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Agroalimentaire : porc et le pire....

Publiée le 22/10/2013

Les récentes difficultés de la société bretonne d'abattage de porcs Gad a nourri tous ces derniers jours les médias, qui se sont inquiétés de l'avenir de la filière agro-alimentaire en Bretagne.

Le Figaro
«À peine annoncé, le Pacte d'avenir Bretagne, dont le premier ministre a promis mercredi la finalisation pour la fin de l'année, semble déjà écorné. Une nouvelle douche froide s'annonce en tout cas pour les 850 salariés de l'abattoir Gad de Lampaul-Guimiliau (Finistère). Il y a une semaine, le tribunal de commerce de Rennes a validé le plan de continuation de Gad, en redressement judiciaire depuis février. Celui-ci sauve l'abattoir de Josselin (Morbihan), mais prévoit la fermeture de celui de Lampaul-Guimiliau». Le monde selon Gad semble bien incertain.

Libération
Un bien sale temps sur la Bretagne : «Les derniers mois ont été marqués en Bretagne par une litanie de mauvaises nouvelles, suscitant la colère et le désespoir de milliers de salariés : restructuration chez le volailler Doux, avec la suppression de 1 000 emplois, réduction de la production chez son concurrent Tilly-Sabco, fermeture de deux usines par le N°1 du saumon fumé, le norvégien Marine Harvest, touchant 400 emplois». La Bretagne meure-t-elle ?

Le Monde
Car «entre 1968 et 2008, la Bretagne est devenue la première région de France pour les industries agroalimentaires, tant en nombre d'emplois qu'en part du secteur dans l'emploi régional. L'agroalimentaire, qui dépasse de peu l'agriculture comme pourvoyeur d'emplois, représente aujourd'hui plus d'un tiers de l'emploi industriel breton».

L’Yonne républicaine
En tous cas, elle bouge encore : «quelque 300 salariés de l'agroalimentaire breton ont bloqué jusqu'en fin de matinée l'aéroport de Brest, un des symboles de l'économie en Bretagne. A l'appel des syndicats CGT et FO des entreprises Doux et Tilly-Sabco (volaille), Marine Harvest (poisson) et Gad (abattage et découpe de porc), les salariés se sont allongés sur le tarmac». Pour éviter le crash et pour prendre le mors aux dents.

Le Nouvel Observateur
«Autre cheval de bataille en Bretagne : l'Europe et "les distorsions de concurrence" ou "dumping social". Car si producteurs et abattoirs allemands taillent des croupières aux Bretons, ils le font pour partie grâce à l'absence d'harmonisation sociale en Europe, qui leur permet d'engager "une main d'œuvre intérimaire", venue pour l'essentiel d'Europe de l'Est, employée à des tarifs horaires extrêmement bas». Le porc se baisse à l'Est.

Le Point
Ce que confirme le directeur général de l'Association bretonne des entreprises agroalimentaires qui pointe également «l'impossibilité de répercuter le prix de revient à la hausse, notamment auprès de la grande distribution. C'est en partie lié à l'attitude des consommateurs qui ne consacrent plus que 12% de leur budget à l'alimentaire contre 25% il y a 20 ans». Il faut que cela fait quelque temps maintenant que les Français sont entrés dans une période de vaches maigres.

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