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Mobilisation et mise en garde réussies pour les policiers

Publiée le 30/10/2013

Non-respect des engagements, suppression en catimini de primes pour les élèves policiers, report de repos… Avant le vote du budget 2014, les policiers prennent date.
Contre l’austérité et la rigueur, plusieurs milliers de policiers ont manifesté le mardi 22 octobre à l’appel d’Unité SGP Police FO. Cette manifestation a été appelée à la suite de l’annonce de la suppression d’une indemnité de sujétions spéciales (ISSP) de 200 euros pour les élèves gardiens de la paix.

Cette mesure visait à économiser annuellement 12 millions d’euros, mais a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.

Mesure purement économique donc, à l’image du budget de la police prévu pour 2014. C’est pour contester la suppression de cette ISSP, mais aussi plus globalement pour répondre au budget d’austérité et à ses conséquences que les policiers se sont mobilisés. «Les impatiences cèdent le pas à la colère», a précisé Henri Martini, le Secrétaire général d’Unité SGP Police FO.

Le temple de la rigueur

À Paris, c’est devant «le temple de la rigueur», à savoir le ministère des Finances, que se sont réunis 4.000 policiers. Mais de nombreuses villes ont également pris une part active au mouvement, notamment Dijon, Bordeaux, Strasbourg, Lyon, Mâcon, Besançon, Lille ou Rennes. Ce sont ainsi plusieurs milliers de manifestants qui, à travers la France, se sont mobilisés. N’acceptant pas en l’état le budget 2014 et ses coupes claires, Henri Martini a exhorté les policiers à «refuser une méthode qui ravage les fondements du pacte social». Et de poursuivre: «Partout sont assis les principes de la précarité, partout sont installées les règles d’une orthodoxie financière qui démolissent le lien social.»

Car la remise en cause de l’ISSP intervient après quatre années de gel du point d’indice de la fonction publique. Après le report de neuf mois d’une revalorisation salariale prévue pour les gardiens de la paix dans le cadre d’un protocole quinquennal que l’État refuse aujourd’hui d’assumer. Mais aussi après les reports de repos sans aucune des compensations réglementaires prévues. Autant de remises en cause unilatérales qui interviennent également dans un contexte de dégradation générale des conditions de travail des policiers, de nouvelles tâches à assumer, avec une «politique du chiffre» maintenue et des effectifs en berne. Henri Martini a rappelé que «le policier est un salarié qui n’accepte pas, comme les autres salariés, d’être sous-payé, d’être maltraité». Fort de sa mobilisation réussie, le mouvement a donc pris date. Il a également acté que sans évolution de la part des pouvoirs publics sur le budget prévu et ses modalités, ce sera devant la place Beauvau qu’aura lieu le prochain rassemblement. «Soit nous parvenons à nous faire entendre, soit ce gouvernement prend le risque d’un déraillement», a clairement annoncé Henri Martini. Le rapport de force se construit et la manifestation du 22 octobre sera à ce titre un premier point d’appui.

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