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Rentrée scolaire 2013 : Vincent Peillon fait le forcing

Publiée le 29/04/2013

La circulaire ministérielle du 11 avril est la mise en œuvre de la loi de «refondation», rejetée par la rue et toujours à l’état de projet.

«Nous ne jugeons pas cette circulaire anecdotique», répond Hubert Raguin, Secrétaire général de la Fédération FO de l’Enseignement (FNEC FP), aux commentaires ayant accueilli celle que Vincent Peillon a publiée le 11 avril en vue de préparer la rentrée 2013. Certes, certains chantiers sont reportés à 2014, voire 2015, et cela vient de la résistance rencontrée par le ministre, en particulier contre son décret sur les rythmes scolaires. En masse, enseignants du premier degré et parents d’élèves se sont mobilisés pour le retrait et les élus locaux s’en sont mêlés. C’est ainsi qu’en septembre prochain, seuls 20% à 25% des écoliers passeront à la semaine de quatre jours et demi, 80% des communes ayant choisi de reporter une réforme par trop contestée.

Une question de méthode aussi. Comme l’indique le communiqué officiel accompagnant la circulaire, «après le vote de la loi en première lecture à l’Assemblée nationale le 19 mars dernier, la refondation de l’École se concrétisera encore davantage, dès la rentrée 2013». Or il ne s’agit encore que d’un projet de loi, soumis au Sénat à partir du 20 mai prochain. La circulaire précède donc la loi.

"Pas anecdotique" pour FO

Et elle n’a rien d’anecdotique. Comme le souligne Norbert Trichard, du SNUDI FO, elle «confirme les orientations rejetées à l’occasion des grèves du 12 février et du 28 mars, en particulier la territorialisation de l’école». Que dit la circulaire là-dessus? Qu’il est «nécessaire d’instaurer un équilibre entre le temps scolaire et le temps périscolaire. Le projet éducatif territorial (PEDT) est l’outil de collaboration locale qui peut rassembler l’ensemble des acteurs et permettre ainsi d’organiser des activités périscolaires prolongeant le service public d’éducation et en complémentarité avec lui». C’est confirmer l’ingérence des collectivités locales dans le fonctionnement de l’école de la République.

Autre disposition rejetée, ce rôle imparti à l’école, de la maternelle à la terminale, de «garantir à tous les élèves, à l’issue de la scolarité obligatoire, la maîtrise du socle commun», qui substitue les compétences aux connaissances. Le collège devrait «renforcer ses liens avec l’école élémentaire pour […] améliorer la transition entre l’école et le collège». C’est le fameux cycle CM2–6e de l’article 40 du projet de loi sur la refondation. Pour Jacques Paris, du SNFOLC, «un “métier commun” aux écoles et aux collèges se met en place».

À l’autre bout, le ministre prévoit une continuité entre le lycée et l’université, «pour, affirme M. Peillon, permettre de mieux y réussir». En cassant le thermomètre? Le baccalauréat, premier grade universitaire, serait en effet menacé par le cycle bac-3, bac+3 tel qu’envisagé par les deux ministères, Éducation nationale et Enseignement supérieur. La circulaire du 11 avril 2013 ouvre la voie et, comme le souligne le SNFOLC, elle «met en musique l’acte III de la décentralisation».

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