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Surendettement : la solitude des Femmes

Publiée le 19/03/2013

Ce sont 700.000 personnes environ qui se trouvent en situation de surendettement en France, 1,6 million en position d’«interdit bancaire», et inscrites au fichier central des chèques, et 2,5 millions au fichier des incidents de remboursement des crédits aux particuliers, selon la Banque de France. Cette dernière vient d’ailleurs de publier, le 11 février, sa dernière enquête triennale sur la typologie des personnes ayant présenté un dossier à ses commissions de surendettement. Réalisée en 2011, elle confirme malheureusement une hausse de la catégorie des plus de 65 ans et des personnes vivant seules (divorcées, séparées, célibataires ou veufs/ves), ces dernières représentant 64,2% des surendettés. D’autre part, les femmes surendettées sont les plus représentées dans les tranches d’âge dites extrêmes, c’est-à-dire moins de 25 ans et plus de 75 ans. Le portrait type dégagé par cette étude présente le surendetté (ou plutôt la surendettée) comme ayant plus de 55 ans, ce qu’il est dans un cas sur quatre (23,6%), étant employé (35,1%) ou ouvrier (24,5%) et locataire (78,6%).

Les dettes de logement sont recensées dans pas moins de 45% des dossiers pour une somme moyenne de 3 614 euros. Et, sans surprise, celles concernant l’énergie dans pratiquement un cas sur deux. Ce sont d’ailleurs les charges courantes, présentes dans 75,6% des dossiers, qui asphyxient les budgets. Le rapport annuel de la Cour des comptes, présenté fin février, a révélé que le nombre de dossiers n’ayant pu se régler de façon amiable en raison de la faible capacité de remboursement, inférieure à 450 euros par mois dans 81,2% des cas, a augmenté de manière sensible en 2012. Le «reste à vivre» se réduisant comme peau de chagrin, 40% des nouveaux dossiers sont constitués de personnes ayant déjà fait l’objet d’une procédure. Autre signe inquiétant : la progression, en 2011, des surendettés étant des salariés en activité et principalement en contrat à durée indéterminée.

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