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Allez voir le film LOUISE WIMMER

Publiée le 31/01/2012

Après le sommet tenu à l’Élysée avec les interlocuteurs sociaux (patronat et confédérations syndicales) le 18 janvier dernier, le président de la République est intervenu dimanche soir, 29 janvier, sur plusieurs chaînes télévisées pour annoncer une série de mesures destinées à faire face à la crise.

Dans ce numéro, Jean-Claude Mailly, dans son éditorial, réagit, comme il l’a fait publiquement dans plusieurs interviews, aux annonces faites, dont le moins que l’on puisse dire est qu’outre leur caractère contestable pour certaines, elles sont loin de laisser à penser qu’ainsi on viendra à bout de la crise. À ne pas vouloir mettre en cause le système capitaliste lui-même… on ne résoudra pas ce qui est à l’origine de la situation actuelle : l’augmentation sans fin des inégalités qui plonge de plus en plus de populations dans la précarité.

L’une des précarités et difficultés auxquelles sont confrontés de plus en plus de salariés est celle du logement. Tant des jeunes pour qui l’accès à un emploi est trop souvent contrarié par l’impossibilité de se loger que de salariés plus âgés, en activité ou au chômage, pour lesquels le coût du loyer ampute dramatiquement le budget.

À cela s’ajoute la situation des mal-logés, voire des non-logés, ou sans domicile fixe.

Dimanche soir donc, l’une des annonces qui se voulaient importantes concernait la politique du logement. Ainsi, le président de la République a fait part de sa décision d’augmenter de 30% la capacité de construire sur les terrains dédiés au logement. C’est ce que l’on appelle le COS, ou coefficient d’occupation des sols. Il est difficile de mesurer l’impact d’une telle disposition, le tout n’étant pas d’autoriser le rehaussement de tel ou tel projet architectural, mais de mettre les moyens nécessaires à l’accès au logement, notamment au logement social. D’ailleurs le Code de l’urbanisme prévoit déjà que le COS soit augmenté de 50% en matière de logement social! Quel en a été l’effet?

S’il était besoin de vous convaincre de l’urgence et de l’importance d’une véritable politique publique de logement social – cela demande bien sûr de se doter des budgets nécessaires par une véritable réforme fiscale permettant de redistribuer justement les richesses –, dépêchez-vous d’aller voir le film Louise Wimmer, qui raconte l’histoire d’une femme brutalement confrontée à la précarité, précarité d’un emploi mal rémunéré, et qui n’a plus que sa voiture pour logement, jusqu’au moment où...

Article de Yves Veyrier, Secrétaire confédéral, paru dans FO Hebdo n°3016

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