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L’OFCE pointe le bilan désastreux des politiques d’austérité

Publiée le 10/11/2014

C’est un véritable réquisitoire contre la politique économique du gouvernement que dresse l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) dans son rapport sur les perspectives économiques. Rendue publique le 29 octobre, l’étude dresse un bilan accablant des politiques d’austérité menées depuis 2011.

Faiblesse de la demande
Selon l’OFCE, les politiques de restrictions budgétaires coûtent chaque année entre 1,4 et 1,6 % de croissance depuis 2011. Elles coûteront encore 1,2 % en 2014 et 1 % en 2015. Bilan : ces mesures d’austérité sont le principal frein à la croissance. Le PIB a augmenté de seulement de 1,1 % depuis 2011. Pire, la désinflation est engagée et la déflation pourrait s’installer : « Sans la dépréciation de l’euro, l’inflation [terminait] l’année 2015 en territoire négatif », estime l’OFCE.

Nous sommes plutôt dans le « contexte d’une insuffisance de demande caractérisée », décrit l’étude. Le gouvernement persiste malgré tout dans sa politique de l’offre. La France a un problème de demande inférieure à l’offre, explique Éric Heyer, l’un des auteurs de l’étude : « La première limite à la production, c’est le niveau faible des commandes. » Autre facteur aggravant, l’effondrement en cours de l’immobilier. L’investissement des ménages dans le logement a chuté de 9,6 % depuis 2011.

Chèque en blanc aux entreprises
Les perspectives tracées par l’OFCE sont sombres : le chômage va continuer à croître jusqu’en 2015. L’appareil de production étant sous-utilisé, un éventuel retour de croissance sera d’abord absorbé par les sureffectifs. Le chômage poursuivrait sa progression, pour atteindre 9,9 % fin 2015. 

Les contribuables vont continuer à faire des chèques en blanc aux entreprises. En 2014, la hausse de la TVA (qui a permis de financer le CICE) a un effet récessif, de -0,22 %, évalue l’OFCE. Plus important que l’effet positif du crédit d’impôt lui-même (0,15 %) ! Pourtant, le gouvernement semble déterminé à poursuivre une politique dont il constate lui-même « l’échec », selon le terme utilisé par le ministre du Travail. Cerise sur le gâteau, entre 2014 et 2015, si les prélèvements obligatoires des entreprises vont baisser de 18 milliards d’euros, ceux des ménages augmenteront de 19 milliards. Les contribuables seront donc littéralement contraints de payer les cadeaux offerts par le gouvernement aux entreprises.

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