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Temps de travail : l’illusion d’une liberté retrouvée

Publiée le 07/12/2016

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Avec la transformation numérique, beaucoup pensent s’affranchir des contraintes de l’entreprise, mais attention, le lien de subordination subsiste, il prend juste des formes moins visibles, alerte Éric Peres, de FO Cadres, soulignant : Il faut aujourd’hui plus que jamais trouver de nouvelles régulations, des garde-fous.

On peut en effet considérer que les nouveaux outils numériques permettent une plus grande autonomie dans la prise de décision et dans l’organisation de son temps de travail. Le télétravail est souvent perçu comme un moyen d’être plus efficace tout en passant plus de temps chez soi. Certes, selon l’étude présentée par le cabinet Elabe lors du colloque des 50 ans de l’Apec (1 500 cadres et 502 DRH interrogés), plus de 8 cadres sur 10 affirment que la plupart des effets de la transformation numérique sont ou seront une bonne chose, et celle-ci suscite plus d’envie que d’inquiétude pour 76% d’entre eux.

En réalité tout n’est pas si rose. L’enquête réalisée à l’initiative de FO, avec l’IRES et l’Apec, (2 620 cadres interrogés) relativise pour le moins les choses. Si elle fait apparaître que la gestion individualisée du temps de travail constitue le principal avantage perçu par les cadres, elle révèle également que le temps passé au travail est posé comme un inconvénient majeur.

Le droit à la déconnexion ne suffit pas
Pas moins de 62 % des cadres indiquent devoir se surinvestir dans le travail aux dépens de leur vie personnelle et 60 % mentionnent avoir une charge de travail excessive. Par ailleurs, 56 % d’entre eux se disent stressés au travail. Deux tiers des moins de trente ans disent que leur investissement dans le travail impacte leur vie personnelle et 67 % déplorent le non-paiement des heures supplémentaires.

Le droit à la déconnexion ne suffit pas, explique FO, qui lui oppose le droit au repos. Confronté à des objectifs démesurés, notamment dans un contexte de pression accrue des actionnaires, le cadre ne peut se déconnecter sous peine de ne pas les remplir. Et en prime sa direction pourra lui reprocher de ne pas s’être déconnecté. Le devoir de déconnexion doit incomber à l’entreprise pas au salarié, ce doit être de la responsabilité de l’entreprise, pas du cadre, résume Éric Peres.

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