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Le Secrétaire Général de l'UD FO Vienne s'exprime devant les militants et sympathisants rassemblés pour fêter le 1er Mai

Publiée le 11/05/2012

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Mes chers camarades,
Je vous souhaite la Bienvenue, en ce jour du 1er Mai 2012, à Poitiers, Place de la Liberté, haut lieu Républicain, emblématique de Liberté, de l’Égalité, de la Fraternité, de la Solidarité, de la Laïcité et de la Justice. 

Préalablement, permettez-moi de saluer fraternellement tous les travailleurs actifs et retraités ainsi que la Jeunesse de notre Pays, qui se rassemblent partout, en ce jour de 1er mai, dans la Vienne, en France, en Europe et dans le monde.

Le 1er mai, c’est la Journée Internationale des Revendications, des mobilisations, des luttes syndicales et des Solidarités ouvrières et salariales.
Le 1er mai c’est bien toujours L’HISTOIRE passée de nos aïeux, le feu PRESENT de la Classe Ouvrière, le COMBAT SYNDICAL PERMANENT, PROGRESSISTE et HUMANISTE qui est le nôtre.
Le 1er mai est l’Etendard de notre AVENIR, synonyme de notre engagement déterminé pour de nouvelles avancées sociales, facteurs de Progrès et de Justice Sociale et de Progrès pour l’Humanité contre les oppresseurs de tout poil particulièrement oppresseurs capitalistes, oppresseurs financiers et oppresseurs d’ETATS quels qu’ils soient.
Le 1er mai, c’est aussi la Mémoire, la Flamme du Souvenir, l’exigence de ne pas oublier les nôtres, Syndicalistes, et tous ceux, combattants et militants épris de Liberté et de Justice.
Symbole de l’UNION de tous les travailleurs dans le monde, fondé sur les engagements syndicaux et les combats de tous, le 1er MAI nous appelle à la mémoire, au souvenir impérissable, à l’hommage dû à l’égard de tous nos camarades syndicalistes morts, assassinés de par le monde,

Mes chers camarades,
90 syndicalistes sont tombés au champ d’honneur de la lutte sociale et syndicale, 90 camarades syndicalistes assassinés par les mains de bourreaux au service des exploitants de l’homme, des promoteurs de régimes totalitaires tout court, promoteurs du capitalisme et du libéralisme enfin, despote, barbare, tyrannique et esclavagiste. Et comment ne pas évoquer les 75 camarades syndicalistes menacés de mort et les 25000 camarades emprisonnés de part le monde, en détention qu’ils sont.

Mes chers camarades,
Permettez-moi d’associer à la mémoire de nos camarades syndicalistes assassinés, celle des 106 journalistes tués, morts eux aussi dans l’exercice de leurs fonctions en 2011, gardiens de la liberté de la presse et avant-gardistes qu’ils sont du droit à l’information, et qui avec nos camarades syndicalistes assassinés, sont les victimes connues du totalitarisme et de l’obscurantisme. En les tuant, en les assassinant, c’est la démocratie et les libertés fondamentales que l’on souhaite abattre, ce sont les droits universels de l’homme que l’on veut faire délibérément disparaître.
Nous le redisons pour la énième fois et nous le répèterons de manière incessante, …
Le 1er mai, n’est pas la « fête du travail ».
Le 1er mai, n’est pas la « fête de Jeanne d’Arc ».
Le 1er mai, n’est pas la journée « Travail, Famille, Patrie ».

La revendication qui a fait naître le 1er mai en 1884 est celle-ci :
« Huit heures de travail, Huit heures de repos, Huit heures de loisirs ».

Mes chers camarades,
Le 1er mai c’est la journée de commémoration du sacrifice de salariés qui ont donné leur vie pour TRAVAILLER MOINS ET ETRE REMUNERES MIEUX POUR FAIRE VIVRE DIGNEMENT LEURS FAMILLES.
LE SALAIRE DOIT ETRE FONDE SUR LES COMPETENCES ET SUR UNE JUSTE REPARTITION DES RICHESSES ENTRE LE TRAVAIL ET LE CAPITAL CE QUI N’EST PLUS LE CAS DEPUIS QUELQUES ANNEES OU LE CAPITAL ECRASE OUTRAGEUSEUMENT LE TRAVAIL ;
Le 1er mai n’est pas : « TRAVAILLER PLUS POUR GAGNER PLUS ».
Le 1er mai n’est pas : « TRAVAILLER LE DIMANCHE POUR GAGNER PLUS».
Le 1er mai n’est pas : « la journée du vrai travail ».

