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Pire c'est, et mieux ce sera !!!

Publiée le 19/11/2012

Ce titre peut paraître ambigu, mais il sied parfaitement à la situation politique, économique et sociale dans laquelle nous nous trouvons.
En effet, plus les politiques d’austérité font de ravages en Europe, et plus les responsables politiques nous chantent la chanson : "ça ira mieux demain". Ou, autrement dit, souffre en silence bon peuple, le bonheur est pour plus tard, beaucoup plus tard.

Jusqu’à présent, les différents acteurs de la "troïka" (Fonds Monétaire International, Banque Centrale Européenne et Commission Européenne) n’ont pas fait preuve de remise en cause de leur dogme d’austérité, bien que le nombre d'acteurs économiques critiques ne cesse d’augmenter. Pas plus que la multiplication des manifestations dans de nombreux pays européens, dont certaines tournent à l’émeute, n’ont eu d’impact. Ni d’ailleurs, la montée des populismes, extrémismes et de toutes évolutions mettant en cause la démocratie.

En Europe, la locomotive allemande, enfermée dans ses certitudes rigoristes, a répondu jusqu’à présent par un "nein" dédaigneux à toute inflexion économique.
Mais voilà, la mondialisation a rendu tout le monde plus ou moins interdépendant, et l’Allemagne commence à connaître une baisse de ses exportations, une réduction des dépenses d’investissement, un ralentissement de l’emploi et de la consommation. Elle est rattrapée par la crise !

Ce qui est vrai pour l’Allemagne est aussi vrai pour le reste du monde, et notamment pour les économies émergentes, Chine en tête. Le reste du monde se moquait des difficultés de la "vieille Europe" ; aujourd’hui les difficultés de l’Europe "plombent" le reste du monde !
C’est pour cela que les décideurs n’ont plus d’autre alternative que d’infléchir leur politique économique.

Deux signes positifs viennent étayer cette évolution vers l’infléchissement. Le premier vient du FMI reconnaissant officiellement s’être trompé sur l’impact négatif de l’austérité, entraînant de fait la récession européenne puis mondiale. Le deuxième vient de l’Allemagne dont la chancelière Angela Merkel serait favorable à l’instauration d’un salaire minimum, de nature, ainsi, à relancer la consommation intérieure.
Certes, ce sont des éléments timides qui demandent à être accentués, mais il faut reconnaître qu’ils vont dans le bon sens.

Nous l’affirmons depuis longtemps : changer de politique est une nécessité ! Et cette nécessité ne peut que devenir réalité pour le bien de tous !

PS : Au moment où cet article est bouclé, le gouvernement français, par la voix de son Premier Ministre, vient de faire connaître ses arbitrages à la suite de la publication du rapport Gallois sur la compétitivité. Il faut bien constater que d'errements en reniements, ce gouvernement continue à appliquer les mêmes méthodes éculées : cadeaux fiscaux au patronat de 20 milliards d'euros.

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