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La position du gouvernement français au sujet du gaz de schiste

Publiée le 25/09/2013

François Hollande a exclu toute exploration du gaz de schiste sous sa présidence. Mais le débat sur ce sujet sensible –désastre environnemental pour les uns et miracle économique pour les autres– est loin d’être clos.
"Tant que je suis président, il n’y aura pas d’exploration de gaz de schiste en France", a déclaré François Hollande lors de son entretien télévisé du 14 juillet. Selon le président de la République, personne ne peut aujourd’hui affirmer que les forages sont exempts de risques lourds pour la santé et l’environnement. Son engagement a réjoui les écologistes. Mais il n’a pas pour autant mis fin au débat qui divise défenseurs de l’environnement, industriels et politiques.

Selon l’agence américaine d’information sur l’énergie (EIA), qui a réalisé l’unique étude sur les réserves dans le monde, la France disposerait dans son sous-sol de 3870 milliards de m3 exploitables de gaz de schiste, essentiellement dans les Cévennes et en Île-de- France. Même si ces estimations sont en baisse de 23% par rapport à la précédente étude sortie en 2011, l’Hexagone est le deuxième pays d’Europe derrière la Pologne pour les réserves en gaz. Elle demeure en tête pour le pétrole avec 4,7 milliards de barils.

Reste que pour explorer et exploiter ce gaz, une seule technique est actuellement disponible : la fracturation hydraulique. Et elle est interdite en France depuis la loi Jacob de juillet 2011. Cependant, ce texte, actuellement soumis à une question prioritaire de constitutionnalité, pourrait bien être invalidé en octobre par le Conseil constitutionnel. Dans ce cas, plus rien ne s’opposerait à une reprise des forages.

Privilégier l’environnement ou l’emploi

Sur le plan politique, Jean-Marc Ayrault doit composer avec les annonces du ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg. Ce dernier, dont le ministère est également chargé des matières premières, s’est dit à plusieurs reprises favorable à une exploration «propre» et «écologique» du gaz de schiste. Il défend l’idée de la création d’une entreprise publique française et propose également que l’exploitation du gaz participe au financement de la transition énergétique.

François Hollande lui-même a été ambigu sur la question. En septembre 2012, il avait annoncé le rejet de sept demandes de permis soupçonnées de viser des hydrocarbures non conventionnels. Mais en novembre, il avait aussi affirmé qu’il prendrait ses responsabilités si la recherche aboutissait à une nouvelle technique de forage non polluante.

Car en période de crise, le gaz de schiste laisse entrevoir une formidable bouffée d’oxygène économique et les industriels s’impatientent. Selon les estimations de l’Institut de recherches économiques et fiscales (IREF), en se basant sur le modèle américain, cet hydrocarbure permettrait de créer 62.000 emplois en France. C’est pourquoi FO est favorable à une exploration maîtrisée et encadrée par les pouvoirs publics.

C’est le sens de la contribution de la Confédération au débat national sur la transition énergétique, qui s’est tenu de novembre 2012 à juillet 2013. Ce grand chantier, auquel FO n’adhère pas pour autant, doit permettre à la France de se désengager du nucléaire et des ressources fossiles, de réduire sa consommation d’énergie et d’émettre moins de carbone.

La synthèse sera remise au gouvernement le 20 septembre, lors de la conférence environnementale et alimentera la loi de programmation énergétique. Elle recommande, entre autres, de mener une étude pour évaluer l’impact socio-économique du gaz de schiste sur le tourisme, l’emploi, le prix de l’énergie, mais aussi ses effets sur l’environnement et le climat.

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