Les actualités de l’Union départementale FO Vienne


L'agenda FO Vienne

Consultez tous les évènements


Les actualités archivée

Voir les actualités en cours

Voir les archives

14 novembre : grève nationale contre la réforme des rythmes scolaires

Le rejet du décret Peillon sur la semaine de quatre jours et demi dans le premier degré, appliqué ou non, grandit partout.

Publiée le 14/11/2013

Le conseil municipal de Binost, dans le Rhône, a décidé à l’unanimité de ne pas appliquer les nouveaux rythmes scolaires en 2014 dans ce village de quatre cents habitants, situé en plein Pays de L’Arbresle. Comme un symbole de la résistance à la réforme Peillon.

Pas moins de sept fédérations syndicales* appellent à faire grève le 14 novembre dans le premier degré, pour le retrait du décret instaurant la semaine de quatre jours et demi. Cet appel concerne non seulement les enseignants, mais aussi les personnels des collectivités territoriales: animateurs, éducateurs, enseignants artistiques et ATSEM (agents de maternelle).

Les méfaits de la territorialisation de l'école 

À Paris, fer de lance d’une mobilisation des instits, des territoriaux et des parents contre la mise en place de la réforme dès 2013, le SNUipp-FSU 75 et des syndicats de la Ville se sont joints à l’appel. Une situation qui s’étend à de nombreux départements. Norbert Trichard (SNUDI FO) analyse : «Le ministre a réussi le tour de force de se mettre à dos les enseignants, les parents, les territoriaux, les maires... Il n’y a que le Secrétaire général du SNUipp pour trouver encore des vertus au décret, malgré les appels à la grève de nombreuses sections départementales... du SNUipp.»

Le dispositif est parfois arrêté. Dès le jour de la reprise, le 4 novembre, la commune de Boves (Somme) est revenue à la semaine de quatre jours après avoir testé la réforme. Les parents ont taclé les trop longues journées des enfants. Le désenchantement du maire est patent : il a recruté des animateurs pour des activités périscolaires, pendant la pause méridienne, afin de ne pas toucher à l’heure de sortie des élèves : 16h30, afin d’éviter ces mêmes activités le soir, trop onéreuses.

Les méfaits de la «territorialisation de l’école», pour Hubert Raguin, de la Fédération FO de l’Enseignement, qu’il rapproche de cette volonté de désengager l’État qui va de pair avec la politique d’austérité. De nombreuses communes qui avaient opté pour le report en 2014 n’en veulent plus. Qu’importe, Vincent Peillon est allé jusqu’à dire que sa réforme était «victime de son succès».

Le 4 novembre toujours, le ministre était l’invité de France Inter. Les résultats de la consultation organisée par cette radio, depuis le 15 octobre, sur les nouveaux rythmes scolaires venaient de tomber : 17.000 réponses et un premier constat : sept enfants sur dix seraient «plus fatigués». Le ministre allait ensuite visiter un groupe scolaire à Torcy, en Seine-et-Marne, un département où seules 33 communes sur 514 ont mis en place les nouveaux rythmes scolaires. Mais à Torcy, où ils s’appliquent, tout se passe, paraît-il, «dans la sérénité». La directrice de l’école maternelle n’en a pas moins soulevé la question qui se pose partout : «Il y a une confusion avec le périscolaire, les loisirs; où est l’école dans tout cela ?» Réponse le 14 novembre au soir ?

* Fédérations FO de l’Enseignement (FNEC FP) et des Services publics et de Santé (SPS); des Services publics CGT et CGT Éducation; SUD Éducation et SUD Collectivités territoriales; FAEN.

Lien permanent Nom de l'auteur