Les revendications fondamentales du 1er mai 2012, c’est :
un emploi pour Tous.
Au sens syndical, UN VRAI TRAVAIL, UN VRAI SALAIRE, UNE VRAIE FORMATION PROFESSIONNELLE, UNE VRAIE PROTECTION SOCIALE, UNE VRAIE RETRAITE, DES CONDITIONS DE VIE DIGNE, LE RESPECT DE TOUS ET DE CHACUN qui font vivre dignement et confortablement chacun, qui font vivre chaque famille.

C’est le droit d’être soigné, de se loger, de se chauffer, de se nourrir et de s’habiller dans les meilleures conditions sociales et humaines possibles.
C’est le droit à l’instruction, à l’éducation, à la formation, l’insertion, à l’accompagnement professionnel, économique et social, facteur d’émancipation intégrale.

C’est pour toutes ces raisons que FO revendique toujours aussi fermement l’abrogation de la loi du 20 août 2008 sur la représentativité syndicale issue de la position commune « Cgt, MEDEF, Cfdt, CGPME ». Cette loi est une forfaiture et une traitrise faite aux travailleurs, au monde du travail, à la classe ouvrière et au mouvement syndical ouvrier Français. Le mouvement syndical doit être et resté Libre, Indépendant, Universaliste et Internationaliste. La loi n’a rien à imposer à la revendication syndicale ouvrière, ni à celles et ceux qui la porte.

Mes chers camarades,
Le 1er mai c’est la liberté :
1 de revendiquer,
2 de s’associer en syndicat,
3 de manifester si besoin,
4 de contracter avec le patronat quand c’est possible,
5 de faire grève quand c’est nécessaire,
6 de représenter partout où il le faut les intérêts des salariés, chômeurs, retraités et des jeunes en devenir.

Le 1er mai c’est en toute indépendance, libre, en dehors de toute école politique, la capacité de mettre en œuvre le dialogue social avec le patronat et l’État patron dans le cadre de la République, des pratiques contractuelles et conventionnelles (secteur privé) et des Statuts (secteur public).

Le 1er mai c’est l’expression de la solidarité fondée sur l’ensemble des institutions sociales et Républicaines que sont la Sécurité Sociale, l’Assurance Chômage, les régimes de retraite, les Mutuelles et la Prévoyance.

Le 1er mai c’est la réaffirmation de la République une, indivisible, laïque et solidaire, garante de l’Egalité de traitement des Citoyens sans considération de statut et de classe sociale par la présence au plus près de chaque citoyen de Services Publics fondés sur une Fonction Publique Laïque et Républicaine.

Mes Chers camarades,
Si les syndicalistes sont la cible des gouvernements autoritaires et totalitaires c’est qu’ils sont et restent le symbole de la liberté et de la démocratie. Les événements du Printemps arabe en 2011, et notamment en Tunisie, ont montré que le soulèvement des peuples est d’abord initié par l’exigence de respect, de dignité, de liberté et de démocratie mais aussi en réaction à la dégradation des conditions sociales due en grande partie à la crise économique et financière mondiale.
En cette journée de solidarité internationale qu’est le 1er mai 2012, je vous annonce que notre Secrétaire Général, Jean Claude MAILLY, s’est rendu à la demande des camarades tunisiens à Tunis pour être à leurs côtés en ce jour et les soutenir dans leur action. Il participe donc en ce moment à un meeting et à la manifestation du 1er mai à Tunis.

