause la prise en charge des frais de santé par la Sécu, au profit des organismes complémentaires. Ce transfert ne réduirait pas les dépenses, comme annoncé, mais l’augmentation du coût des soins serait supportée par les assurés.

Dans la branche maladie de la Sécurité sociale, basée sur le principe de la solidarité, les coûts de gestion s’élèvent à 3,37 % des cotisations perçues, un taux en baisse constante depuis 2012. Dans les organismes privés (institutions de prévoyance, mutuelles et assureurs), les frais d’administration moyens sont de 5 à 6 %, voire 9 %. S’y ajoutent de coûteux frais d’acquisition pour financer la publicité et le démarchage des clients. C’est dans les sociétés d’assurance qu’ils sont les plus élevés, à 13 % en 2014, contre 5 ou 6 % pour les autres organismes.

En 2014, en moyenne, seulement 84 % des cotisations perçues par les complémentaires santé ont été reversées sous forme de prestations. Ce retour sur primes n’était que de 78 % dans les sociétés d’assurance. En diminution, il était même de 71 % pour les seuls contrats individuels en 2014, contre 74 % en 2011.

365 millions d’euros de bénéfices
Pour les sociétés d’assurance, l’activité santé est largement excédentaire avec 365 millions d’euros en 2014, soit 3,5 % du total des primes perçues. Pour l’ensemble des organismes, dont les institutions de prévoyance, déficitaires, le bénéfice était de 296 millions d’euros, soit 0,8 % des sommes perçues.
Et les cotisations aux complémentaires augmenteront encore en 2017, selon le quotidien Les Échos : de 2 à 4 % en moyenne pour les contrats individuels et de 3 à 5% pour les contrats collectifs. Dans le même temps, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale impose en 2017 une nouvelle économie de 411 millions d’euros sur les frais de gestion du régime général.

Focus - Revenus : des inégalités marquées dans l’accès aux soins
En France, 6,6 % des plus pauvres ont renoncé aux soins médicaux en 2014 pour des raisons de coût, d’éloignement ou de délais, alors que la moyenne des pays de l’Union européenne est de 6,3 %. C’est ce qui ressort du panorama 2016 de la santé publié fin novembre par l’OCDE. Quant aux plus riches, seuls 0,8 % ne se font pas soigner, pour une moyenne européenne à 1,5 %. Dans l’Hexagone, l’écart est encore plus marqué pour les soins dentaires, où le taux de renoncement des plus riches est de 1,6 % contre 12 % pour les plus pauvres. L’OCDE précise que l’accès aux soins a reculé depuis la crise de 2008.

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