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Trop d'automédication peut nuire à la santé

Publiée le 19/12/2012

Leur pouvoir d’achat grippé, les Français se tournent toujours plus vers l’automédication.

Alors que dernièrement plusieurs sondages ont confirmé qu’environ un tiers des Français renonçait à aller consulter pour des raisons financières, une récente enquête a fait apparaître que, parallèlement, l’achat de médicaments sans prescription avait poursuivi sa hausse, soit 4,7% en 2012.

Une volonté des autorités : en juillet 2008, la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, voulant booster l’automédication, jugée inférieure en France en comparaison de certains autres pays, avait, par décret, modifié «le code de déontologie des pharmaciens pour autoriser le libre accès dans les officines» aux produits destinés à cet effet, déclarant : «Les patients seront évidemment les premiers bénéficiaires de cette mesure.» Par la baisse des prix en vertu de la concurrence, ce qui n’est pas vraiment arrivé. Et d’ajouter que l’on pourra ainsi «obtenir le meilleur traitement au meilleur prix».

Or, la plupart des médicaments dont elle a favorisé l’utilisation par l’automédication sont actuellement l’objet de vives critiques quant à leur dangerosité. Ainsi le paracétamol, réputé bénin et qui a détrôné l’aspirine. Cette molécule se trouve dans de nombreux antalgiques portant des noms différents (Doliprane, Dafalgan, ...), qu’il ne faut surtout pas additionner sous peine de provoquer une insuffisance hépatique pouvant s’avérer mortelle. Elle est également contenue dans l’Actifed, l’une des meilleures ventes concernant les voies respiratoires. Saison pré-hivernale oblige, cette classe de médicaments, objet d’une actuelle déferlante de spots publicitaires télévisés, se trouve, pour ceux comprenant de la pseudoéphédrine, dans le collimateur de plusieurs spécialistes. Cette molécule à effet vasoconstricteur, et surtout de confort par décongestionnement, augmenterait les risques d’infarctus du myocarde et d’accidents vasculaires cérébraux (AVC), ces derniers se trouvant d’ailleurs en augmentation sensible ces dernières années avec leur cortège de coûts (hospitalisation, rééducation...).

Bien plus cher qu’un rhume de cerveau...

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