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Jacques Moret, nouveau recteur, assure qu’il n’y aura pas de révolution mais un changement de cap.

Propos recueillis par la Nouvelle République

Publiée le 08/10/2012

Le recteur ne doit pas être bunkérisé dans son bureau. Il doit être sur le terrain. C'est là qu'il perçoit les enjeux, les attentes, les problèmes et qu'il noue des relations avec ses partenaires. ».

Le ton est donné. Jacques Moret fraîchement nommé recteur ne dissimule pas « son bonheur » de découvrir l'académie de Poitiers. Recteur protéiforme, il affiche sa volonté d'ouverture et d'échanges.

Votre accent est chantant ?
Je suis né à Perpignan. J'ai effectué mes études secondaires à Avignon puis mes études supérieures à l'université à Marseille. Mais ensuite j'ai vécu à Paris.
En fonction de vos postes ?
J'y suis allé pour passer le Capes puis l'agrégation de Sciences naturelles. A l'origine je suis un professeur de lycée. Je suis un pur produit de l'école républicaine. Ensuite, je suis parti faire mon service national en coopération au Maroc. C'est un excellent souvenir. J'ai passé un doctorat d'écologie à Orsay. J'ai exercé dans un collège très difficile à Corbeil- Essonnes, puis j'ai fait l'essentiel de ma carrière au Muséum national d'Histoire naturelle où j'ai été professeur et chercheur. Parallèlement, j'ai été pendant 15 ans membre du conseil national des Universités, section écologie. L'enseignement supérieur est un domaine qui m'est très familier. Il y a trois ans, j'ai été nommé directeur de l'Institut national de recherche pédagogique. Je me suis reversé dans le scolaire.
Quels seront vos premiers axes de travail ?
Pour moi, il y a un continuum de la maternelle jusqu'à l'université. Notre but est de travailler au service des élèves. Je suis décidé à m'investir dans le primaire, pivot de la réussite des élèves.
On a pu reprocher à la précédente rectrice un manque de dialogue, quelle est votre optique ?
De par ma formation, je suis un homme de dialogue, de concertation. L'école de la République n'est pas un objet en lévitation dans la société. Il faut aussi établir un partenariat avec toutes les collectivités territoriales et qu'on arrive avec elles à porter des projets partagés, tout en suivant les directives ministérielles. Il y a aussi des structures avec qui nous devons rétablir un dialogue : ce sont les syndicats, les associations de parents d'élèves ou d'aide aux handicapés. Et puis, j'ai cru comprendre qu'il y avait eu quelques tensions avec la carte scolaire. Pour moi une carte scolaire ne s'établit pas qu'en fonction des besoins comptables, ni uniquement dans le bureau du recteur.
Récemment deux enseignantes à Buxerolles ont été victimes d'agressions. Les enseignants demandent un classement différent de l'établissement. Qu'est-ce que vous en pensez ?
Je reçois aujourd'hui [NDLR : hier] une délégation de professeurs, de personnels et de parents d'élèves. J'ai souhaité les recevoir tout de suite. Je renouvelle ce qu'a dit le ministre, l'État sera là, à côté des personnels enseignants pour les soutenir.
Propos recueillis par M-L A

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