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Hausse attendue du chômage mondial en 2016 et 2017

Publiée le 11/02/2016

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Deux cents millions de chômeurs dans le monde fin 2017, c’est la sombre perspective émise par l’Organisation internationale du travail (OIT) dans l’édition 2016 de son bilan de « l’emploi et des questions sociales ».
Les tendances anticipées sont inquiétantes pour les travailleurs, notamment pour ceux des pays émergents.

En 2015, au niveau mondial, le rapport dénombre 1 million de chômeurs supplémentaires, soit 197,1 millions de personnes, un taux de chômage mondial de 5,7 %. Ce sont donc 27 millions de personnes qui ont rejoint les rangs des demandeurs d’emploi depuis le début de la crise financière en 2007. Et la situation devrait continuer à s’aggraver en 2016, car l’OIT estime que 2,3 millions de personnes supplémentaires seront au chômage en 2016... et encore 1,1 million de plus en 2017.

Mais cette augmentation attendue du chômage concernera avant tout les économies émergentes, qui devront supporter de fortes augmentations (2,4 millions en 2016 et 1,4 million en 2017). Le Brésil (0,7 million) et la Chine (0,8 million) sont les deux pays les plus exposés à cette augmentation. Parallèlement, l’OIT estime que le chômage des pays développés devrait se stabiliser voire connaître de « modestes améliorations ». Elle met aussi en garde contre « les coupes budgétaires massives » opérées par les pays exportateurs de produits de base qui aggraveraient le marché du travail au niveau mondial, notamment dans les pays émergents (voir inFOgraphie). Car ces pays, comme les pays développés, seraient impactés par cette baisse de dépenses publiques, qui pourrait à elle seule augmenter de 2 millions supplémentaires le nombre mondial de chômeurs.

Le monde du travail subit de sérieux contrecoups
Pour l’OIT, les pays développés devraient voir leur taux d’activité décroître tandis que les pays émergents devraient se stabiliser. Le rapport rappelle à quel point « il est urgent d’adopter les politiques économiques et de l’emploi préconisées par l’OIT », à savoir un renforcement des institutions du marché du travail et des systèmes de protection sociale. Il appelle également les banques à assumer leur rôle : « acheminer les ressources vers l’économie réelle ».

« Les déficits de travail décent touchent toutes les régions sans exception, que ce soit sous forme de taux de chômage élevés dans les économies développées ou de nombre de travailleurs en situation de vulnérabilité chronique dans de nombreuses économies émergentes et en développement », pointe le rapport qui propose en conclusion de faire du travail décent le « pilier porteur » d’un plan d’action qui permettrait de pallier la crise de l’emploi, de combler les disparités sociales et de remettre l’économie mondiale sur les rails de la croissance. Une séance de lecture de ce rapport à Bercy s’impose.

Zoom : Emploi vulnérable et protection sociale
1,5 milliard de travailleurs occupent un emploi vulnérable. Ce sont les travailleurs familiaux non rémunérés ou les personnes travaillant à leur compte, selon le rapport de l’OIT. Ils représentent 46 % de l’emploi total. Le rapport pointe par ailleurs la corrélation entre le taux d’emploi vulnérable et le taux d’affiliation à un régime contributif de protection sociale. Il montre que seuls 5 % des travailleurs vulnérables ont accès à ces régimes. Mais pour autant, il pointe également que « le fait d’être titulaire d’un emploi salarié ne garantit en rien l’accès à la protection sociale », car plus de 40 % de l’ensemble des salariés ne bénéficient pas de protection sociale (70 % pour les pays d’Afrique subsaharienne).

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