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Service Public : le bien commun de tous les citoyens

JC Mailly visite les régions et fait le même constat partout

Publiée le 22/09/2011

Comme nous l’avions annoncé dès l’adoption des nouvelles dispositions en matière de représentativité, l’une des conséquences serait que les syndicats allaient devoir se transformer en machines électorales. Chaque jour des élections vont avoir lieu dans le privé et des élections nationales ont lieu le 20 octobre prochain dans la fonction publique d’État et la fonction publique hospitalière.

Ces élections se gagnent avant tout sur le terrain, au travers de l’action continuelle des militants et adhérents. S’agissant des élections dans la fonction publique, c’est aussi l’occasion d’expliquer les ravages de la RGPP et de la loi HPST, que nous ne découvrons pas à l’occasion de ces élections puisque nous les condamnons depuis leur mise en œuvre.

Nous venons d’ailleurs de compléter notre livre noir de la RGPP, accessible sur le site internet de la Confédération. Et je mesure, à travers les déplacements, les conséquences des mesures de restriction des dépenses publiques et sociales. Dans les hôpitaux, les personnels sont à bout. Trop souvent on ne raisonne plus en fonction de la qualité des soins, mais par rapport à des normes de sécurité minimales à respecter. Les tensions et insuffisances en matière d’effectifs conduisent à des fermetures de sites alors que les besoins existent. Des infirmières de nuit sont amenées – bien que ce soit interdit – à faire des prescriptions de médicaments par téléphone. Les soignants déplorent l’impossibilité, faute de temps, de discuter avec les malades.

Nous pourrions multiplier les exemples. Seule leur conscience professionnelle, sur laquelle les pouvoirs publics s’appuient, évite ou limite les pépins. L’hôpital public est en danger. Les patients en ont conscience. Partout les mêmes objections sont formulées.

Les modalités de financement des hôpitaux doivent être revues d’urgence, les agents doivent être mieux respectés, les intérêts des patients mieux pris en compte. À Tours, Caen, Nantes, Chaumont ou Niort, ce sont les mêmes colères ou angoisses que l’on rencontre. À Vertou, près de Nantes, c’est contre la fermeture d’un collège que nos militants, avec l’appui de la population, se battent. Aucun service public n’échappe à l’austérité. C’est la même chose dans les commissariats de police où les conditions se dégradent également.

Si l’on est attaché à la République et à ses principes de liberté, d’égalité et de fraternité, c’est tous ensemble que nous devons défendre le service public qui est le bien commun de tous les citoyens.

Dans les Deux-Sèvres, j’ai pu également apporter le soutien de la Confédération à des salariés qui se battent contre l’arbitraire et le cynisme d’une entreprise, Intermarché, pour qui les marchandises valent plus que les hommes et femmes qui les transportent. Interdit d’accès dans les locaux de la base logistique de Gournay, j’ai discuté avec les salariés devant l’entreprise où tous les problèmes se cumulent: dégradation des conditions de travail, pression sur les salariés, menaces de licenciement.

La rupture doit être autre chose qu’un slogan. Se battre contre l’austérité sous toutes ses formes, c’est exiger un autre modèle, un autre système.

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