La « Révolution du Jasmin » en Tunisie, mais aussi les événements en Egypte, au Maroc ou ailleurs ont été historiques et aujourd’hui, il y a lieu d’installer durablement la liberté et la démocratie dans ces pays après les avoir revendiqués et obtenus.
Il faut soutenir ces peuples et les camarades dans leurs revendications légitimes d’obtenir les libertés fondamentales. Ces événements doivent interpeller les gouvernants. Partout, les salariés résistent et se battent pour défendre leurs conditions de travail, leurs revendications, leurs droits y compris celui de s’organiser librement en syndicat.
Car il y a urgence, mes camarades, à remettre en cause le modèle capitaliste, libéral et financier. Il suffit de constater ce qu’il s’est passé en Grèce, ce qui se passe aujourd’hui en Espagne ou au Portugal.
Aujourd’hui, nous vivons une période mouvementée à double titre.
Une crise qui perdure et qui s’aggrave, une crise profonde du système capitaliste et, cela n’a échappé à personne, nous sommes en pleine campagne électorale et même en plein entre les deux tours.
S’agissant de la crise, FO le répète inlassablement, elle ne connaît pas de répit et en sortir nécessite une rupture à trois niveaux : international, européen et national, ce qui n’est toujours pas le cas.
Pour FO, l’émancipation des Etats des marchés financiers et une réforme du système monétaire sont des passages obligés à une résolution de la crise actuelle ; de même que l’application des normes internationales dans l’ensemble des pays, ce qui est loin d’être le cas, y compris au sein des pays du G20.
Au niveau européen, on assiste à la sacralisation de l’austérité que certains veulent même graver dans le marbre avec les deux traités européens qui sont déjà acceptés dans certains pays ou en passe d’être validés dans d’autres. Traduction : Cela revient à entériner le pacte budgétaire européen d’austérité, avec au cœur de ce pacte la fameuse règle d’or.
Second traité qualifié par FO de gigogne, celui sur la coopération, la stabilité et la gouvernance intimement lié au premier car pour qu’un pays ait recours au MES, il faudra qu’il accepte en contrepartie les conditions économiques et sociales imposées mais aussi avoir avalisé le traité qui instaure la règle d’or.
S’agissant du MES qui a été adopté dans une simple loi, FO avait écrit à l’ensemble des parlementaires pour leur demander de ne pas le voter.
Pour celui qui instaure l’austérité et la règle d’or, une fois n’est pas coutume, FO appellera à voter NON en cas de référendum ou à faire campagne si le choix est de le passer au Parlement réuni en congrès.
Tout ceci a pour conséquences de condamner le « modèle » social européen, d’une part et le « modèle » social français, d’autre part. Modèle social dont on est bien content qu’il serve d’amortisseur en cas de crise et qu’on veut condamner pour sortir de la crise : nos gouvernants ne sont pas à un paradoxe près !! Pour FO, suivre cette logique d’austérité et de remise en cause de nos modèles sociaux est une logique suicidaire !! Mes camarades, on ne sort pas d’une crise du capitalisme et de logique financière en faisant plus de libéralisme économique, de flexibilité et d’autoritarisme social !!

Pour revenir à la campagne électorale, fidèle à son principe et sa pratique de liberté et d’indépendance syndicale, FO n’a donné et ne donnera bien entendu aucune consigne de vote directe ou indirecte. Quelque soit le gouvernement demain, il faudra, en face, une organisation syndicale libre et indépendante. Nous ne sommes pas des directeurs de conscience. Nous ne soutenons aucun programme. Pour autant, pour FO les revendications continuent avant, pendant et après la campagne.

L’une des premières responsabilités du futur gouvernement c’est le maintien du caractère républicain de notre société. Pour cela, FO demande l’arrêt de la RGPP et revendique le maintien et la défense des services publics, car défendre les services publics, c’est défendre la République.
Le combat que nous menons contre la RGPP, même s’il nous a permis notamment de nous hisser à la première place des organisations syndicales représentatives dans la fonction publique d’Etat lors des élections d’octobre dernier, doit se poursuivre car après la fonction publique d’Etat, c’est la fonction publique territoriale qui est en ligne de mire.
Affaiblir la fonction publique, c’est affaiblir la République.
Autre pilier de la république sociale, notre régime de protection sociale doit être sauvegardé et mis à l’abri des attaques incessantes du patronat et de nos gouvernants. Il faut préserver la sécurité sociale de 1945 et, plus largement, notre système de protection sociale encensé lorsqu’il sert d’amortisseur à la crise, critiqué pour son système de financement.
S’agissant de la retraite, mes camarades, les effets de la contre-réforme de 2010 se font sentir et ce sont 15 % de liquidation de retraites en moins que l’on constate. Autant de personnes empêchées de partir à la retraite cette année.
Sur ce sujet, FO réaffirme son opposition à toute réforme systémique des retraites par comptes notionnels ou régimes par points qui remettent en cause le régime général et les pensions, donc de statut. FO rappelle haut et fort que seule la retraite par répartition garantit la solidarité et des droits entre salariés de plusieurs générations. Réduire la durée de cotisation nécessaire à une retraite à taux plein, revenir au départ à taux plein à 60 ans, prendre réellement en compte la pénibilité notamment, figurent parmi nos revendications.

Mes chers camarades, pour FO, quel que soit le gouvernement qui sortira des urnes, nos revendications sont incontournables. Tout gouvernement qui les ignorerait serait bien mal inspiré !
Les travailleurs ne sont pas responsables du chômage, de la précarité du travail, des carrières professionnelles hachées et de la répartition des richesses au bénéfice du capital.

