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Les services publics au régime sec

Publiée le 04/10/2013

Selon ses propres termes, le gouvernement entend réaliser «un effort d’économies sans précédent de 15 milliards d’euros».

Six milliards porteront sur ce que le dossier de presse de Bercy appelle «la sphère sociale» –dont les retraites et l’assurance-maladie– et neuf milliards proviendront des dépenses de l’État, de ses agences et des collectivités locales. Pour arriver à un tel résultat, le gouvernement a décidé d’infliger aux fonctionnaires une potion particulièrement amère avec trois ingrédients.

En premier lieu, le point d’indice sera gelé pour la quatrième année consécutive, ce qui constitue une nouvelle perte de pouvoir d’achat pour les fonctionnaires et un signe indiscutable de continuité d’un quinquennat à l’autre.

Deuxièmement, les crédits destinés aux mesures catégorielles passeront à 270 millions alors qu’ils étaient, en moyenne, de 550 millions entre 2008 et 2012.

Enfin, les effectifs publics vont connaître une nouvelle saignée : tous ministères confondus, ce sont plus de 13.000 postes qui seront supprimés en 2014 et qui viennent s’ajouter aux 12.300 détruits en 2013. Au passage, toutes ces suppressions d’emplois représentent plus que la totalité des créations de postes opérées dans l’Éducation nationale et la police. En clair, le projet de budget 2014 va au-delà de l’engagement de François Hollande de stabiliser le nombre de fonctionnaires. Pire encore, si les postes supprimés sont statutaires, les créations, en revanche, sont souvent des emplois contractuels et précaires.

Un plan social déguisé

Mais ce plan social qui ne dit pas son nom n’est pas la seule mesure d’économie. Les opérateurs de l’État (Météo France, VNF, universités, etc.) verront leurs moyens d’intervention diminuer de 4%, tandis que ceux des ministères baisseront aussi de 2%. Si la plupart des mesures que devront prendre les ministères et les opérateurs ne sont pas encore connues, certaines décisions déjà actées par Bercy donnent un avant-goût : désindexation de l’Aide personnalisée au logement (177 millions), baisse de 10% du budget alloué à l’aide juridictionnelle –l’accès gratuit à un avocat pour les plus pauvres– et une économie de 300 millions sur l’assurance-chômage dont le déficit dépassera pourtant 5 milliards l’an prochain.

C’est le problème: en matière budgétaire, les chiffres finissent toujours par devenir concrets et les économies annoncées par le gouvernement auront un coût pour les usagers et les agents.

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