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Troubles Musculo Squelettiques : un fléau contemporain

La médecine du travail, un système d'alerte efficace

Publiée le 09/02/2014

Le point de départ d’une reconnaissance en maladie professionnelle, c’est la prise de conscience.
Or le lien entre maladie et profession n’est pas facile à établir. Cela implique une connaissance très fine de la situation de travail, doublée d’un avis médical.
Il y a en plus un effet différé, qui rend parfois le lien difficile à faire. «Ce que je fais aujourd’hui, je le paierai dans trente ans.» Les personnes les plus à même de détecter l’origine professionnelle d’une pathologie sont les médecins du travail.
Souvent ce sont eux qui donnent l’alerte. «Une femme travaillant dans le secteur de la confection souffrait de l’épaule gauche, illustre le docteur Riquet. Pour le rhumatologue qu’elle était allée consulter, ce ne pouvait être dû à son travail puisque sur les machines à coudre on sollicite plutôt, a priori, le bras droit. Mais en demandant à la femme de détailler sa façon de travailler, je me suis rendu compte qu’elle faisait avancer le tissu avec son épaule gauche. Et ce, depuis des années avec un rythme de travail de plus en plus intense.»
La médecine du travail est un instrument de détection unique. «Le problème, c’est que l’on est en train de démédicaliser ce service», regrette le secteur Protection sociale de FO. «C’est une vraie perte pour le risque TMS.» À cette démédicalisation s’ajoutent des cadences accélérées et un nombre de praticiens qui se réduit comme peau de chagrin. «Aujourd’hui, dans la plupart des entreprises, les médecins du travail voient les gens en urgence, relate le docteur Riquet. Nous n’avons plus le temps de faire un vrai travail de fond. Il faudrait que les gens puissent venir consulter dès qu’ils ont mal. Dans les sociétés qui ont des services autonomes, c’est assez facile. Pour ceux dont la médecine du travail est répartie sur plusieurs entreprises, c’est nettement plus compliqué.»

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