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Le nouveau tour de vis budgétaire entame le gouvernement

Publiée le 25/07/2013

Le projet de loi de finances pour 2014 prévoit 20 milliards d’économies, au risque de précipiter la France dans une récession durable.

La journée du 2 juillet aura été rude pour le gouvernement qui défendait son projet de budget pour 2014 au Palais-Bourbon. Matignon veut réduire le déficit public d’un point de Produit intérieur brut (PIB), soit 20 milliards d’euros supplémentaires à trouver.

Comptant peu sur les recettes –6 milliards d’impôts en plus–, le gouvernement envisage de trouver les 14 autres milliards en taillant dans les dépenses. Le rapporteur du Budget à l’Assemblée nationale, M. Eckert, évoque jusqu’à 13.200 suppressions de postes dans certains ministères, à la Défense et à l’Écologie notamment. Apprenant la baisse de 7% des crédits de ce ministère, le sien, l’un des plus sévèrement touchés en effet, Delphine Batho lâchait sur RTL: «C’est un mauvais budget.» Lui ayant demandé de «retirer ses propos», ce qu’elle a refusé, le chef de l’État mettait fin à ses fonctions dans la soirée.

Une nouvelle cure d’austérité

L’annonce d’une nouvelle cure d’austérité provoque une crise inédite au sommet de l’État. «Le gouvernement ne semble tirer aucune leçon et persiste dans une politique d’austérité qui aggrave la crise, avait prévenu FO la veille. En réduisant la dépense publique, en plus d’une réduction salariale, c’est la demande qui se réduit et, au final, ce sont moins d’emplois, donc moins de recettes fiscales et sociales.» Or tout part et tout revient toujours au même point, à ces 3% de PIB que le déficit public ne devrait pas dépasser, règle édictée par l’Union européenne et ses États membres.

Le 27 juin, la Cour des comptes annonce un déficit aux alentours de 4% fin 2013, au lieu des 3,7% prévus par le gouvernement. Elle demande donc un nouveau «coup de frein» pour les dépenses sociales et publiques. Si la question des retraites ne fait que commencer, la Cour propose de prolonger le gel des salaires des fonctionnaires et va jusqu’à suggérer de ne remplacer dans les administrations qu’un départ sur six à la retraite. Le lendemain, François Hollande jugeait que les fonctionnaires ne doivent pas être une «variable d’ajustement», mais, le 2 juillet, Marylise Lebranchu, ministre de la Fonction publique, annonçait que 2014 sera «une mauvaise année budgétaire à passer». Et d’annoncer dans la presse, et après la Cour des comptes, le futur gel du point d’indice cette année-là. Si cela devait se confirmer, ce serait la quatrième année consécutive. «Tant la méthode que la décision sont inacceptables», dénoncent les fonctionnaires FO, qui ajoutent: «Aucun gouvernement n’avait encore osé geler le salaire, donc le pouvoir d’achat, des fonctionnaires pendant quatre ans.»

Quant à Pascal Pavageau, Secrétaire confédéral de FO, il revient sur la destruction de plus de 30.000 postes statutaires dans la fonction publique de l’État, «non compensée par l’annonce de quelque 10.000 emplois contractuels, voire précaires». Il s’insurge : «Avec de telles mesures, ce sont des missions publiques, bien que prioritaires socialement, que l’on abandonne; des services publics de proximité en moins.»

Hasard de calendrier, le 2 juillet encore, l’ATH, Association technique de cabinets d’audit et d’experts-comptables, publiait une étude annonçant que, depuis la crise de 2008, la rémunération moyenne des dirigeants du CAC 40 a augmenté de 21%.

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