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Alerte : la médecine scolaire peut disparaître

Face à ce risque, des assises, organisées par la Fédération FO de l’Enseignement, se sont tenues le 7 février au siège de la Confédération.

Publiée le 26/02/2014

D’ici à une dizaine d’années, si rien n’est fait, à force de départs à la retraite ou vers d’autres missions, la médecine scolaire disparaîtra. C’est l’avertissement que la Fédération FO de l’Enseignement (FNEC FP FO) et son syndicat des médecins de l’Éducation nationale (SMEDEN) ont voulu donner en organisant le 7 février, au siège de la Confédération à Paris, des «Assises nationales de défense de la santé scolaire». Deux autres syndicats, des infirmiers et des assistants sociaux de l’institution scolaire, étaient présents.

Hubert Raguin a introduit la journée, Jean-Claude Mailly l’a conclue. Tous deux se sont émus des «dégâts collatéraux du pacte de responsabilité et des 50 milliards, voire plus, à trouver». Le Secrétaire général de la FNEC a fustigé le désengagement de l’État, «l’abandon de la santé scolaire aux collectivités territoriales et sa destruction comme service public au sein de l’Éducation nationale». Et pour le Secrétaire général de FO, «quand des services publics disparaissent, cela concerne tout le monde, l’ensemble des usagers, des citoyens». Puis, s’adressant à la salle: «Vous avez un rôle important vis-à-vis des élèves, des parents, mais aussi vis-à-vis du système de santé en général.»

La pensée médicale menacée à l'école

Il n’y a plus aujourd’hui que 1 100 médecins scolaires, alors qu’ils doivent dépister les problèmes de santé, physique ou mentale, les enfants en situation d’échec, si ce n’est gérer l’urgence. D’où cet appel du docteur Pierre Rivière, psychiatre et pédopsychiatre, pour «la défense de la pensée médicale», la plus apte à traiter les troubles des apprentissages et du comportement.

«La santé scolaire a été créée en 1945, en même temps que la Sécurité sociale, pour répondre aux problèmes de santé de l’après-guerre et faire un dépistage de masse, chez les enfants et les adolescents, de la malnutrition et de la tuberculose. Les objectifs furent atteints.» Ce petit détour par l’Histoire du Secrétaire général du SMEDEN, Christophe Decoker, permet de mesurer l’importance de la présence de médecins au sein de l’Éducation nationale. Il faudra attendre 1969 pour que paraisse une «instruction générale sur le fonctionnement du service de santé scolaire», prévoyant des secteurs de 5 000 élèves pour un médecin, deux infirmières et deux assistantes sociales. Elle rendait également obligatoire des bilans médicaux à chaque grande étape de la scolarité. Ces objectifs-là, en revanche, n’ont jamais été atteints.

D’où l’apparition des difficultés. Proviseur au lycée Hoche de Versailles, Loïc Toussaint de Quievrecourt (iD FO) a relaté son expérience : «Cette capacité à apprendre peut être perturbée par les troubles de l’adolescence, signe pour le professeur, le conseiller d’éducation, le chef d’établissement, que quelque chose ne va pas. Mais le plus souvent, on en reste là..., parce qu’on n’est pas psychologue.» Confronté depuis trente ans à divers publics scolaires et à des situations complexes, l’orateur a plébiscité «l’approche plurielle que permet le travail conjoint avec le médecin scolaire, l’infirmière et l’assistante sociale».

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