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2011 : Rebond ou Plongeon ?

Publiée le 16/12/2010

2011 : année de la sortie réelle de la crise ou risque avéré de plongeon de nos économies ?

La question peut paraître saugrenue à certains tant les éternels optimistes et autres adeptes de la
méthode "coué" ressassent que nous sommes sortis d’affaire, que la croissance est repartie, que le niveau des créations d’emplois se relève, que la confiance est là, etc. Bref, comme dit la chanson : "tout va très bien madame la marquise" !

Et pourtant, les mesures de réduction des déficits budgétaires, plus communément appelées plans
d’austérité, interrogent bon nombre d’économistes et de politiques : n’est-ce pas contreproductif ? N’y at- il pas un réel danger de tuer dans l’oeuf toute reprise ? Ne faut-il pas plutôt réinjecter de l’aide publique ?

S’interroger ainsi impose également de poser la question de la réglementation internationale des
échanges et par dessus tout des flux financiers, de concevoir une réelle réglementation et un
encadrement de la sphère financière, spéculation en tête.
Depuis maintenant plus de deux ans qu’a éclaté la crise, tout cela aurait dû déjà trouver des solutions. De sommets internationaux en colloques, de G20 en réunions des grands argentiers : rien ne s’est concrétisé et le récent G20 de Séoul l’a une fois de plus démontré.

Ce sont, au contraire, les marchés financiers qui continuent à faire la pluie et le beau temps en spéculant sur la dette des pays. La Grèce et l’Irlande récemment l’ont connu à leurs dépens. Le Portugal, l’Espagne, l’Italie sont sur la sellette. Les monnaies sont touchées et la zone euro de plus en plus fragilisée.

Cette spéculation déstabilisante pour les économies des pays concernés devrait inciter les gouvernements à s’attaquer aux causes de la crise, plutôt qu’à plier devant le chantage des marchés.
Personne n’est dupe, les plans d’austérité mis en place dans les différents pays européens, et la France n’y échappe pas, n’ont pas d’autre but que de répondre à ce chantage.

D’ailleurs, l’examen de leur contenu montre qu’ils ne s’attaquent pas au secteur financier en les taxant, par exemple, pour leur faire payer leur dérive, mais qu’ils visent à réduire l’ensemble des dépenses sociales et des services publics. Le dernier cas en date, celui de l’Irlande, est ainsi révélateur : c’est la Commission Européenne qui impose ces contreparties antisociales, au premier rang desquelles nous trouvons la baisse du salaire minimum.

En cette fin 2010, il faut bien constater que nous sommes plus que jamais dans une phase d’incertitudes économique et sociale propice à tous les débordements.
S’ajoute à cela, le fait que l’absence de volonté politique à gérer efficacement et justement cette crise a des conséquences négatives sur la démocratie. La percée des extrêmes dans toutes les récentes élections politiques en Europe est là pour le rappeler.

Ne pas écouter le peuple qui crie sa soif de justice sociale et d’une meilleure répartition des richesses dans tous les pays européens est aussi un déni de démocratie.

En France, la politique d’austérité a été confirmée et aggravée par l’ex-nouveau Premier Ministre,
François Fillon, dans son discours de politique générale. La Révision Générale des Politiques Publiques est accentuée et l’année 2011 sera consacrée à l’examen du financement de l’ensemble de la protection sociale ; la question de la dépendance pouvant servir de test pour glisser un peu plus vers l’assurance privée.

De cela, nous y reviendrons dès le début 2011.

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