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« Nous femmes, nous voulons être ce que nous sommes, et ne point être ce qu'on nous fait. » 8 mars 2012 : Journée de la femme !

Si cette pensée de la féministe Maria Deraismes date de 1869, elle donne le ton de notre journée de la femme 2012.

Publiée le 06/03/2012

La précarité des femmes est une réalité. 70% des personnes vivant sous le seuil de pauvreté sont des femmes. Et cette précarité prend plusieurs formes: travailleuses pauvres, femmes battues, mamans seules…
Sans compter les femmes qui cumulent plusieurs sources de précarité, loin d’être exceptionnelles : femme, jeune, mère célibataire.

Cette précarité c’est souvent une précarité d’emploi : chômage, précarisation croissante de l’emploi…
Pour FO la question centrale désormais incontournable est celle du temps partiel contraint, fléau du travail féminin. 

Depuis 2007, Force Ouvrière souhaite l'ouverture d'une négociation nationale interprofessionnelle consacrée à l'égalité professionnelle, qui traite aussi et surtout de celle du temps partiel.
Ce dernier est pour nous un levier très important pour l'égalité professionnelle, mais plus largement pour tout salarié.
L'investissement de Force ouvrière dans le domaine du temps partiel s'articule autour de deux priorités
- résorption du temps partiel contraint et
- amélioration des droits et garanties des salariés. 

À cet égard, la loi du 20 août 2008 portant rénovation de la démocratie sociale et réforme du temps de travail a marqué un véritable recul au regard de la flexibilité.
Dans certains secteurs professionnels, comme la grande distribution, le temps partiel est devenu la norme d'embauche (grande distribution, hôtellerie-restauration et des aides à la personne…) 

Force est de constater que le contexte actuel vise à accentuer les inégalités. Pour autant, les femmes ne doivent pas être celles sur lesquelles reposent davantage les conséquences de la crise économique.
Ainsi, le temps partiel est synonyme de précarité, mais aussi de flexibilité. Les salariés à temps partiel subi aimeraient effectivement travailler plus pour gagner plus !

Si la situation n'évolue pas, dans quinze ou vingt ans, de nombreuses femmes seront confrontées à de très grandes difficultés au moment de leur retraite. Elles subiront de plein fouet les conséquences du temps partiel – qu'elles peuvent avoir choisi pour élever leurs enfants – mais aussi de leur divorce – sachant que le nombre de séparations augmente.

La crise ne doit pas justifier les inégalités entre les hommes et les femmes, FORCE OUVRIERE continuera à revendiquer l'ouverture des négociations sur le temps partiel afin de permettre à chaque salarié de vivre décemment de leur travail, de se loger, de se nourrir, de se former et de retrouver leur dignité.

« A TRAVAIL EGAL, SALAIRE EGAL » demeure une revendication prioritaire pour FO.

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