FO est déterminée à pousser bien haut les revendications en matière de salaire, première des revendications, d’emploi, de protection sociale collective, de services publics républicains.
De la même manière, nous nous opposerons à toute remise en cause du droit de grève qui fait l’objet d’attaques récurrentes et de la liberté syndicale, ce qui revient au dossier de la représentativité syndicale et à cette loi liberticide de 2008 que nous continuons et continuerons, avec les moyens disponibles, de combattre.
Une première victoire est à noter à notre actif , celle du vote du Bureau International du Travail sur notre plainte relative à la loi du 20 aout 2008. Pour mémoire nous avions contesté l’atteinte à la liberté de désignation du délégué syndical. Sur cet aspect, dans ses conclusions le Comité de la liberté syndicale « invite le gouvernement à examiner avec les interlocuteurs sociaux la possibilité de réviser la loi ». C’est pour FO une victoire et nous continuerons de maintenir la pression sur le sujet avec le nouveau gouvernement quel qu’il soit.

Aujourd’hui nous sommes nous aussi, organisation syndicale, en campagne électorale permanente, tous les jours des élections ont lieu dans les entreprises, les établissements, bientôt aura lieu le recueil des résultats pour le calcul de la représentativité, il a lieu mes camarades à voter et faire voter pour les listes FO à l’occasion de chaque élection.
Bientôt auront lieu aussi en décembre 2012, les élections dans les TPE, il n’y a pas de « Très Petites Elections » mes camarades et là aussi il nous faut tous nous mobiliser pour gagner ces élections qui sont sur sigle, que nous n’avons pourtant pas demandé, et en faire une démonstration de notre détermination.

Le 1er mai, mes camarades, n’est pas un symbole émoussé et, je le rappelle, ce n’est pas la fête du travail initiée par le Maréchal Pétain, mais bien un jour de solidarité internationale et de revendications sociales.
C’est l’occasion aussi en ce jour de solidarité internationale de rappeler qu’en ces temps difficiles, il faut continuer à contester avec détermination, la xénophobie, le racisme et l’antisémitisme qui se développent sur le terreau de la misère.
De rappeler aussi le strict respect du principe de laïcité, laïcité qui en ces périodes électorales fait l’objet de nombreux débats. 

Profondément attachés aux valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité et de laïcité, nous le sommes plus que jamais. La laïcité c’est le respect de la liberté de conscience. La laïcité appelle aussi à une stricte égalité de traitement entre les croyants, les athées et les agnostiques, c’est aussi la séparation de l’église, quelle qu’elle soit, et de l’Etat.
Quand on est militant ou adhérent FORCE OUVRIERE – et ce qui étonne toujours à l’extérieur – on peut être individuellement socialiste, UMP, trotskiste, anarchiste, modem, anarcho-syndicaliste ou rien du tout.
On peut être catholique, musulman, bouddhiste, athée ou mécréant. Mais dans le syndicat, on est d’abord et exclusivement ensemble pour défendre et représenter les intérêts des salariés. FORCE OUVRIERE, un syndicat, rien qu’un syndicat ; un syndicat pas un parti, c’est cela notre rôle, c’est cela notre ambition.
Pour en revenir à la période que nous vivons à savoir la veille des résultats des élections présidentielles, quel que soit le gouvernement qui sera en place, une chose est sûre, mes camarades, les travailleurs de ce pays ne pourront compter que sur leurs propres forces et leur propre mobilisation. 

Et pour cela, ils auront besoin aujourd’hui comme hier, d’une organisation indépendante, libre, confiante et déterminée. La nôtre, FORCE OUVRIERE.
Les revendications restent et sont la colonne vertébrale du syndicalisme, elles sont le moteur de l’histoire c’est pourquoi, en ce 1er mai 2012, la confédération FO appelle tous les salariés, du privé comme du public, à la rejoindre, à se mobiliser, à constituer leurs syndicats.

Alors, mes camarades, soyons prêts et soyons déterminés. Refusons toute austérité d’où qu’elle vienne et préparons-nous à prendre toutes les initiatives qui seraient indispensables pour garantir les droits des travailleurs.

Vive le syndicalisme libre ! Vive la solidarité internationale des salariés et des peuples. Vive le 1er mai de revendications et de solidarité internationale !
Vive la classe ouvrière et la résistance sociale ouvrière. Vive Force Ouvrière dans la Vienne. Vive la faculté d'indignation. Vive la République. Vive la Sociale.

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