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Guerre des nerfs "Retraites complémentaires : la négociation à la peine"

Publiée le 25/02/2013

Le MEDEF continue de refuser la demande de quatre organisations syndicales, dont FO, d’une hausse de cotisation qui ouvrirait des droits aux futurs retraités, pour financer les régimes.

Jeudi 14 février, la cinquième réunion de négociation entre les partenaires sociaux gestionnaires des régimes de retraite complémentaire ARRCO et AGIRC aura surtout mis en exergue les points de blocage entre patronat et confédérations syndicales. Si le MEDEF a mis sur la table un nouveau projet d’accord, le texte reprend globalement des propositions déjà avancées lors de la précédente séance. Le patronat préconise ainsi une revalorisation des pensions inférieure de 1 point à l’inflation sur cinq ans, à partir du 1er avril 2013. Tandis que les organisations syndicales, FO en tête, demandent une augmentation de la cotisation pour apporter de nouvelles ressources aux régimes en difficulté financière –4,5 milliards d’euros de déficit estimé en 2013–, le patronat suggère d’augmenter progressivement le «taux d’appel» de 125% à 130%.

Déficit de 4,5 milliards d'euros en 2013

Concrètement, cela se traduirait pour les salariés du privé par une hausse des cotisations ne leur ouvrant pas de droits supplémentaires pour leur retraite complémentaire. Inacceptable en l’état pour quatre des cinq confédérations syndicales – FO, CGT, CFTC, CGC. Celles-ci revendiquent une hausse du «taux contractuel», qui, lui, ouvre des droits aux futurs retraités.

Pour Philippe Pihet, chef de file de la délégation FO, l’augmentation du taux contractuel des cotisations est un préalable à toute mesure de moindre revalorisation des pensions : «C’est l’essence même de la répartition, contribuer collectivement à un effort pour pouvoir bénéficier plus tard des effets de son salaire différé, c’est-à-dire de ses cotisations, souligne-t-il. Une désindexation des pensions et une augmentation du taux d’appel ne permettraient pas de dégager suffisamment d’économies, elles rapporteraient environ 6 milliards d’euros alors qu’il faudrait 8 milliards pour combler le déficit à l’horizon 2017», explique-t-il. Une hausse de 1 point du taux contractuel des cotisations rapporterait quant à elle environ 5,6 milliards par an.

Alors que les positions patronales et syndicales restent éloignées, les syndicats ont demandé, à l’instigation de FO, une date supplémentaire de négociation avant l’ultime réunion prévue le 7 mars. Ce qui a été refusé par le MEDEF. Le temps presse désormais pour les négociateurs : sous peine de creuser encore les déficits, ils veulent trouver un accord avant la prochaine revalorisation des retraites complémentaires, qui intervient au 1er avril prochain. Le 7 mars s’annonce donc comme la réunion de la dernière chance. L’enjeu est très important puisque près de douze millions de retraités sont concernés.

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