Les actualités de l’Union départementale FO Vienne


L'agenda FO Vienne

Consultez tous les évènements


Les actualités archivée

Voir les actualités en cours

Voir les archives

Le déficit 2012 de la “Sécu” sera plus important que prévu

Publiée le 26/07/2012

Le déficit du régime général de la Sécurité sociale devrait atteindre 14,7 milliards d’euros en 2012, au-dessus de la barre des 14 milliards fixée par le gouvernement Fillon. La ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine (photo), promet d’augmenter les investissements en faveur des hôpitaux publics en 2013.

Le trou de la “Sécu” dépassera en 2012 les prévisions du gouvernement Fillon, à en croire les chiffres rendus publics, jeudi 5 juillet, par la commission des comptes de la Sécurité sociale (CCSS). Le déficit du régime général de la Sécurité sociale devrait atteindre 14,7 milliards d’euros pour l’année 2012, en prenant en compte les mesures correctives prises par le gouvernement. Hors mesures, le déficit actualisé est estimé à 15,5 milliards d’euros, les nouvelles dispositions décidées par le gouvernement le portant à 14,7 milliards. Il s’était établi à 17,4 milliards en 2011.

Dans le détail, pour le régime général, le déficit après mesures correctives devrait être de 6,7 milliards pour la branche maladie, de 5,2 milliards pour la retraite, de 2,7 milliards pour la famille et de 100 millions d’euros pour la branche accidents du travail. Les deux mesures qui rapportent le plus sont la hausse de 2 points du prélèvement social sur les revenus du capital, passé de 3,4 % à 5,4 % (800 millions d’euros), et la hausse du forfait social de 8 à 20 % frappant l’intéressement et la participation (550 millions).

C’est insuffisant pour faire passer le déficit du régime général en-dessous de la barre des 14 milliards, comme l’envisageait le gouvernement Fillon. La faute, estime la commission des comptes de la Sécurité sociale, à la dégradation de la conjoncture économique. “L’année 2012 illustre la difficulté de la réduction des déficits sociaux en période de croissance lente, observe la CCSS. La poursuite de cette réduction suppose des apports de recettes substantiels ou un freinage supplémentaire de la dépense.”

Investir dans l’hôpital public
Pour la ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, “le bilan du quinquennat écoulé s’élève à 90 milliards d’euros”, en additionnant les déficits successifs de la Sécurité sociale depuis 2007. Une situation qui impose des “réformes structurelles volontaristes pour permettre à notre modèle social de perdurer”. Et parmi ces réformes, précise Marisol Touraine, “il y a l’évolution du mode de financement de la protection sociale”.

La ministre affirme par ailleurs que la progression des dépenses maladie, prévue par le gouvernement à 2,7 % en 2013 – contre 2,5 % en 2012 –, représentera “un effort considérable” estimé à 4,6 milliards d’euros. “Le choix que je fais, et ce que j’ai obtenu du Premier ministre, c’est de fixer un objectif à 2,7 % pour bien marquer notre volonté d’investir dans la santé, autour de la médecine de proximité, autour de l’hôpital public, autour de l’innovation et de la recherche qui sont menées à l’hôpital public”, a-t-elle expliqué. Et d’ajouter : “Je travaille à compléter cet engagement financier par des financements innovants pour les projets immobiliers des établissements hospitaliers.” Une politique qui pourrait être mise en œuvre via un grand emprunt national.

Article écrit par Sylvain Henry

Lien permanent Nom de l'auteur