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L’AUTISME DES GOUVERNANTS, L’AVEUGLEMENT DES MARCHÉS

Combattons l'austérité, revendiquons l'augmentation des salaires !

Publiée le 04/07/2011

Plus la déréglementation s’est installée, plus les intervenants sur les marchés financiers sont devenus schizophrènes.

D’un côté, ils plaident pour la liberté totale de circulation des capitaux afin de pouvoir gagner le plus possible en développant la spéculation.
De l’autre, ils voudraient en même temps être assurés de ne pas perdre en demandant la garantie des États. Et dans le même temps, ils refusent l’instauration de contrôles et de règles.

Par ailleurs, si l'on prend le cas de la Grèce, il faut se souvenir que les comptes publics avaient  été maquillés avec la complicité d'une des plus grandes banques mondiales (Goldman Sachs, dont l'ancien vice président devient le gouverneur de la banque centrale européenne !).

Dans le même temps, l’Union européenne, le FMI et la BCE prêtent à la Grèce en exigeant des mesures drastiques d’austérité, qui font payer aux travailleurs et à la population tous les errements et inepties du capitalisme financier.

Il est loin le temps où un État pouvait emprunter à taux zéro à la Banque centrale. Aujourd’hui les États passent par les marchés financiers, ce qui signifie qu’ils se sont mis sous leur coupe.

C’est pour toutes ces raisons qu’il est plus que temps de rétablir à tous les niveaux (international, européen et national) des règles strictes, tant sur le plan monétaire que financier, et d’exiger le respect et le contrôle des normes internationales du travail.

C’est aussi pourquoi il est important que, partout, l’austérité soit refusée et combattue, et que partout les travailleurs et leurs organisations revendiquent des augmentations de salaires, la préservation de leurs droits sociaux, la garantie de l’existence des services publics.

Ce qu’au congrès confédéral, pour la France, nous avons rappelé en défendant la république sociale. De la détermination des travailleurs, de notre détermination dépendra inéluctablement la suite des événements, en France comme ailleurs.

Je suis persuadé que l’Europe sera contrainte, d’une manière ou d’une autre, de prendre des dispositions pour «sauver» la Grèce. Mais cela ne peut et ne doit pas se faire sur le dos des populations.

Avant le déclenchement de la crise en 2007, nous avions été de ceux qui avaient tiré la sonnette d’alarme. Nous le faisons encore aujourd’hui. C’est vrai en France comme en Europe et ailleurs, et notamment aux États-Unis, au Royaume-Uni et au Japon, où la situation économique, financière et sociale est encore plus tendue qu’en Europe.

Face à l’anesthésie et à l’autisme des gouvernants, face à l’aveuglement des marchés, le bon sens ne peut venir que des travailleurs, de leurs revendications et de leur détermination.

Alors plus que jamais, résistons et revendiquons.

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