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Revue de presse Grèce : les 10 jours qui ébranlèrent la zone euro. Le film du drachme

Publiée le 06/07/2015

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Entre scénarisation médiatique et drame réel pour les Grecs, les médias s’en sont donné à cœur joie au fur et à mesure des rebondissements touchant à la situation économique du pays. Grexit, panique bancaire, drachme, chaos... Extraits de la bande-annonce.

La Tribune
« Jeudi 18 juin, la directrice générale du FMI Christine Lagarde affirme, pour encore jeter de l’huile sur le feu, qu’il n’y aura pas de “période de grâce” d’un mois pour la Grèce en cas de non-paiement le 30 juin. Elle ne peut apporter aucune justification à cette affirmation contraire aux statuts et à l’histoire du FMI. Mais il y a là de quoi inquiéter encore les déposants. Jeudi, les retraits dépassent encore le milliard d’euros. A ce rythme, les banques grecques sont au bord de l’effondrement ». Ce qui est peut-être le but.

Libération
« Des Grecs font la queue devant un distributeur : une scène largement diffusée ces derniers jours par tous les médias du monde. Et cette photo prise lundi et diffusée sur le site francetv.info ne fait pas exception, montrant une femme visiblement anxieuse dans l’attente de pouvoir retirer les 60 euros quotidiens (devenus depuis 50 euros faute de billet de 20 euros disponibles). Sauf que la femme photographiée de façon si peu flatteuse n’est autre que... l’envoyée spéciale de Libération en Grèce. Et que trois des hommes qui l’entourent (celui en chemise à carreaux et les deux autres en chemise et T-shirt rose-rouge ) sont également des journalistes... En réalité, il n’y a donc que trois ou quatre "vrais" Grecs devant ce distributeur ». Pas grave, l’important c’est d’illustrer le peuple grec souffrant de la résistance de ses dirigeants.

Le Figaro
Et de leur amateurisme car qui n’est pas austère n’est pas pro, agissant quasi-impulsivement : « Le référendum de dimanche convoqué à la hâte par Alexis Tsipras sera un plébiscite pour ou contre le maintien dans la zone euro. Suspense garanti ». On est à deux doigts de la catastrophe : « Ochi ou nai. Non ou oui. D’un mot, d’un seul petit mot, dimanche, les près de 10 millions d’électeurs grecs peuvent faire basculer le destin de leur patrie. Et dans la foulée celui des dix-neuf pays de la zone euro. Voire celui des vingt-huit États de l’Union européenne ». Bref, l’austérité ou la mort. Fusillés pour l’exemple.

L’Obs
Car « aujourd’hui, pour les dirigeants européens, l’enjeu n’est pas financier, il est surtout de faire plier le gouvernement grec, afin que les autres peuples ne soient pas tentés de porter au pouvoir des forces politiques opposées aux logiques néolibérales », estime Philippe Légé, maître de conférences en économie à l’Université de Picardie, membre de l’association des Economistes Atterrés. Pour lui Depuis des mois, la crise grecque fait l’objet d’une véritable mise en scène de la part des classes dirigeantes européennes. Celles-ci se sont efforcées de discréditer le gouvernement grec en dépeignant les "mauvaises manières" du ministre des Finances, Yanis Varoufakis, puis en accusant le Premier ministre, Alexis Tsipras, d’avoir "menti" à Jean-Claude Juncker. Ce storytelling a été relayé par de nombreux médias et l’on peut se demander si la parole de Monsieur Juncker – qui a dirigé le principal paradis fiscal européen pendant plus de 18 ans – est sacrée ». Et exemplaire.

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