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Les ouvriers sont en moins bonne santé que les cadres et leurs enfants aussi

Publiée le 01/12/2014

En 2013, l’ensemble des dépenses du système de santé était quasi stable à 247,7 milliards d’euros (11,7 % du PIB), selon l’Insee. La consommation de soins et de biens médicaux (CSBM) atteignait 186,7 milliards d’euros (+2,2 %), soit 2 840 euros par habitant. Elle est prise en charge à 77,4 % par l’État et à 13,8 % par les organismes complémentaires, 8,8 % restant aux ménages.

Les Français se portent plutôt bien. En 2012, 68 % d’entre eux se déclaraient en bonne ou très bonne santé. L’espérance de vie en bonne santé est de 62,7 ans pour les hommes et de 63,6 ans pour les femmes.
Mais il existe des inégalités liées au milieu social, perceptibles dès l’enfance. 22 % des enfants d’ouvriers sont en surcharge pondérale contre 12 % des enfants de cadres. Seulement 42 % des premiers ont les dents intactes contre 66 % des seconds. De même, en troisième, ils sont respectivement 22 % et 33 % à porter des lunettes, révélant un défaut de dépistage et de prise en charge.
Ces disparités persistent à l’âge adulte. En 2008, 11 % des ouvriers de 40 à 59 ans avaient des difficultés pour voir de près, même avec leurs lunettes, contre 3 % des cadres.

36 % des bénéficiaires du RSA en détresse psychologique
Les mêmes inégalités existent pour les accidents du travail avec arrêt. Les ouvriers sont quatorze fois plus touchés que les cadres, principalement dans la construction, la santé et l’hébergement-restauration.
Sur les 54 000 maladies professionnelles reconnues en 2011, 85 % concernaient des troubles musculo-squelettiques, dont les ouvrières sont les premières victimes. La surdité touche les ouvriers de l’industrie et les dermatoses les coiffeuses. La part des maladies liées à l’amiante est faible, mais elles constituent la grande majorité des cancers professionnels.
Les bénéficiaires de minima sociaux sont particulièrement défavorisés en matière de santé. Moins de 60 % des bénéficiaires du RSA se déclarent en bonne santé contre 80 % de l’ensemble des 18-59 ans. 36 % d’entre eux sont en détresse psychologique contre 14 % du reste de la population. En 2011, pour raisons financières, 18 % d’entre eux avaient renoncé à une consultation médicale et 27 % à des soins dentaires, contre respectivement 4 % et 11 % de l’ensemble des 18-59 ans.

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