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Encore une année sans un euro de plus pour 16 millions de retraités

Publiée le 10/10/2016

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La revalorisation des retraites serait-elle devenue un mirage ? Cette année encore, les retraités devront consentir de nouveaux efforts financiers. Compte tenu de la faible inflation constatée, les retraites et pensions des régimes de base (privé et pubic) et les retraites des régimes complémentaires ARRCO et AGIRC ne devraient pas être revalorisées aux échéances désormais fixées respective¬ment au 1er octobre et au 1er novembre de chaque année.

Pourquoi les retraites des régimes de base n'ont pas été revalorisées ?
Le principe est que l’augmentation des pensions de retraite du régime de base de la Sécurité sociale et des régimes alignés doit en principe avoir lieu au 1er octobre en application d’un coefficient annuel de revalorisation basé sur l’évolution en moyenne annuelle sur les 12 derniers mois des indices mensuels des prix (hors tabac), publiés par l’INSEE l’avant-dernier mois qui précède la date de revalorisation des prestations, sans correctif.
Cela signifie que pour 2016, le taux de réé valuation des pensions correspond à la progression de la valeur moyenne de l’indice des prix à la consommation publié par l’INSEE sur la période d’août 2015 à juillet 2016, par rapport à la valeur moyenne de l’indice sur la période d’août 2014 à juillet 2015.
Compte tenu des données publiées par l’INSEE en août dernier, la progression annuelle est évaluée à 0 %.
En conséquence, en l’absence de « coup de pouce », les retraites personnelles (y compris le minimum contributif et le minimum contributif majoré) ainsi que les retraites de réversion n’ont pas été revalorisées le 1er octobre 2016.
Pour mémoire, la seule et dérisoire « augmentation » intervenue depuis 2013 a été de 0,1 % au 1er octobre 2015.

Pourquoi le gel des retraites complémentaires ARRCO et AGIRC se poursuit ?
En application de l’accord national interprofessionnel du 30 octobre 2015 sur les retraites complémentaires AGIRC-ARRCO (accord sur lequel Force Ouvrière a refusé d’apposer sa signature), la revalorisation des pensions est prévue à partir de 2016 au 1er novembre de chaque année (et non plus au 1er avril de chaque année).
En outre, pour les exercices 2016, 2017 et 2018, l’accord précité a mis en place un mécanisme de sous-indexation par rapport à l’inflation dans les conditions suivantes : la valeur du point de retraite complémentaire ARRCO et AGIRC évoluera en fonction de l’évolution des prix à la consommation hors tabac, diminuée de un point, sans pouvoir diminuer en valeur absolue.
Compte tenu du niveau d’inflation actuel et d’une clause de sauvegarde, les retraites complémentaires AGIRC et ARRCO sont maintenues à leur niveau fixé au 1er avril 2015, à savoir :
Régime AGIRC : valeur du point au 1er novembre 2016 égale à 0,4352 € ;
Régime ARRCO : valeur du point au 1er novembre 2016 égale à 1,2513 €.
En résumé, le gel des valeurs du point au 1er novembre 2016 conduit à une revalorisation nulle des allocations sur l’année 2016. Pour mémoire, leur dernière réévaluation était intervenue en avril 2013 (+ 0,80 %).

Pour l’UCR-FO, le « gel » ou plus exactement la « désindexation » des retraites et des pensions provoque en réalité une baisse du pouvoir d’achat pour les retraités. En effet, malgré les indices et les statistiques qui font état d’une absence d’inflation, les retraités Force Ouvrière sont, quant à eux, bien convaincus de cette baisse, lorsque, dans la vie de tous les jours, ils sont confrontés à l’augmentation des prix et du coût de la vie en général.

L’UCR-FO dénonce vivement la politique de rigueur imposée aux retraités et conteste les règles en vigueur qui conduisent à augmenter les retraites moins vite que les salaires.

L’UCR-FO revendique d’augmenter les re¬traites (et les salaires portés au compte pour les retraites du régime général) en fonction de la hausse des salaires, comme c’était la règle avant la réforme Balladur de 1993. Lier l’évolution des régimes de retraites de base et des régimes de retraite complémentaire à celle des salaires est la seule façon de garantir une réelle solidarité entre les actifs et les retraités. Le principe de la revalorisa¬tion des retraites ne saurait rester une vaine chimère !

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